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9/08/2008

La concentration mentale et ses effets sur le mouvement du Qi


JIAO Guorui, traduction par Vincent BEJA

La concentration est un des moyens d'entraîner le mental. Le mental dirige la matière en conduisant le flux du Qi. C'est la clé pour commencer n'importe quel mouvement dans l'exercice du Qi Gong.

En outre, en conduisant l'esprit vers la quiétude pour influencer le Qi, la direction mentale du flux du Qi le fait monter, descendre et aller à gauche et à droite.

L'endroit sur lequel s'effectue la concentration du mental a une incidence sur le mouvement. Si le nombril (Dan Tian Central) est le centre de l'attention, l'esprit peut guider le Qi vers le haut jusqu'à Tanzhong, Yindang, Daihui et ainsi de suite... Si la concentration se dirige vers le bas à partir du Dan Tian central vers Qihai, Guanyuan, Huiyin, Yongquan et autres points d'acupuncture, le Qi est induit à descendre. Des phénomènes tels qu'élévation de la pression sanguine, essoufflement, vertiges et sensation d'oppression dans la poitrine sont des observations cliniques courantes lorsque l'esprit est concentré sur la région du nez. Lorsque le mental se concentre sur Yongquan, la tension tombe, la respiration s'approfondit et des sensations de confort peuvent apparaître. D'une manière générale plus le point de concentration est élevé dans le corps, plus le Qi peut s'élever; inversement, plus il est bas et plus bas le Qi peut descendre. Ceci illustre le fait que l'esprit et le Qi convergent au même lieu. C'est pourquoi le point d'acupuncture du Dan Tian Central doit être pris comme origine, indépendamment du lieu où l'esprit est en train de se concentrer.

Pour cette raison la région du nombril, qu'on appelle aussi Dan Tian Central, est considérée comme le centre du corps humain, le point commun de la rate et du pancréas. La pratique clinique a prouvé que la concentration du mental sur cette région où l'estomac, le pancréas et la rate sont localisés non seulement augmente le Qi médian (la fonction digestive) et harmonise le Qi général, mais accroît encore remarquablement les facultés des fonctions digestives, produisant tout un ensemble d'effets bénéfiques en d'autres lieux de l'organisme. Ainsi la concentration sur le Dan Tian Central est traditionnellement considérée comme le fondement de la pratique. Sur cette base on peut ensuite développer et conduire un point de concentration secondaire n'importe où ailleurs.

Les régions de concentration peuvent être le Dan Tian Supérieur, le Dan Tian Central et le Dan Tian Inférieur. Dans l'étendue de ce qu'on appelle le Dan Tian Central (nombril interne) quelquefois appelé Tronc Central, on trouve les points Sheque (Dan Tian Avant), Zhongwan (environ 10 cm au dessus du nombril) et Qihai (environ 3,5 cm en dessous du nombril), bien que Zhongwan soit un peu au dessus de la zone et que Jianli soit un peu en dessous. Les personnes ayant trop de Qi dans la partie supérieure du corps et pas assez dans le partie inférieure doivent principalement se concentrer sur le Tronc Inférieur. Le Dan Tian Central est recommandé aux personnes ayant une santé "normale" tandis que le Dan Tian Supérieur ne doit pas être utilisé comme une zone de concentration permanente.

Comme pour l'ouverture et la fermeture de la concentration mentale, ouvrir signifie que le Qi est guidé par l'esprit dans une dilatation à partir du nombril interne ce qui crée la sensation du Qi envahissant tout le corps. Fermer signifie concentrer le Qi à partir des extrémités et des parties superficielles du corps que l'on ressent pleines d'énergie. Dans la pratique on alterne habituellement les techniques d'ouverture et de fermeture.

Source: presence-tao.org

8/15/2008

Les disciplines du Qi: cultivez l’énergie qui est en vous

Une enquête sur la pratique des arts énergétiques en France


Tai Chi chuan, Qi Gong, Feng Shui, Zen , ... les disciplines et philosophies orientales semblent avoir le vent en poupe : effet de mode ou évolution profonde ? Ces disciplines ont-elles vraiment quelque chose à nous apporter, ou sont-elles, seulement, de nouvelles distractions teintées d’exotisme ?

