6/20/2009

Les vertus du thé vert (3)

Posologie et recommandations :

  • 1 tasse par jour pour une action stimulante ;
  • 3 tasse par jour pour avoir les bienfaits.

Mais cette posologie peut aller jusqu’à 10 tasses selon les cas. Pour bien préparer votre thé il est recommandé de ne pas verser dessus une eau bouillante ce qui ôterait certaines qualités du thé.

Le thé peut être aussi utilisé en usage externe par exemple un sachet de thé vert peut être, une fois refroidi, appliqué sur les yeux pour les reposer ou atténuer les cernes. Il peut aussi être appliqué sur un zona ou un herpès et on peut l’utiliser dans l’eau de son bain pour bénéficier des ses actions relaxantes.

Les contres indications :

  • constipations ;
  • grossesse ;
  • allaitement ;
  • insomnie ;
  • ulcère ;
  • en cas d’anémie car le thé s’oppose à la assimilation correct du fer dans l’organisme et il est donc fortement déconseillé de boire du thé lors des repas ;
  • incompatible avec le ginseng car le thé neutralise tous les effets tonifiants de celui-ci ;
  • incompatible avec différents médicaments car il s’oppose avec efficacité à certaines substances médicamenteuses ; Un excès de thé peut provoquer selon les personnes sensible à la théine ;
  • palpitation cardiaque ;
  • céphalée ;
  • acouphène ;
  • vision trouble.

Pour déthéiner le thé rien de plus facile, il faut tout simplement jeter la première infusion après 1 à 2 minutes puis refaire infuser à nouveau avec une nouvelle eau, la théine se diffuse très rapidement dans l’eau lors des toutes premières secondes de l’infusion.

Le thé vert peut être aussi utiliser dans certaines recettes de cuisine comme le gâteau au thé vert ou la gelée au thé vert.

La recette du gâteau au thé vert (ou n’importe quel thé) pour 6 personnes :

200 gr de farine ; 3 c à soupe de feuilles de thé ; 175 gr de sucre en poudre ; 15 cl de lait ; 10 cl d’huile de votre choix ; 1 sachet de levure chimique et 1 noix de beurre pour le moule.

Préchauffer le four à 200 °C et beurrer un moule à manquer. Faire bouillir le lait puis ajouter les feuilles de thé, mélanger, retirer du feu et laisser infuser 10 min avant d’ôter une partie des feuilles car il faut en tout de même quelques unes pour ajouter à la préparation du gâteau. Dans un saladier, fouetter les œufs avec le sucre, ajouter le lait tiède et les feuilles de thé mises de coté ainsi que l’huile tout en remuant. Incorporer ensuite la farine et la levure. Verser cette pâte dan le moule à manquer beurre et mettre à cuire environ 40 min. Laisser refroidir le gâteau 10 min avant de le démouler.

La recette de la gelée au thé vert pour 6 personnes :

4 feuilles de gélatines ; 100 gr de sucre ; 5 gr de thé vert en poudre (macha) ; 1 blanc d’œuf ; 2 c à soupe de jus de citron ; 300 ml d’eau et 200 gr de crème fouettée.

Faire fondre la gélatine selon les instructions de l’emballage ; faire chauffer l’eau et y ajouter le sucre et la poudre de thé vert. Laisser réduire le tout jusqu’à épaississement du mélange et le passer au chinois. Ajouter ensuite le jus de citron et verser la préparation dans un moule rectangulaire. Battre le blanc en neige et y intégrer la crème fouettée. Verser cette nouvelle préparation dans le moule rectangulaire. Placer le moule au réfrigérateur durant 12 heures. Au moment de servir , couper la gelée au thé vert en tranches et servir aussitôt

Source: ctendance.com

Les vertus du thé vert (2)

Le thé vert est consommé en infusion et pour pouvoir ressentir ses bienfaits il faut en consommer entre 1 à 3 tasses par jour et son effet stimulant se fait ressentir dès la première tasse. Cette action sur la fatigue s’exerce au niveau des centres nerveux en favorisant l’activité psychique. Ce coté stimulant de la théine dure bien plus longtemps que la caféine. Mais l’atout majeur du thé vert est ses puissantes vertus anti-oxydante grâce à la présence de polyphenols et de flavonoïdes qui permettent de lutter efficacement contre les radicaux libres qui sont les principaux responsables de notre vieillissement, des différents maladies cardio-vasculaires et du cancer. Cette richesse en anti-oxydant est supérieure à la plupart des légumes et des fruits reconnus comme étant riche en anti-oxydant, par exemple deux tasses de thé vert équivalent en anti-oxydant à 7 verres de jus d’orange frais. Sa capacité à lutter contre les radicaux libres serait même 4 fois supérieure aux non moins célèbres vitamine C et vitamine E.

Après avoir bu une tasse de thé vert notre organisme bénéficie de son action anti-oxydant durant environ 3 heures. Il diminue les différents risques de maladies cardio-vasculaires, diminue les risques d’accidents vasculaire cérébraux, réduit le cholestérol, stimule et régularise les battements du cœur, diminue les risques de thromboses.

Différentes études épidémiologiques ont aussi permis de mettre en évidence son rôle non moins négligeable dans la prévention des cancers en stimulant le système immunitaire. Mais il est aussi efficace dans le traitement des cancers en stimulant et en protégeant le système immunitaire des effets secondaires du traitement par chimiothérapie ou radiothérapie.

Son action contre le cancer agirait au niveau de la prolifération des cellules cancéreuses en empêchant l’angiogénèse qui est la formation de nouveaux vaisseaux sanguins autour des tumeurs cancéreuses.

Grâce à sa stimulation sur le système immunitaire, il pourrait aussi être utile contre toutes sortes de maladies infectieuses. Le thé vert possèderait aussi des propriétés amaigrissantes mais plus faible que l’on veut le faire croire et ce n’est pas sa principale vertu de toute façon.

Le thé contient aussi beaucoup de fluor et peut donc être utile contre la prévention des caries en protégeant l’émail des dents et aurait une action préventive contre la parodontite (maladie des gencives qui provoque le déchaussement des dents). Le thé vert par toutes ses vertus fait parti depuis plusieurs siècles de l’arsenal thérapeutique de la médecine traditionnelle chinoise.

Les vertus du thé vert sont donc les suivantes :

  • augmentation de la vigilance ;
  • stimulation de l’intellect ;
  • action vasodilatatrice ;
  • action diurétique ;
  • action anti-infectieuse ;
  • action contre la diarrhée ;
  • réduction des méfaits du tabac ;
  • prévention de la carie dentaire et de la parodontite ;
  • action amaigrissante ;
  • stimulation du système immunitaire ;
  • action préventive contre le cancer ;
  • prévention des maladies cardio-vasculaires ;
  • céphalée ;
  • vieillissement

Source: ctendance.com

Les vertus du thé vert (1)

L’histoire du thé commence en Chine et non pas en Inde comme beaucoup le croit, il y a environ 4500 ans. De nombreuses histoires et légendes existent autour de sa découverte, la plus connue provient de Chine.

Elle raconte que l’empereur Shen Nung assoupi au pied d’un arbre « le camélia sinensis » découvrit à son réveil que des feuilles de l’arbre étaient tombées dans son récipient d’eau chaude. Il goûta alors à cette infusion au parfum agréable et la trouva merveilleuse, ainsi naquit le thé en Chine. De nos jours, le thé est la première boisson consommée au monde après l’eau. Il se boit chaque jour environ 15000 tasses de thé à chaque seconde. Ses bienfaits sur la santé, reconnus depuis bien longtemps par la médecine traditionnelle chinoise, ont été mis en évidence par différentes études scientifiques.

Le « camélia sinensis » est à l’origine de tous les thés, entre les thés verts, les thés noirs, les semi-fermentés, les blancs, les fumés, les parfumés, il en existe environ 3000 variétés à travers le monde. Les 3 principaux producteurs et exportateurs de thé sont l‘Inde, la Chine et le Sri-Lanka. Le thé quel qu’il soit est beaucoup plus sain pour la santé que le café et apporte à l’organisme une multitudes de bienfaits. Mais de tous les thés c’est le thé vert qui est le plus réputé et qui possède le plus grand nombre de propriétés car celui-ci contrairement aux thés fermentés, semi-fermentés, fumés, n’a subit aucune transformation et garde donc ainsi toutes ses vertus.

La composition pour 100 gr de thé vert est :
vitamine C 300 mg
vitamine E 100 mg
vitamine B 11 mg
provitamine A 15 mg
poly phénols 35 %
chlorophylle 1 %
théine (caféine) 3 %


Le tai-chi réduit les douleurs dues à l’arthrite

Le tai-chi a des effets bénéfiques sur les personnes souffrant d’arthrite, selon une étude de chercheurs de l’institut George pour la santé internationale, basé en Australie, publiée dans le numéro de juin de Arthritis Care & Research.

La pratique de cet art martial chinois antique réduit la douleur et améliore les fonctions physiques, la tension et la qualité de vie des personnes souffrant de troubles musculo-squelettiques qui accompagnent souvent l’arthrite.

Les chercheurs ont analysé sept essais cliniques à répartition aléatoire et contrôlés utilisant le tai-chi comme intervention principale pour des patients souffrant de troubles musculo-squelettiques. Ils ont découvert que la pratique du tai-chi améliorait la façon dont les patients faisaient face à la douleur et au handicap.

Le tai-chi, qui est régulièrement pratiqué en Chine pour une bonne santé générale, a également permis de réduire les inflammations, et les patients ont indiqué des bienfaits allant d’une baisse de pression artérielle à une réduction de la douleur, souligne l’étude.

Le tai-chi ne nécessitant aucun équipement particulier, et pouvant être pratiqué seul ou en groupe, les chercheurs sont optimistes quant à la pratique des patients qui réduiraient ainsi leurs douleurs.

"Le fait que le tai-chi soit bon marché, pratique et amusant et apporte d’autres bienfaits psychologiques et sociaux soutient l’utilisation de ce type d’intervention pour des douleurs telles que l’arthrite", souligne l’étude.

En se basant sur leurs recherches, les scientifiques espèrent des bienfaits similaires chez les personnes souffrant de problèmes chroniques de dos.

Des études précédentes ont montré que le tai-chi pouvait améliorer l’équilibre des personnes ayant subi une attaque cardiaque, et qu’il avait également des effets bénéfiques chez les personnes souffrant de maladies chroniques telles que la sclérose en plaques.


Source: ctendance.com

3/28/2009

Les Effets de la Partique Régulière du Qigong

EQUILIBRE; SERENITE; VACUITE; CONCENTRATION...


Le premier d'entre eux, assez facilement constaté, est l'équilibre tant physique que psychique qui constitue le principe essentiel de la majorité des écoles de « Qigong ». Cet équilibre est fondé sur une harmonisation entre le haut et le bas, la gauche et la droite, l'arrière et l'avant, le dehors et le dedans, le subtil et le grossier. Il s'agit, au départ, d'un équilibre corporel qui se rattache à un équilibre respiratoire puis à un équilibre énergétique. Ce dernier facilite l'équilibre psychique puisqu'il tend à restreindre les contraintes liées à l'environnement direct ou indirect en les assimilant à un processus naturel. Il s'agit, en réalité, d'un processus de régularisation entre la chaleur et le froid, le mouvement et l'immobilité, la dispersion et la concentration, la plénitude et la vacuité.

Le corps ne subit plus les contraintes extérieures et les variations climatiques mais les intègre en les corrigeant. Des phénomènes simples comme la sensation de froid, de soif, de faim, de fatigue, de colère prennent une importance moindre et, de ce simple fait, perturbent moins l'esprit. Ce serait donc une sorte, ou une espèce, de sport intelligent et qui s'adapte au pratiquant. Et sur lequel le pratiquant peut agir ou au sein duquel il peut intervenir en toute conscience. Il est donc inutile de se bourrer de drogues pour parvenir à un résultat. Et les pratiquants sont sur le terrain et non dans les gradins. Les dérives sportives ne nous concernent donc que peu. Nombreux sont celles et ceux qui commencent la pratique du « Qigong » quand les entraîneurs sportifs ont déjà pris leur retraite.

Le second d'entre eux, un peu plus long à obtenir, est la sérénité.
Celle-ci est en effet la simple conséquence de l'équilibre. Il ne s'agit en aucun cas d'une sorte d'endormissement de la conscience liée à une immobilité corporelle et intellectuelle mais, au contraire, en un mouvement contrôlé et incessant qui constitue un moyen d'accès à la compréhension des phénomènes internes et externes. Cette sérénité passe donc tant par le contrôle du souffle que du mouvement corporel. Elle permet, notamment, d'économiser l'énergie vitale (Qi) en la faisant circuler à meilleur escient.

Le troisième est la vacuité ou disponibilité.
Elle permet tout simplement la suppression des tensions ce qui permet la disponibilité tant corporelle que psychique. Les phénomènes internes liés au fonctionnement physiologique ou externes liés aux circonstances rencontrées ne sont plus perçus comme des gènes ou des contraintes mais au contraire comme des points d'appui à la progression personnelle. Cette vacuité naturelle permet donc d'agir avec moins de restrictions liées aux habitudes. Cela permet, en outre, de dépasser certains blocages physiques, énergétiques ou psychologiques ainsi qu'une utilisation plus rationnelle de l‘énergie puisqu'elle permet d'agir avec un minimum d'effort pour néanmoins obtenir un résultat. Cette vacuité, ou disponibilité naturelle, est l'un des fondements de l'harmonisation du pratiquant avec les circonstances, donc avec la nature. Pour pratiquer nul besoin de stades ou d'installations coûteuses et polluantes ni, en fait, de se déguiser pour être reconnus.

Le quatrième est la capacité d'unifier ou concentration.
Le mouvement, l'énergie, la pensée se réunissent sans qu'il y ait à effectuer d'effort et, ainsi, les choses clarifiées semblent et sont plus faciles. Le résultat obtenu grâce à la disponibilité est utilisé de manière plus rationnelle et perdure. Cette unification permet la constance ainsi que la reproduction des états énergétiques et psychiques recherchés au cours de la pratique.

Ces quatre étapes correspondent aux divers stades d'évolution de la pratique psychico-corporelle du « Qigong » : la mobilisation ou préservation de l'énergie, l'accueil ou l'accroissement de l'énergie, la conduite ou direction de l'énergie, le contrôle ou manifestation de l'énergie. Il demeure à utiliser celle-ci avec de multiples possibilités...l'entretien de la santé, le traitement d'affections courantes, l'expression artistique, les relations personnelles, familiales, professionnelles. Le but, comme dans le tir à l'arc est d'atteindre un résultat sans pour autant que celui-ci ne devienne l'unique préoccupation de la pratique. Cette efficacité est la conséquence du travail accompli mais pas sa motivation essentielle.

Ces effets bénéfiques de la pratique du « Qigong » ainsi que ces quatre étapes sont parfois considérées comme le but ultime du « Qigong », ce qui est déjà louable puisque de nombreuses méthodes ne recherchent plus qu'un simple bien être physique par le biais d'une gymnastique douce fut-elle orientale.
Ce ne sont que des moyens pour parvenir à « autre chose » . Cette « autre chose », comme le nomment les Maîtres du Tao, demeure la réalisation de l'individu inclus dans son environnement spacio-temporel ainsi que le dépassement de celui-ci.
Si la pratique se limite à l'espace et au temps, à l'ici et au maintenant, les réalisations de la pratique dépassent amplement ce cadre restreint. Il est donc toujours préférable de différencier l'étude de la pratique, la pratique et les réalisations de la pratique. Ces dernières ne sont pas liées à des phénomènes ponctuels ou limités mais envisagent l'étendue des possibilités humaines dans le passé dans le présent et dans l'avenir.

Conscience, vie, mouvement, énergie et matière ne font plus qu'un dans l'illumination atteinte par le pratiquant, ce que précise, une fois encore, le Huainan Zi : « Il sait sans apprendre, réalise sans faire, voit sans regarder et fait régner l'ordre naturel (conforme à l'unité de la nature) sans gouverner. Il embrasse la vertu, réalise la fusion harmonieuse des souffles et des esprits, poursuivant avec docilité et facilité la Voie Céleste de l'harmonie universelle. Cela fait que la vision remonte au delà du passé et que le regard s'étend plus loin que l'avenir avec une grande aisance. Tout ce qui, chez un homme ordinaire, demanderait un effort exceptionnel est fait simplement et naturellement. »

Les bienfaits du Qi Gong


Balancer le Yin et le Yang (équilibrer l'énergie interne)

La pratique régulière du Qi Gong a pour effets d'accroître l'énergie vitale (Qi) et de la faire circuler harmonieusement dans tout le corps. Voici quelques uns de ces bienfaits:

  • Renfore la constitution physique
  • Combat la maladie
  • Tonifie les fonctions respiratoires
  • Fortifie le cœur
  • Prolonge la longévité
  • Stimule l'énergie sexuelle
  • Augmente la fertilité
  • Améliore la circulation sanguine
  • Aide à cesser de fumer
  • Régularise le système digestif et aide à corriger un problème de poids
  • Stimule et renforce le système immunitaire
  • Corrige les émotions
  • Contrôle le stress
  • Apaise les sens
  • Diminue la perte de cheveux
  • Augmente l'accuité visuelle
  • Règle les problèmes de basses et de hautes pressions
  • Corrige les problèmes de peau
  • Aide à diminuer l'arthrite et le rhumatisme
  • Améliore la concentration
  • Et sûrement, bien plus encore