Une enquête vient de paraître, qui fait le point de façon opportune sur les différentes disciplines qui se réclament du travail du Qi, dit aussi « Ki » en japonais, ou « prana » dans la tradition indienne : l’énergie vitale. L’auteure, Joëlle Garnier-Lin, qui parle chinois, connait bien le sujet pour avoir vécu en Asie plusieurs années. Elle a été un observateur privilégié du phénomène puisqu’elle est à l’origine de la création d’un site* qui, dès 2003 et, pour la première fois sur Internet, présentait les différents arts corporels ou de santé travaillant le Qi.

Qu’entend-on par « disciplines du Qi » ?
Les disciplines du Qi sont des disciplines de santé ou de bien être comme le Tai chi chuan, le Qi Gong, le yoga ou le shiatsu mais aussi des arts médicaux complets : médecine traditionnelle chinoise ou Ayurveda venu de l’Inde. Ce sont, encore, tous les massages thérapeutiques comme le Tui Na chinois, la réflexologie, le shiatsu japonais... On trouve, enfin, parmi les disciplines du Qi, des arts martiaux qui travaillent spécifiquement le Qi, dans un esprit de coopération et non d’agressivité : l’aïkido, très développé en France, en est le plus connu, mais on découvre également, le Nanbudo, créé par un grand maître de karaté, Me Yoshinao Nanbu, le Kinomichi, créé par Me Noro, un aïkidoka de haut niveau, le Sarbacana...

Finalement, ces disciplines, une vingtaine au total, comprennent autant des pratiques millénaires à l’image du yoga ou du Qi gong (plus souvent appelé Daoyin avant le XXe siècle) que des arts créés il y a quelques décennies. Ces « arts nouveaux » sont souvent issus d’un ensemble d’influences qui, dans la vie d’une personnalité au parcours remarquable, se sont transformées en une discipline novatrice. C’est le cas du nanbudo ou du kinomichi, mais aussi du Wutao, créé par Pol Charoy et Imanou Risselard, les fondateurs entre autres du magazine Génération Tao et du centre du même nom à Paris. Métissage fécond d’arts martiaux et de danse, cette pratique permet, par un travail rythmique et ondulatoire , toujours dans le respect du corps, de faire monter en soi l’énergie interne. Porté par une musique qui mêle rythmes traditionnels et accents modernes, « c’est une calligraphie du geste, disent ses créateurs, le mouvement de vie, la pulsation de l’univers ».

Un lien subtil à l’univers
On pressent déjà, par cet exemple, que les « disciplines du Qi » n’ont pas seulement à voir avec notre santé ou notre « bien-être » quotidien. Elles nous relient, aussi, à un élément fondamental de nos vies que nous avons tendance à oublier : l’entretien de la pulsation de vie qui nous habite. Car la pratique de ces disciplines nous conduit à mieux prêter attention au lien subtil qui nous relie, chacun, à notre environnement, à l’autre et au-delà, à la Nature et sans doute, à l’univers.
L’auteure de l’enquête cite à ce propos Boris Tatzky, vice-président de la Fédération Nationale de yoga, qui rapporte la réponse d’un pandit indien à la question « Qu’est-ce que prana, l’énergie de vie ? » « Si vous observez la nuit les étoiles, disait-il, les constellations bougent (..), comme une chorégraphie intelligente, c’est prana. » Et il ajoute : « Et vous avez certainement remarqué que votre cœur bat, que vous y pensiez ou non (...). La force intelligente qui fait battre votre cœur, c’est prana. Et c’est le même prana qui fait battre votre cœur et danser les étoiles ».

Ainsi, par la pratique de ces arts, c’est une véritable quête - parfois sans le savoir - que l’on entreprend : retrouver notre unité, et par elle, notre lien à la Nature et à l’univers. Ce lien n’est pourtant pas d’ordre abstrait ou philosophique. C’est par le corps et une pratique corporelle, ou un soin du corps dans le cas des arts de santé, que l’on peut le découvrir.
Le livre de Joëlle Garnier-Lin insiste sur ce point, en proposant à la fin de chaque chapitre, des conseils pratiques illustrés, afin de pouvoir ressentir cette dimension énergétique en nous. Ce sont des respirations spécifiques, des massages, des exercices d’attention au présent et à l’environnement qui nous entoure.