Source: shaolinquebec.com

2/17/2009

LEXIQUE DU QIGONG



arbre : position d'embrasser l'arbre ; posture de méditation debout ; voir zhanzhuang.
baduanjin : 8 pièces de brocard ; un qigong célèbre, composé de 8 mouvements.
baihui : réunion des 100 ; point de réunion des énergies Yang, situé au sommet de la tête; en relation avec le haut, avec le ciel.
cavalier : position du cavalier ; posture de méditation debout ; voir zhanzhuang.
dantian : champ de cinabre ; centre d'énergie. Le dantian inférieur se situe au niveau du centre de gravité du corps, au centre de l'abdomen, il stocke le jing ; le dantian médian se situe au centre de la poitrine, il stocke le qi ; le dantian supérieur se situe au niveau de la tête, il stocke le shen. Lorsqu'on dit « le dantian » sans spécifier lequel, on parle du dantian inférieur. Il existe des variantes à ces localisations.
daimai : méridien ceinture ; fait le tour de la taille.
dazhoutian : grande circulation céleste, grande orbite. Par la concentration on fait circuler le qi dans les 12 méridiens du corps.
dazhui : la grande vertèbre ; première vertèbre dorsale, en haut du dos, avant la nuque, qui saille un peu.
dumai : vaisseau gouverneur ; méridien situé sur la ligne médiane de la face postérieure du corps ; le méridien des énergies yang du corps.
foyer : voir triple réchauffeur.
cinabre : voir jing.
gueule du tigre : espace formé par le pouce et l'index ; la gueule du tigre est ouverte ou fermée, suivant que la main est ouverte ou forme un poing.
houtianqi : qi postnatal, obtenu à partir de la conversion des aliments et de l'air.
huiyin : réunion des yin ; point situé au périnée. Point de réunion des énergies yin ; en relation avec le bas, avec la terre.
jing : (cinabre) énergie vitale, énergie de base, fondamentale, tonus ; stockée au dantian inférieur.
ke : voir wuxing.
laogong : palais du travail ; point situé au creux de la paume ; une des portes d'échange d'énergie avec l'extérieur.
mingmen : porte du destin ; point situé au creux des lombaires, à peu près dans l'axe du nombril.
méridiens : canaux subtils du corps par lesquels circule l'énergie. Il existe le système des 12 méridiens et le système des 8 méridiens, aussi appelés les 8 vaisseaux curieux ou merveilleux.
neigong : pratique de l'alchimie interne ; travail interne du qi.
orbite : voir xiaozhoutian et dazhoutian.
qi : sens large : énergie, souffle. Sens étroit : énergie de transformation, stockée au dantian moyen. Forme métamorphosée du jing.
qigong : maîtrise de l'énergie, travail des souffles. Exercices du corps, de la respiration et de la concentration.
qijingbamai : les 8 méridiens curieux.
renmai : vaisseau conception ; méridien situé sur la ligne médiane de la face antérieure du corps ; le méridien des énergies yin.
shanzhong : milieu de la poitrine ; point situé entre les deux mamelons.
shen : 1) l'esprit, le mental, l'énergie spirituelle ; stockée au dantian supérieur. Forme métamorphosée du jing et du qi. 2) cycle shen : voir wuxing.
shendao : la voie des esprits ; point situé entre les deux omoplates, dans l'axe du point shanzhong.
taiji : le faîte suprême, le grand ultime ; le fameux dessin du Yin et du Yang est une représentation symbolique de taiji.
tambour céleste : arrière du crâne.
tianmu : troisième œil.
tiao shen : harmoniser la forme corporelle (mouvements, positions et attitudes).
tiao xi : harmoniser la respiration.
tiao xin : harmoniser le cœur.
ting : points d'arrivée ou de départ des 12 méridiens, situés à l'angle de la racine des ongles des doigts et des orteils (exception : yongquan, sous le pied).
tiantu
triple réchauffeur : (sanjiao) ou trois foyers ; au réchauffeur inférieur correspondent les organes reins et vessie; au réchauffeur moyen correspondent la rate, l'estomac et le foie ; au réchauffeur supérieur correspondent le cœur et les poumons. Variante : au foyer inférieur correspondent les organes d'élimination, au foyer moyen les organes d'assimilation et au foyer supérieur les organes circulatoires et respiratoires.
wailaogong : wai = externe ; point situé sur le dos de la main, dans l'axe de laogong. Voir laogong.
weilu : point situé au coccyx.
weiqi : énergie défensive, de protection, ; circule à la surface.
wuji : la vacuité ; représentée symboliquement par un cercle vide.
wuxing : théorie des 5 éléments ; bois, feu, terre, métal, eau. Régie par les lois d'engendrement (cycle shen) et de contrôle (cycle ke). Fondement du changement et du développement de tout être et de tout phénomène. Qualifie la nature des organes du corps, leurs relations entre eux, ainsi que leur correspondance avec l'univers.
xiantianqi : qi prénatal.
xiaozhoutian : petite circulation céleste ; petite orbite ; orbite microcosmique ; par la concentration on fait circuler le qi en boucle autour du corps, par les méridiens dumai et renmai.
xieqi : énergie perverse, viciée.
xuehai, point au genou, un peu à l'intérieur de la cuisse.
yi : l'intention, la concentration.
yin-yang : deux principes opposés, interdépendants, complémentaires, qui fluctuent et se transforment réciproquement. L'externe est yang, l'interne est yin ; le dos est yang, le ventre est yin; la gauche est yang, la droite est yin ; le haut est yang, le bas est yin. Le mouvement est yang, l'immobilité est yin, etc…
yingqi : énergie nourricière ; circule en profondeur dans le corps, pour nourrir le sang.
yongquan : source jaillissante ; point situé sous la plante du pied, environ à 2/3 vers l'avant ; point de départ du méridien Rein ; une des portes d'échange d'énergie avec l'extérieur.
yuanqi : énergie originelle ; antérieure à la naissance, stockée au foyer inférieur.
yuzhen : l'oreiller de jade ; correspond à la zone de l'occiput.
zhanzhuang : postures de méditation debout.
zhongqi : énergie centrale, stockée au foyer moyen.
zongqi : énergie ancestrale, stockée au foyer supérieur.

Source: sinoptic.ch

Qigong-Le travail sur l’énergie


Le Qigong, ou gymnastique chinoise de santé est une pratique énergétique utilisée depuis des millénaires par le peuple chinois pour maintenir ou améliorer la santé ou pour développer une plus grande puissance dans les arts martiaux.

Qi signifie énergie, Gong signifie travail; Qi Gong signifie, par conséquent, le travail qui consiste à augmenter ou contrôler la circulation de l’énergie à travers le corps.

Les mouvements du Chi Kung sont effectués sans effort musculaire et sans accélération du cœur et de la respiration.
Au contraire, la respiration se ralentit, favorisant la détente et l’éveil de la conscience.

Une pratique régulière du Qigong permet de développer la connaissance intérieure de son corps et une perception plus subtile de l’environnement, de retrouver le lien avec la nature et les forces opposées et complémentaires qu’elle met en action comme le Yin et le Yang.

L’homme est fait à l’image de la nature et recèle, comme elle, des aspects Yin et Yang. Il vit entre la Terre qui est Yin et le Ciel qui est Yang; il en subit les influences et les transformations (cycle de la journée, des saisons, climat...) et son énergie s’adapte en conséquence.

Parmi les multiples bienfaits du Qi Gong, nous pouvons citer :

- la détente, la relaxation
- l’assouplissement des articulations
- la tonification des structures ostéo-articulaires
- la puissance dans l’effort musculaire
- le développement de la concentration
- l’accroissement de l’énergie vitale.

Le Qi Gong s’adresse aussi bien aux enfants qu’aux adultes et aux personnes âgées ou malades; il aide à vivre mieux, plus longtemps.

1/28/2009

Coordonner les postures avec la respiration et la concentration mentale



Concentrer l'esprit, entraîner la respiration et les postures sont les trois méthodes principales de l'exercice du Qi Gong. Avec l'esprit aux commandes, elles se complètent mutuellement et œuvrent ensemble comme des composants de l'exercice du Qi Gong. Cependant les écoles diffèrent en ce sur quoi elles mettent l'accent, certaines privilégiant l'entraînement du mental, d'autres soulignant la respiration, tandis que d'autres insistent sur les postures. Bien que toute méthode ait sa fonction propre, elle inclue toujours ces trois aspects. Il est nécessaire de choisir un programme d'entraînement individualisé au Qi Gong pour se conformer à la condition physique du pratiquant.


La posture de descente associée à l'expiration peut conduire le Qi vers le bas. Si l'esprit est concentré sur la partie inférieure du tronc ou si l'esprit guide le Qi, la descente du Qi est plus puissante. Lorsque la posture de montée est combinée à l'inspiration, elle promeut vigoureusement l'élévation du Qi. Habituellement le mouvement ascendant, y compris les exercices statiques dans les postures hautes, n'est pas associé à la concentration du mental sur la partie supérieure du tronc pour ne pas faire monter exagérément le Qi ni entraîner de résultats adverses. Le même chose est vraie des postures d'ouverture et de fermeture.

La posture de montée est souvent combinée avec l'expiration pour conduire le Qi vers le bas et éviter qu'il ne monte trop haut. Pour restreindre l'ascension du Qi, le mental est souvent centré sur les parties centrale ou inférieure du tronc. Bien que les mouvements de montée et de descente diffèrent de ceux d'ouverture et de fermeture, il méritent tous qu'on prête attention à garder le Qi sous contrôle et à éviter les excès.

L'expérience clinique confirme aussi le besoin de contrôler et de restreindre le mouvement du Qi. Le Qi montant entraîne souvent des cas d'excès dans la partie supérieure du corps tandis que le mouvement de descente produit de la solidité et de la massification dans la partie inférieure. Ceci admis, nous comprenons que la montée s'enracine dans la descente, que le mouvement du Qi ne doit pas être forcé, et qu'on devrait laisser le Qi revenir à son origine.

Le mouvement du Qi comprend aussi l'ouverture et la fermeture. Comme l'ouverture disperse le Qi et que la fermeture l'accumule et le stocke, trop d'ouverture peut entraîner le manque et trop de fermeture peut solidifier le Qi et l'empêcher de circuler. L'ouverture ne signifie pas pousser de force le Qi au dehors par la concentration mentale mais le laisser s'écouler de lui-même là où le Qi interne est en plénitude. Il s'ensuit que ramener le Qi à son origine est souvent considéré comme la base de la pratique du Qi Gong.

1/27/2009

La posture et les effets des mouvements de montée, descente, ouverture et fermeture du Qi


La posture est aussi dirigée mentalement durant l'exercice du Qi Gong. Garder une posture exige un certain niveau de tension musculaire. C'est pourquoi, dans l'exercice du Qi Gong, la tenue de la posture est fondamentalement l'entraînement de la tension musculaire au travers de la relaxation. En pratique la détente ou tension dans les muscles ainsi que la posture peuvent influencer les fonctions corporelles. C'est de cette manière qu'elles jouent sélectivement un rôle dans les modifications des fonctions corporelles, y compris celles qui concernent les viscères, au travers du système nerveux comme des méridiens principaux et collatéraux. Durant l'exercice de Qi Gong, chaque posture affecte la tension et tout ce qui s'en ensuit. C'est pourquoi le choix de la posture dépend de la santé et de l'objectif du pratiquant.

Les postures de Qi Gong peuvent aussi être divisées en quatre types selon les quatre types de mouvements du Qi : montée, descente, ouverture et fermeture. Chaque type peut encore se subdiviser entre postures dynamiques et postures quiescentes ou statiques.

Le type montant trace un mouvement ascendant du corps. En plus du mouvement dynamique vers le haut, le type montant inclut les postures statiques en position haute. Les postures montantes conduisent le Qi vers le haut.

Les postures descendantes conduisent le Qi vers le bas. Le mouvement d'ouverture trace une expansion de l'intérieur vers l'extérieur tout comme il caractérise aussi toutes les postures dynamiques. Les postures statiques ou quiescentes sont habituellement basées sur un pas large, pieds écartés. Les postures d'ouverture conduisent le Qi vers l'extérieur.

Le type fermant le conduit vers l'intérieur, le mouvement de retrait et les postures statiques fermantes assumant une position plus haute. De telles postures peuvent concentrer le Qi. [...]

Dans l'exercice la posture et le mouvement du Qi sont tantôt à l'unisson, tantôt opèrent dans des directions opposées. Ils se renforcent mutuellement tout en se restreignant simultanément l'un l'autre. Par exemple, lorsqu'on monte les bras le Qi s'élève ; si le tronc monte aussi, le pouvoir ascensionnel du Qi s'accroît en un processus de renforcement mutuel. Mais si on lève les bras tout en baissant simultanément le tronc par abaissement des fesses et fléchissement des genoux, le mouvement de montée contient un mouvement restrictif de descente. On évite ainsi un mouvement d'ascension du Qi sans restriction ; inversement si le mouvement descendant est restreint par un mouvement ascensionnel, le Qi ne descendra pas au dessous de la limite voulue, implémentant ainsi une restriction mutuelle. De ce fait les mouvements de montée et de descente dépendent l'un et l'autre du mouvement opposée pour se restreindre mutuellement, tout comme c'est aussi vrai des mouvements d'ouverture et de fermeture. Comment met-on ces principes en application ? A mon avis l'application doit en être faite au cas par cas, selon les circonstances.


1/11/2009

La diététique chinoise


La diététique chinoise fait partie intégrante du sytème médical de la médecine traditionnelle chinoise. Elle est l'une de ses cinq branches avec la pharmacopée, l'acupuncture, la médecine manuelle (Tui Na) et les exercices énergétiques (Tai Ji Quan et Qi Gong). Elle repose donc sur les même théories fondamentales qui sont le Qi, le Yin et le Yang, et les Cinq Mouvements.

Dans la tradition chinoise, la cuisine n'est pas que gastronomique: elle est également thérapeutique puisque l'on ne fait pas de distinction entre les aliments et la pharmacopée. Les aliments ont simplement une action plus douce que les plantes médicinales, c'est pourquoi on peut, et on doit, en consommer tout les jours.

Dans son application pratique, la diététique a deux fonctions : l'une pour maintenir l'équilibre énergétique et prévenir les maladies, l'autre pour corriger les déséquilibres et soigner les maladies. Une alimentation correcte est indispensable pour recouvrir la santé, mais elle peut être parfois insuffisante. On emploi alors des ingrédients ayant une action plus forte, la pharmacopée, et l'acupuncture et/ou les autres branches de cet art médical.

Sun Si Miao, célèbre médecin de la dynastie Tang, disait à ses étudiants : "Afin de guérir une maladie, il convient d'en connaître la cause. Puis on la traite avec l'alimentation. Ce n'est que lorsque celle-ci s'avère insuffisante que l'on utilise les plantes et les aiguilles".

En Occident, la diététique est une science assez jeune qui en est encore à ses balbutiements. On la considère encore aujourd'hui comme une branche mineure de la médecine. Cette négligence fait de la mauvaise alimentation la cause majeure de mortalité précoce dans la plupart des pays occidentaux.

En Orient, elle occupe une place des plus importante en médecine puisqu'elle permet de prévenir l'apparition des maladies : "ce n'est pas lorsqu'on a soif qu'il faut commencer à creuser un puit". Ainsi, les chinois avec une espérance de vie quasiment équivalente à celle des pays occidentaux, dépensent quarante fois moins d'argent pour leur santé...

1/08/2009

Le Qigong--Wiki

Le qi gong (en caractères simples : 气功, lit. travail du souffle) est une pratique traditionnelle chinoise impliquant des mouvements accompagné d'une respiration contrôlée. Il est rattaché à la médecine. En théorie, cet art énergétique s'enracine dans la métaphysique taoïste. Le qi gong s'enseigne en Occident pour le développement personnel.

Origines
Le qi gong provient des gymnastiques taoïstes de longévité. On y retrouve l'intuition chinoise du wei wu wei (« agir sans agir »), présente notamment dans le Dao De Jing de Lao Zi. La pratique s'est enrichie au contact du bouddhisme, elle fait partie intégrante de la médecine chinoise.

Par un ensemble d'exercices corporels et de visualisations mentales (mouvements statiques ou dynamiques, exercices respiratoires, relaxation mentale, sons, acupressions, percussions, etc.), il vise à aider les personnes à maintenir ou réparer l'équilibre entre les « énergies » des différents organes du corps. Les fondements de cette énergétique sont celles de la médecine chinoise et de l'acupuncture en particulier.

Pratique
Le but du Qi gong est de centrer l'être entre ciel et terre. Il s'agit de se relier aux énergies célestes et telluriques pour harmoniser sa respiration à celle de l'univers. "En faisant que ton souffle spirituel (Shen Qi) et que ton souffle essentiel (Jing Qi) embrassent l'Unité peux-tu redevenir un enfançon ?" (Daodejing 10)

Pour parvenir à l'harmonie du geste et du souffle, l'attention se porte simultanément sur les diverses parties du corps impliquées dans le mouvement et perçues globalement comme une unité, de telle sorte que le mouvement ne soit jamais « mécanique », mais devienne « organique ». N'étant basé ni sur la force physique ni sur la performance, le qi gong est accessible à tous (jeunes ou moins jeunes, sportifs ou non sportifs).

Le qi gong est un ensemble d'exercices énergétiques basés sur une association entre :

  • mouvements doux, naturels, très lents et détendus ;
  • la respiration (respiration abdominale, régulière et profonde) synchrone avec les mouvements ;
  • la concentration de l'esprit qui dirige le qi — le « souffle » — à l'intérieur du corps ;
  • des massages par acupression, ou massage général musculaire.
  • Certaines formes utilisent aussi le chant (comme le kotodama) ou le cri, proche du très célèbre kiai japonais, ironiquement dénommé « cri qui tue » par les Britanniques du XIXe siècle.