L’approche qualitative des médecines traditionnelles
Car il semble y avoir des lois, dans le domaine énergétique, de même qu’en science physique ou en chimie. La médecine traditionnelle chinoise, par son observation minutieuse du fonctionnement de l’organisme humain, en répertorie un grand nombre. Celles-ci nous parviennent aujourd’hui, grâce à des traductions d’écrits, parfois millénaires. Cette science des souffles internes décrit, en effet, minutieusement les trajets de l’énergie dans le corps : les fameux « méridiens » d’énergie, mais aussi ce qui permet d’entretenir cette énergie, et de la rééquilibrer, si besoin est. Une bonne illustration de ces phénomènes est la diététique chinoise, dite aussi « taoïste » ou « diététique du yin et du yang », titre du livre d’un des spécialistes en France de cette discipline, le Dr Chen Yau Wa. La diététique que nous connaissons, nous dit l’auteure de l’étude, en comptabilisant protéine, lipide, calories et autre vitamines, est essentiellement quantitative. A la différence de celle-ci, c’est une approche qualitative qu’adopte la diététique chinoise. Par exemple, on prêtera attention, dans son alimentation, à l’équilibre des mets dits « réchauffants » (ou « yang ») avec ceux qualifiés de « rafraichissants » (ou « yin »). Cette qualité ou « nature » de l’aliment n’a, pour autant, pas de rapport avec la température à laquelle il est pris. Ainsi, le livre cite l’exemple du thé, consommé chaud, mais de nature rafraichissante ce qui expliquerait qu’il soit consommé en abondance dans des pays chauds comme au Maghreb, en Chine du sud...

On voit tout l’intérêt que nous aurions à nous ouvrir aux enseignements de ces « médecines savantes » que sont médecines traditionnelles chinoise ou indienne. Par leur caractéristique préventive, en particulier, nous pourrions apprendre la façon de renforcer notre immunité, aux abords des rigueurs de l’hiver ou de protéger notre estomac, tant il est vrai qu’une bonne digestion est essentielle pour préserver notre capital vital.

Les disciplines du Qi, nombreuses et multiformes, recèlent, ainsi, des trésors de connaissance dont nos sociétés à bout de souffle, pourraient profiter beaucoup plus qu’elles ne le font. Cet ouvrage, qui se lit comme une promenade au sein de ces différentes pratiques, permet de nous en donner toute la mesure et nous incite à nous lancer dans la pratique de l’une d’entre elles car, pour reprendre un proverbe chinois qu’il cite : « l’enseignement qui n’entre que par les yeux et les oreilles ressemble à un repas pris en rêve ».


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Source: soleil-levant.org

7/14/2008

La vision chinoise de l'homme

Concepts Philosophiques Chinois

SHEN (神): conscience, esprit divin
est la manifestation du tao sur l'homme

XIN (心): le coeur sentiment
Ce qui guide nos gestes

JING (精): essence vitale,force vitale
est la concentration de l'essence vitale

YI (意): Pensée supérieure
qui vient du coeur

D'après les anciens maîtres d'art interne :

"Le mouvement naît du XIN, le YI et le SHEN dirige le QI, cela engendre le JING"



Les cinq éléments:

Bois 木
Feu 火
Terre 土
Métal 金
Eau 水



L'originalité de la pensée chinoise réside dans sa vision de synthèse du cosmos. L'être humain, en particulier, ne vit pas séparé du reste de l'univers, mais en harmonie avec lui. Du macrocosme au microcosme les mêmes lois régissent la vie et la mort et expriment le principe universel : le TAO

Le TAO (道)
Le tao (la voie) est à l'origine de toute chose (chaos primitif). Il est toujours en mouvement. Le taiji (faîte suprême) est le commencement du commencement lors du mouvement du tao. Le yin et le yang naissent du taiji :

"Le tao a donné naissance
à l'un, l'un à deux, le deux à trois
Le trois aux dix mille objets
qui portent le yin et embrassent le yang
Doivent leur harmonie à la fusion des deux"

Tao Te King Lao Tseu

Le YIN et Le YANG (阴阳)

Le yin : principe féminin, terre, obscur, repos, côté sombre de la montagne
Le yang : principe masculin, ciel, lumière, côté éclairé de la montagne
sont les deux faces d'un même ensemble.
Opposition et complémentarité, relativité et mouvement sont les caractères fondamentaux du yin/yang qu'il ne faut jamais perdre de vue quand on aborde leurs aspects spécifiques. Par exemple, le yang est chaud et le yin est froid, mais l'un par rapport à l'autre et non dans l'absolu. Ils illustrent le dynamisme des contraires.

"A l'origine le qi (souffle)
a commencé par se différencier
en un souffle pur et léger,
le yang, qui est monté et a fait le ciel,
et un souffle opaque et lourd,
le yin, qui est descendu et a fourni
la terre. Le propre du ciel
est d'être pur et mobile,
Celui de la terre est d'être opaque et stable."