Il allie la relaxation mentale, l'assouplissement corporel et le plaisir de se mouvoir en harmonie dans l'espace, à un travail énergétique profond de revitalisation des organes internes.

Selon ses adeptes, le qi gong est une voie d'épanouissement personnel, une source de bien-être et de jouvence. Au terme d'une pratique régulière, le qi gong apporte :

  • plus de tonus et moins de tensions nerveuses ;
  • plus de souplesse et d'équilibre ;
  • un calme intérieur ;
  • une plus grande capacité de concentration et de confiance en soi ;
  • une meilleure conscience corporelle ;
  • le développement de la mémoire des gestes.


La vision de Qigong

L’enseignement ritualisé du Qi Gong définit un espace / temps clos à partir duquel la réalité extérieure est provisoirement suspendue. Ce vécu particulier, soumis à un ensemble de gestes ritualisés, ne propose-t-il pas une stratégie discrète consistant à se couper des contingences du milieu pour découvrir un sens plus épuré dans son rapport à soi et au monde?

Bien qu’il éprouve des difficultés dans la réalisation des gestes à effectuer (manque de coordination, manque de souplesse), un homme de 56 ans explique : « Si on ne sait pas bien faire un geste, ou tenir une attitude, bien l’intérioriser est déjà important car plus tard, sans savoir pourquoi, on se met à bien faire ce qui est demandé. »

Le Qi Gong s’appuie sur un vocabulaire corporel ancestral qui reprend des mouvements de défense utilisés dans les arts martiaux traditionnels (WU SHU). Aux yeux des personnes qui découvrent le Qi Gong, l’idée séduisante serait de lui attribuer une vision à la fois holiste et métaphorique du corps. De telle sorte que bien-être physique, psychique et caractéristiques physiologiques s’imbriqueraient. En effet, si la pratique du Qi Gong permet de gagner en souplesse, si elle favorise une bonne utilisation de l’appareil respiratoire, si elle améliore la connaissance de soi par la méditation, elle veille également au bon fonctionnement des organes vitaux. Le corps constitue aujourd’hui la forme explicite d’une individuation plus ou moins revendiquée, plus ou moins assumée. Issu de la médecine traditionnelle chinoise, le Qi (prononcer chi) Gong est une gymnastique de prévention. Aux yeux du pratiquants occidental, cette gymnastique devient le prétexte idéal pour rompre avec les mécaniques corporelles routinières. Initiation à une économie du geste culturellement autre.


9/12/2008

Les effets des mouvements respiratoires de montée, descente, ouverture et fermeture dans l'exercice du Qi Gong

par JIAO Guorui Traduction par Vincent BEJA

La respiration ou "Tu Na" en chinois, est une spécialité de l'exercice du Qi Gong. L'objectif d'un tel entraînement est de régulariser par le mental l'efficacité et le rythme de la respiration.

Qu'a donc à faire l'entraînement respiratoire avec l'exercice du Qi Gong? Comme nous le savons, la respiration est d'une très grande importance à l'activité vitale. Ce processus démarre dès la première respiration qui suit immédiatement la sortie du fœtus du sein maternel et dure jusqu'à la fin de la vie. Ce qu'est la respiration au corps humain est identique à ce qu'est l'eau pour le poisson. Cela signifie vivre. Le corps extrait l'oxygène de l'air et rejette le dioxyde de carbone. Ce phénomène était décrit comme "se débarrasser du renfermé et absorber le frais" et le programme d'entraînement respiratoire est appelé la méthode de Tu (dissiper) et Na (absorber). La respiration joue un rôle important dans le métabolisme. Les activités physiologiques sont perturbées lorsque l'apport d'oxygène devient inférieur aux besoins des tissus composant le corps. Les cellules nerveuses du cortex cérébral sont très sensibles au manque d'oxygène et arrêtent leur activité 10 secondes après la suspension de l'apport d'oxygène. Si concentration du sang en oxygène tombe en dessous d'une certaine limite, les cellules et les tissus sont endommagés. Aussi un entraînement adéquat de la respiration peut grandement améliorer la santé et accroître les capacités à travailler. Grâce à l'extrême attention portée à l'entraînement respiratoire, les experts de Qi Gong ont accumulé au travers de l'histoire un riche savoir sur les techniques respiratoires.

Toutes les techniques d'entraînement respiratoire du Qi Gong ont leurs caractéristiques propres. Leurs exigences communes incluent l'apaisement de l'esprit, la régularisation de la respiration, laisser descendre le Qi au Dan Tian Central, inspirer par les narines, garder la respiration souple, lente, régulière et profonde et venir à la respiration abdominale tandis qu'on entre naturellement dans la quiétude mentale.

Non seulement l'entraînement respiratoire amplifie les fonctions des systèmes digestif et respiratoire et induit la quiétude mentale, mais il peut jouer un rôle dans la montée, la descente, l'ouverture et la fermeture des mouvements du flux de Qi. Plus précisément l'inspiration correspond aux mouvements d'élévation et de fermeture du Qi tandis que l'expiration guide les mouvements de descente et d'ouverture.

L'expiration conduit le Qi vers le bas et le diffuse; l'inspiration le ferme et l'élève. Les observations cliniques montrent qu'une longue expiration contribue à réduire la tension en élargissant les vaisseaux sanguins aux extrémités et en amenant le sang vers le bas; l'inspiration, en causant la fermeture et la montée du Qi, fait monter le sang le long des artères et contracte les vaisseaux sanguins aux extrémités. C'est pourquoi les patients souffrant d'excès de Qi dans la partie supérieure du corps et d'insuffisance dans la partie inférieure doivent insister sur l'expiration; de même les pratiquants normaux doivent éviter d'insister sur l'inspiration et respirer naturellement lorsqu'ils commencent à s'exercer au Qi Gong.

Les effets de la respiration du Qi Gong sur les mouvements du Qi ne sont pas absolus mais dépendent de nombreux facteurs. Le fait que le Qi suive la direction donnée par le mental est un exemple de la manière dont l'activité mentale peut influer sur les effets du Qi. Lorsque la pratique du Qi Gong atteint un certain niveau, l'activité mentale seule, sans expiration, peut suffire à induire la descente et l'ouverture du Qi. Ceci est aussi valable pour les mouvements de montée et de fermeture du Qi.

Source: presence-tao.org

9/08/2008

Qigong : une cure pour le cancer et les troubles dégénératifs chroniques


Un discours de Grand Maître Wong Kiew Kit présenté lors du second congrès mondial de Qigong à San Francisco en 1997.

Traduit de l'anglais par Hubert Razack

(Sifu Wong fut descerné le titre de "Maître de qigong de l'année" lors du congrès)


Le point crucial que je tiens a partager avec vous aujourd'hui est que le cancer et les troubles dégénératifs chroniques peuvent etre guéris par la pratique du Qigong. Cette affirmation est basée non seulement une philosophie médicale complète, mais également sur mes nombreuses années d'expérience à guérir des patients atteints de ces maladies. De nombreux autres maîtres de qigong ont des résultats similaires.

Afin de comprendre comment et pourquoi la pratique du qigong peut guérir le cancer et les troubles dégénératifs chroniques, il est important de prendre conscience que le paradigme médical occidental n'est pas la seule facon correcte d'observer la santé et le traitement des maladies. Une autre approche, qui a traversée plusieurs siècles, est celle de la medecine chinoise traditionnelle. Ce système a maintenu en bonne santé la plus grande population du monde pendant la plus longue periode connue de l'histoire.

Selon la philosophie chinoise, il n'existe pas de maladie incurable, bien qu'un patient puisse être incurable si sa maladie, meme très simple, a causé des dègats au delà d'un certain seuil. Le point de départ de cette philosophie est que chaque personne est par nature en bonne santé. Quelques minutes seulement de reflexion permettent de verifier l'exactitude de cette affirmation.

Autour de vous et autour de n'importe quel individu dans le monde, il y a littéralement des millions de germes qui peuvent potentiellement causer des maladies mortelles. Votre corps est sujet à une usure constante, et vous êtes exposés a toute sorte de stress ou radiations. Pourtant, malgrè tous ces facteurs potentiellement mortels, vous restez en bonne santé. Si nous n'avions pas cette capacité naturelle à surmonter les maladies et à nous regénérés, aucun de nous ne pourraient rester en vie même pour un court instant.

Alors, pourquoi certaines personnes attrapent-elles des maladies ? Simplement car leur function corporelles n'ont pas été capables de s'ajuster à l'environnement. En philosophie médicale chinoise, cette échec est appelé "disharmonie yin-yang", ou yin symbolise le corps et ses functions, et yang symbolise l'agent qui cause la maladie. Heureusement, l'harmonie yin-yang est la norme : être en bonne santé est notre droit naturel. Un maladie, quel que soit le nom que l'on donne a ses symptômes, n'est pas naturelle, et peut etre guerie.

Prenons l'exemple du cancer. C'est un fait indéniable que nous vivons dans un ocean de carcinogènes et que nous sommes constamment bombardés de radiations. Autrement dit, les carcinogènes et les radiations qui causent un cancer pour une personne sur cinq affectent également les quatres autres personnes. Ce que nous devrions nous demander, ce n'est pas pourquoi une personne sur cinq souffre d'un cancer, mais pourquoi quatre personnes sur cinq n'en attrapent pas! Il se trouve en effet que tout le monde attrape un cancer non pas une ou deux fois, mais plusieurs milliers de fois au cours de sa vie, et qu'à chaque fois nous le surmontons sans même nous en rendre compte. Ce n'est que quand le systême d'une personne cesse de fonctionner comme il est naturellement supposer le faire que le cancer ou autre maladie se manifeste en tant que trouble clinique.

Prenons un autre exemple: l'artériosclérose. Si trop de graisse se dépose sur les parois intérieures d'une artères, le flot sanguin est restreint, causant des troubles sérieux. Actuellement la médecine occidentale ne comprend pas la cause des symptomes que l'on regroupe sous le terme artériosclérose, et ne peut proposer de remède efficace. L'impression générale auprès du grand public est que si quelqu'un mange trop de graisse, alors il semble évident qu'il a plus de chances de souffrir d'artériosclérose. En fait, vous et d'autres personnes mangez bien plus de graisse que n'importe quel patient souffrant d'artériosclérose, et pourtant, vous ne manifestez aucun de ses symptomes. C'est tout simplement car votre systême est capable de s'ajuster a l'influt de graisse, alors que le systeme d'un patient n'a pas su accomplir ses fonctions naturelles.

L'approche thérapeutique en médecine occidentale est de prescrire un traitment donné pour une maladie donnée. Cette approche est efficace quand la cause de la maladie est connue, comme dans le cas de la malaria ou de la tuberculose. Mais quand la cause est inconnue, comme pour le cancer et les troubles dégénératifs chroniques, prescrire un traitement afin de guérir la maladie devient théoriquement impossible. Le traitement revient souvent à soulager les symptomes, mais pas à guérir la maladie.

En philosophie médicale chinoise, les medecins ne traitent pas la maladie - ils traitent le patient. Ils ne se soucient pas de traiter le cancer ou l'artériosclérose, mais plutôt de soigner leur patient. A première vue, traiter les maladies ou traiter les patients peuvent paraître similaires. En y regardant de plus près on s'apercoit qu'il y a une difference cruciale. Dans le cas du cancer ou des troubles dégénératifs chroniques, il s'agit de la difference entre la résignation et l'espoir, ou entre la souffrance et le rétablissement.

Les médecins chinois rétablissent la santé du patient en restorant l'harmonie yin-yang. En termes occidentaux, cela signifie restorer la capacité naturelle des patients a surmonter la maladie. Il ne faut pas oublier que les mêmes facteurs qui causent le cancer ou autres troubles chroniques chez un patient affectent également d'autres personnes, mais ces derniers ne succombent pas à la maladie car leur systême leur permet naturellement de la surmonter. Encore plus important, avant le début de la maladie, le patient a egalement cette capacite naturelle.

Bien qu'il y ait d'innombrables facteurs qui peuvent enrayer nos fonctions naturelles, la cause primordiales est due a deux facteurs:

  • Un blocage d'énergie perturbant le flot d'énergie dans le corps
  • Pas assez d'énergie pour que le systeme puisse fonctionner

Par exemple, si le flot d'énergie qui est censé avertir le corps qu'il y a des cellules cancérigeuse ou un excès de graisse est interrompu, le corps ne va pas déclencher les mécanismes naturels qui lui permettrait de s'ajuster à l'environnement causant la maladie. Ou si le corps n'a pas suffisamment d'énergie, il ne pourra pas s'ajuster à l'environnement de facon efficace. Apres tout, la vie est un flot d'énergie qui a un sens. Si ce flot est perturbé ou insuffisant, la maladie apparait.

Qigong est l'art de l'énergie, et son objectif fondamental est de promouvoir un flot d'énergie harmonieux. En termes occidentaux, cela signifie que l'énergie qui produit les hormones dans le corps, qui repart l'usure et les dégats occasionnels, qui évacue les dechets, qui nourrit le systême immunitaire, ou qui s'occupent d'innombrables autres tâches qui nous maintienent tous vivant et en bonne santé, fonctionne de facon naturelle. Les deux aspects principaux de la pratique du qigong permettent d'atteindre ces resultats:

  • enlever les blocages d'énergie
  • augmenter le niveau d'énergie

Quand les blocages d'énergies sont enlevés et qu'il y a suffisamment d'énergie pour les fonctions naturelles du corps, l'harmonie yin-yang est rétablie. Le qigong accomplit ses deux tâches. Le qigong est une pratique essentielle pour améliorer la vie quotidienne, et peut apporter une aide considérable dans la prise en charge de la santé en occident. Les professionels de la santé qui souhaitent en apprendre plus sur le qigong pour sauver plus de vie n'ont pas besoin d'abandonner leur propre formation. Le qigong peut être incorporer de facon efficace dans leur propre pratique. Ce deuxieme congrès; sur le qigong, où se rencontrent certains des plus grands maîtres de qigong ainsi que des professionels de la santé, nous offre une occasion unique de travailler sur cette coopération qui devient chaque jour plus urgente, pour le bénéfice de tous.


LE QI GONG CONTRE LE CANCER


La maladie correspond toujours à un déséquilibre entre le Yin et le Yang. Pour soigner la maladie, la médecine traditionnelle chinoise préconise de rééquilibrer le Yin et le Yang. Dans le cas particulier du cancer, la situation énergétique de la personne malade se caractérise par un excès d'énergie perverse dans le corps et une insuffisance corrélative d'énergie vitale, induisant des noeuds où le Qi et le sang circulent mal et la formation de tumeur. Il est possible, à force de volonté et de travail, de renforcer l'énergie vitale pour éliminer les énergies perverses et pour rétablir une bonne circulation du Qi et du sang.

Quelle que soit la phase de la maladie, la pratique du Qi Gong permet à la personne malade de se prendre en main pour modifier le terrain et la situation de son propre corps. Les fonctions visées et les effets du Qi Gong contre le cancer (Guo Lin Qi Gong) sont les suivants:

• de renforcer l'énergie vitale de la personne malade,
• de disperser l'énergie perverse,
• d'améliorer la circulation du sang et de l'énergie,
• de diminuer les effets secondaires associés à la chimiothérapie ou à la radiothérapie, permettant ainsi la poursuite du traitement, d'augmenter les chiffres d'analyses (globules blancs) et de tonifier le sang.

Les techniques du Qi Gong contre le cancer ont été élaborées par madame Guo Lin. Dans les années cinquante, Guo Lin s'est découvert un cancer de l'utérus. Après avoir été opérée, avoir subi une chimiothérapie et s'être rétablie, cette dame du Qi Gong s'est consacrée pendant près de vingt ans à la mise au point d'une série de techniques de Qi Gong pour lutter contre le cancer. L'essentiel de ce travail fit l'objet d'un rapport déposé et présenté au ministère de la santé en 1972, pendant la révolution culturelle, 1966-1976, période où la pratique du Qi Gong avait été interdite. Dans la foulée, la pratique du Qi Gong fut de nouveau autorisée. Depuis lors, les malades du cancer pratiquent couramment dans les parcs plusieurs heures par jour ce Qi Gong sous la direction de professeurs de Qi Gong.

En cas de cancer, les praticiens de médecine traditionnelle chinoise recommandent généralement l'opération, quand c'est encore possible, mais aussi pour ses effets bénéfiques, quel que soit le stade atteint, la pratique régulière et intensive du Qi Gong en parallèle avec les autres traitements. Le Qi Gong a en tout cas des effets probants sur les effets secondaires des traitements de chimiothérapie et de radiothérapie permettant ainsi la poursuite du traitement médical suivi.

Source: pagesperso-orange.fr

La concentration mentale et ses effets sur le mouvement du Qi


JIAO Guorui, traduction par Vincent BEJA

La concentration est un des moyens d'entraîner le mental. Le mental dirige la matière en conduisant le flux du Qi. C'est la clé pour commencer n'importe quel mouvement dans l'exercice du Qi Gong.

En outre, en conduisant l'esprit vers la quiétude pour influencer le Qi, la direction mentale du flux du Qi le fait monter, descendre et aller à gauche et à droite.

L'endroit sur lequel s'effectue la concentration du mental a une incidence sur le mouvement. Si le nombril (Dan Tian Central) est le centre de l'attention, l'esprit peut guider le Qi vers le haut jusqu'à Tanzhong, Yindang, Daihui et ainsi de suite... Si la concentration se dirige vers le bas à partir du Dan Tian central vers Qihai, Guanyuan, Huiyin, Yongquan et autres points d'acupuncture, le Qi est induit à descendre. Des phénomènes tels qu'élévation de la pression sanguine, essoufflement, vertiges et sensation d'oppression dans la poitrine sont des observations cliniques courantes lorsque l'esprit est concentré sur la région du nez. Lorsque le mental se concentre sur Yongquan, la tension tombe, la respiration s'approfondit et des sensations de confort peuvent apparaître. D'une manière générale plus le point de concentration est élevé dans le corps, plus le Qi peut s'élever; inversement, plus il est bas et plus bas le Qi peut descendre. Ceci illustre le fait que l'esprit et le Qi convergent au même lieu. C'est pourquoi le point d'acupuncture du Dan Tian Central doit être pris comme origine, indépendamment du lieu où l'esprit est en train de se concentrer.

Pour cette raison la région du nombril, qu'on appelle aussi Dan Tian Central, est considérée comme le centre du corps humain, le point commun de la rate et du pancréas. La pratique clinique a prouvé que la concentration du mental sur cette région où l'estomac, le pancréas et la rate sont localisés non seulement augmente le Qi médian (la fonction digestive) et harmonise le Qi général, mais accroît encore remarquablement les facultés des fonctions digestives, produisant tout un ensemble d'effets bénéfiques en d'autres lieux de l'organisme. Ainsi la concentration sur le Dan Tian Central est traditionnellement considérée comme le fondement de la pratique. Sur cette base on peut ensuite développer et conduire un point de concentration secondaire n'importe où ailleurs.

Les régions de concentration peuvent être le Dan Tian Supérieur, le Dan Tian Central et le Dan Tian Inférieur. Dans l'étendue de ce qu'on appelle le Dan Tian Central (nombril interne) quelquefois appelé Tronc Central, on trouve les points Sheque (Dan Tian Avant), Zhongwan (environ 10 cm au dessus du nombril) et Qihai (environ 3,5 cm en dessous du nombril), bien que Zhongwan soit un peu au dessus de la zone et que Jianli soit un peu en dessous. Les personnes ayant trop de Qi dans la partie supérieure du corps et pas assez dans le partie inférieure doivent principalement se concentrer sur le Tronc Inférieur. Le Dan Tian Central est recommandé aux personnes ayant une santé "normale" tandis que le Dan Tian Supérieur ne doit pas être utilisé comme une zone de concentration permanente.

Comme pour l'ouverture et la fermeture de la concentration mentale, ouvrir signifie que le Qi est guidé par l'esprit dans une dilatation à partir du nombril interne ce qui crée la sensation du Qi envahissant tout le corps. Fermer signifie concentrer le Qi à partir des extrémités et des parties superficielles du corps que l'on ressent pleines d'énergie. Dans la pratique on alterne habituellement les techniques d'ouverture et de fermeture.

Source: presence-tao.org

9/06/2008

Sens et portée du Qi Gong

Par JIAO Guorui, traduit par Vincent BEJA


Le Qi Gong, remarquable legs de la Chine ancienne, est une composante importante de la médecine traditionnelle chinoise (MTC). Le Qi Gong est une méthode prophylactique spécifiquement chinoise. L'exercice du Qi Gong a pour objet de prévenir et traiter les maladies, renforcer la constitution, éviter le vieillissement prématuré et prolonger la vie. Parmi les principales caractéristiques du Qi Gong on compte l'exercice du Qi Essentiel qui intègre l'activité mentale avec les postures corporelles et la respiration. Pour cette raison le Qi Gong a été hautement considéré en tant qu'importante méthode de soin et de prolongation de la vie.

Historiquement le Qi Gong a toujours largement été utilisé en Chine à des fins médicales. Il sert aussi dans les exercices physiques Taoïstes et Bouddhistes. Les techniques comprennent le Jinggong (exercice immobile), le Donggong (exercice dynamique) et le Jing-Donggong. Les mouvements sont variés; certain mettent l'accent sur la douceur, d'autre sur la force, sur l'exercice interne, l'exercice externe, le traitement des maladies et la prévention.


Dans le champ de la prévention et des traitements médicaux, le Qi Gong diffère des autres thérapies physiques et le terme "Qi Gong" caractérise ce qu'il a d'exceptionnel. Le terme "Qi" est relié aux fonctions physiologiques. Les experts de Qi Gong l'appellent Qi Interne ou Qi du Dan Tian (principalement au niveau des viscères) et il engendre la vie. Le terme "Qong" fait référence au Gongfu (art de la pratique). Ainsi le Qi Gong est une sorte d'auto-entraînement par lequel le pratiquant déploie son initiative pour exercer le corps et l'esprit; travail global il procure confiance en soi, ajustement personnel, remise en forme, prévention et traitement des maladies; revigorant et renforçant la constitution il la rendant résistante au vieillissement prématuré et prolonge la vie.

En tant que remède et moyen de prophylaxie, le Qi Gong exerce ses effets sur le corps au travers des ses mouvements, de ses postures, de la régulation de la respiration et du contrôle de la pensée, restaurant la constitution et renforçant la résistance du corps. Par exemple on peut effectivement améliorer la robustesse des personnes sujettes aux rhumes et aux refroidissements par l'exercice régulier et quotidien du Qi Gong. Un tel entraînement physique fait régresser les symptômes tout en améliorant l'ensemble de la personne. En désaccord avec cette théorie certains experts de Qi Gong mettent l'accent sur seulement quelques parties du corps; d'autres considèrent qu'il n'est efficace que pour les troubles fonctionnels. Mais il a cependant été prouvé que le Qi Gong peut traiter efficacement certaines maladies organiques telles les ulcères. Par conséquent, pour autant que le Qi Gong est pratiqué correctement, les effets thérapeutiques seront atteints et la durée de la maladie comme de la convalescence sera raccourcie.

Le Qi Gong est aussi efficace dans le traitement de certaines maladies chroniques, en particulier l'hypertension, les problèmes cardiaques, les ulcères, la neurasthénie et la bronchite. Cependant il n'est pas réaliste de penser que le Qi Gong est une panacée. Aucune méthode thérapeutique ne peut se substituer à une autre, chacune ayant ses mérites respectifs. Le Qi Gong peut atténuer la sévérité des problèmes et accélérer la guérison sans installation ou équipements particuliers. C'est pourquoi son emploi clinique est si hautement souhaitable.

Sur le plan de la mise en forme le Qi Gong apporte beaucoup. Les personnes expertes bénéficient habituellement d'améliorations importantes dans les domaines de la digestion, de la respiration et les systèmes cardio-vasculaire et nerveux. Le sommeil est de meilleure qualité, la fatigue s'éloigne, on se fortifie physiquement et nerveusement et on améliore l'endurance et donc l'efficacité de son travail. Bien sûr la guérison, la consolidation des effets thérapeutiques et la santé dépendent de nombre de facteurs. Bien que le Qi Gong soit une méthode de soin efficace, cela ne suffit pas à soi seul. Il faut aussi trouver un équilibre adéquat entre travail et repos et régler notre alimentation.

Le Qi Gong a des effets anti-vieillissants et prolongateurs de vie. Autrefois on pensait que le Qi Gong était une technique de guérison et de longévité. Selon les sources historiques, Hua Tuo, fameux médecin de la période des trois royaumes (220-280) inventa l'exercice des ébats des cinq animaux (Wuqinxi) et les pratiqua longtemps. Il paraissait encore jeune alors qu'il était âgé de cent ans. Cet effet est vérifié par les personnes âgées qui ont pratiqué le Qi Gong sur le long terme. De nombreux octogénaires et personnes de plus de 90 ans qui pratiquent régulièrement le Qi Gong sont vifs, dotés d'une pression sanguine normale, d'une bonne vue, de voix claires, de dents saines; elles dorment bien, marchent d'un pas ferme, endurent la chaleur et souffre rarement de maladies. Ils diffèrent grandement de ceux qui font peu d'exercice. Le Qi Gong apporte beaucoup à la gériatrie.

Dans l'antiquité le Qi Gong était considéré comme la clé de l'immortalité. Ceci cependant est impossible car le vieillissement est une loi naturelle. Entreprendre la pratique du Qi Gong n'a pas pour but l'obtention de l'immortalité en fermant les yeux et en passant ainsi le temps mais de gagner une vigueur physique permettant d'éviter le vieillissement prématuré de sorte qu'on reste alerte et solide et que l'on apporte ainsi plus longtemps sa contribution à l'humanité.

Certains croient qu'il y a quelque mystère dans l'exercice du Qi Gong, le rendant très difficile à maîtriser. Ceci est faux. Le Qi Gong est scientifique. Lorsqu'on est guidé par des instructeurs ayant une riche expérience du Qi Gong, en suivant les lois naturelles, on peut graduellement le maîtriser. Tant que le Qi Gong est pratiqué consciencieusement et assidûment il peut être maîtrisé et porter ses fruits dans la santé, le travail et l'étude.

Source: presence-tao.org

Les grandes méthodes de préventions en MTC, conférence de J.Pélissier


"En MTC, chaque famille d'émotion est en symbiose avec les organes.

Un endroit fondamental du corps, en lien avec la peur, est "l'énergie rein". Située entre le nombril et la hanche, constituée des différents organes présents dans cette partie du corps, elle gouverne la minéralisation des os entre autres. C'est aussi le lieu de "l'huile ancestrale", énergie vitale de base qui ne peut se reconstituer et commande le vieillissement et la longévité. Cette énergie rein fonctionne comme une batterie où toute action de la journée prend de l'énergie. Elle permet à notre corps d'avoir son immense faculté d'adaptation, au sens plus large que celui des seule défenses immunitaires.

Pour recharger la batterie des reins, trois méthodes sont à notre disposition.

1/ Le sommeil (30% du temps de notre vie)

La pire position? Dormir à plat ventre car la respiration est bloquée et notre gestion de la chaleur est perturbée.

La meilleure position ? Dormir sur le côté droit car le coeur n'est pas compressé.

Le plus important? La régularité des heures de lever et de coucher. Mais au sens chinois, la régularité exige quelques irrégularités pour éviter que l'organisme de s'ankylose dans les habitutes.

La durée idéale? Entre 6 heures et 8 heures par nuit, en dormant si possible entre 23 heures et 6 heures du matin car la période la plus Yin, de la nuit la plus profonde entre 23 heures et 3 heures, permet le meilleur rechargement.

Selon la MTC, une personne en bonne santé devrait pouvoir s'endormir à la demande et se réveiller à la demande, sans réveil. Ne pas se souvenir de ses rêves est la preuve que le sommeil a été le plus réparateur possible.

2/ La relaxation

Version ancêtrale de la sophrologie, la relaxation va induire une baisse progressive des paramètres physiologiques jusqu'à un relâchement profond. Dix minutes de relaxation équivalent à trois heures de sommeil.

Les meilleurs moments ?

après le repas de midi car la digestion prend beaucoup d'énergie le soir en rentrant (donc vers 17 heures-19 heures), sinon va s'installer avec la fatigue une hyperactivité cérébrale entraînant un manque de patience avec ses proches (au mieux) voire une prise de pouvoir des TIC-TOC compulsifs.

3/ La respiration

"On ne vit que parce que l'on pense, que l'on mange et que l'on respire". La pensée sera léthale en quelques mois, la nourriture en quelques jours mais l'absence de respiration en trois ou quatre minutes ! Nous respirons tous environ 17 000 fois par jour.

Réflexe automatique, nous inspirons approximativement 500 cc3 d'air (air = oxygène = énergie). Mais si nous sommes énervés ou stressés, la capacité se réduit à 250 cc3 - 300 cc3. Notre corps nous envoie alors comme signal de manque les soupir et baillement.

Mais la respiration peut aussi devenir consciente. Par ce moyen nous pouvons agir instantanément sur la physiologie. Il s'agit de retrouver la respiration naturelle comme le bébé dont le ventre se gonfle dans son berceau. La respiration diaphragmatique, dite aussi abdo-ventrale, potentialise toute la diététique de vie extérieure. A l'inspir, le ventre se gonfle et à l'expir, le ventre se dégonfle : une seule goulée d'air nous apporte alors de 3 000 cc3 à 7 000 cc3!

Trois exercices de respiration ventrale pour trois moments de la journée.

Le matin avant le lever (1 série de 20)
Au réveil, entre 1 litre et 1,5 litre de sang stagne près de la veine porte et du foie, sang qui doit refluer rapidement vers les extrémités.

Donc gonfler le ventre et appuyer avec la main fortement pour le dégonfler. Cet exercice masse les intestins et "shoote à l'oxygène tout l'organisme". Pratiquer 20 fois de suite permet une hyper oxygénation et attendre quelques instants avant de se lever pour éviter les vertiges de l'hyper ventilation.

Le soir au coucher (1 série de 20)
Déjà allongé confortablement, inspirer par le nez puis souffler le plus longtemps possible très très lentement comme devant une bougie restant allumée. Cet exercice permet de bien vider les poumons. Vous pouvez aussi visualiser le trajet de l'air pur et l'air sale dans votre corps en exercice de visualisation en enchaîner vers une méditation qui favorisera votre endormissement.

Les temps morts de la journée (7 à 8 respirations, 30 à 40 fois par jour)
Pendant les multiples petits moments où nous attendons... un feu rouge, un téléchargement internet, un interlocuteur téléphonique, un exercice très simple permet de se recentrer, d'améliorer ses performances et sa lucidité, et de vivre pleinement en pleine conscience l'instant présent.

Assis ou debout, tel que vous êtes, inspirer par le nez, gonfler le ventre et expirer par le nez également. Vous allez échanger entre 3 000 et 4 000 cc3 d'air.

Le Hui Chun Gong

Une dernière méthode va éviter les stagnations dans l'organisme, stagnations à l'origine des blocages. Cet exercice s'appelle le "retour du printemps" ou Hui Chun Gong. En pantin désarticulé, il faut sautiller en relachant tout et sans décoller les pieds : tout l'intérieur doit vibrer, sauter (yeux, viscères...)

Empêcher les blocages évitera de tomber malade et donne aussi la force d'aider les autres sans brûler son énergie vitale ancestrale.


9/05/2008

Médecine Chinoise et Humanisme



De nombreux patients s'orientent vers la médecine chinoise héritière de concepts séculaires mais toujours actuels. Basée sur un véritable humanisme, cette tradition thérapeutique évolue et suscite de multiples recherches.

"Médecins, n'oubliez jamais que vous avez affaire à d'autres êtres humains. Oubliez vos protocoles et vos statistiques et n'oubliez pas le médicament premier, l'amour de votre prochain. " Patrick Shan, lance ainsi un véritable appel pour que l'esprit du serment d'Hippocrate se remette à souffler sur notre médecine. Et ce praticien de médecine chinoise précise " Il serait temps que le patient soit au centre et non la maladie." Là se trouve vraisemblablement la clé du succès des thérapeutiques naturelles. De l'écoute, du temps, de la réflexion, un véritable échange entre le patient et le thérapeute avant toute médication. Selon Wang Yongzhou la médecine traditionnelle chinoise préconise l'harmonie entre l'homme et la Nature afin de préserver la santé. Quand un trouble apparaît " la consultation est une opportunité de communication, de dialogue amenant à comprendre et aimer le patient." Ainsi la découverte de tous les versants de la maladie devient possible.

A l'heure des pouls, des aiguilles et des gènes

En plus de l'originalité du diagnostic par les pouls, la médecine chinoise présente des voies de recherche. " Des points d'acupuncture liés au temps recèlent un pouvoir de mémoire ", expose le Dr Miansheng Zhu, responsable du diplôme universitaire de médecine traditionnelle chinoise à Paris XIII. Ainsi, un traumatisme peut être enregistré comme un film qui repasse dans différentes circonstances. " En travaillant ces points du temps, nous pouvons effacer cette mémoire source de la lésion." Pour Gao Yimin, une relation existe entre l'équilibre yin-yang et le contrôle génétique. Et il serait possible, en régulant les gènes ayant subi une mutation, de lutter contre le vieillissement ou le cancer. " Le Qi est déterminant pour la santé, l'équilibre yin-yang aussi." Par ailleurs, la tradition chinoise affirme que la jeunesse peut être prolongée grâce à la diététique et au Qi Gong. Impressionnant par sa présence et sa technique, le Pr Liu Dehua affirme que le Qi Gong maintient la santé et permet de guérir de nombreuses maladies. Les spécialistes de Qi Gong utilisent des sons et des mouvements thérapeutiques, ils semblent capables de projeter une énergie salutaire à distance.

Un moment historique

De nombreux praticiens de médecine chinoise exercent sans diplôme de docteur en médecine. Mais la plupart ont suivi un cursus sérieux en Chine ou en Europe. Néanmoins, quelques frictions existent avec certains médecins. Fortes de la récente reconnaissance européenne de l'Ostéopathie et afin de devenir crédibles auprès des pouvoirs publics, les principales fédérations viennent de signer ce premier octobre 2005 un protocole commun incluant un code de déontologie et les unifiant au sein de la Confédération Française de Médecine Traditionnelle Chinoise. Cette cérémonie s'est déroulée en présence de Madame She Jing, vice-ministre de la santé en Chine. Ainsi, les enseignements des différentes écoles vont s'harmoniser et un code de bonnes pratiques préside à tout exercice professionnel. Les adhérents bénéficieront d'un service juridique de défense.

Christian Torres

Source: pagesperso-orange.fr

Arts Millénaires de Bien-Vivre et de Bien-Etre

Arts Millénaires de Bien-Vivre et de Bien-Etre

Herbes de Provence