Le QI

La description la plus ancienne de la théorie du souffle (qi 气) se trouve dans le Huang Di Nei Jing (黄帝内经) : le livre de l'interne de l'empereur Huang Di ( 475 - 211 av. JC, période des royaumes combattants)

Tout au long du nei jing :
il est préconisé de cultiver le corps et l'esprit
pour obtenir " le vrai souffle" ( énergie véritable : zhen qi 正气)
qui est la combinaison du "souffle originel" (énergie ancestrale : yuan qi 元气 )
et de l'énergie essentielle ( zong qi 宗气).
L'énergie essentielle est elle-même la réunion de qing qi (清气), l'énergie de l'air, et de gu qi (谷气), l'énergie des aliments.

L'énergie nutritionnel (ying qi 营气) se charge de maintenir la vie dans l'organisme en assurant la nutrition de tous les aliments à travers le sang et les méridiens.
L'énergie défensif (wei qi 卫气) prévient principalement de l'énergie essentielle
son rôle est de protéger la surface du corps en s'opposant aux agressions extérieurs d'agents pathogènes.

La circulation de l'énergie véritable se fait à travers les jing luo (经络): les méridiens d'acupuncture. Ces jing luo ne sont évidemment pas constitués de tissus organiques, ils sonts immatériels.

Les MERIDIENS

Il existe douze méridiens principaux qui communiquent directement avec les organes et les entrailles.
Les méridiens en relation avec les organes ( zang ) et qui parcourent la face interne des membres sont yin. Ceux en relation avec les entrailles
( fu ) et parcourant la face externe des membres sont yang.
Les organes poumons, rate, coeur, rein, et foie sont yin.
Les entrailles gros intestin, estomac, intestin grêle, vessie, vésicule biliaire sont yang. Il existe six paires de relation de concordance entre l'extérieur et l'intérieur :

1. poumons > gros intestin
2. estomac > rate
3. coeur > intestin grêle
4. vessie > reins
5. péricarde > triple réchauffeur
6. vésicule biliaire > foie

Il existe deux méridiens dits de fonction : le triple réchauffeur, yin, lié aux trois foyers ( supérieur, moyen et inférieur) et le méridien du maître du coeur, le péricarde, yang, qui est en relation avec le coeur.

En commençant par le méridien des poumons de la main ( yin ), les méridiens se relient successivement les uns aux autres et finissent au méridien du foie du pied ( yin ).Le commencement et la fin se rejoignent, comme un cercle sans extrémité.

Il existe aussi huit méridiens curieux qui ont leur propre voie.
Deux des plus important sont le " méridien gouverneur"(dumai) et le "méridien directeur"(renmai).
Le méridien gouverneur contrôle tous les méridiens yang
Le méridien directeur contrôle tous les méridiens yin.

La circulation de l'énergie interne dans les méridiens est un phénomène normal et naturel. Si les méridiens sont gênés, l'homme tombe malade. Les méthodes de Qi Gong( yang sheng) ont pour but de régulariser la circulation et le drainage des méridiens.

La théorie du yin et du yang ne fut pas la seule méthode dont les Chinois de l'antiquité disposaient pour interpréter le monde. Une autre conception émergea, selon laquelle chaque phénomène dans l'univers était considéré
comme une manifestation des cinq éléments (wuxing) :
le bois, le feu, la terre, le métal, l'eau.

WUXING (五行)

Le concept des cinq éléments fut rapidement intégré à la théorie du yin et du yang. Les cinq éléments sont associés aux saisons, couleurs, saveurs, sentiments, climats, organes. Le cycle d'engendrement montre le processus perpétuel du mouvement universel.

" le bois alimente le feu, les cendres
laissées par le feu nourrissent la terre,
la terre abrite le métal,
l'eau se condense sur le métal
et l'eau hydrate le bois."


Il existe aussi le cycle de soumission qui complète le cycle d'engendrement. Il ne s'agit pas d'un mauvais cycle mais d'une autre loi qui régit les intéractions entre les éléments.

" Le bois domine la terre
La terre domine l'eau
L'eau domine le feu
Le feu domine métal
Le métal domine le bois."


C'est ainsi que les lois d'acupuncture, de l'alimentation, du psychisme, entre autres, se réfèrent toujours à l'interdépendance des organes définie par ces deux cycles.

Les arts martiaux internes ( nei gong 内功) : Tai ji quan (太极拳), Xing yi quan (形意拳), ba gua zhuang (八卦掌), yi quan (意拳)ont comme base cette vision de l'homme. Ils entraînent le corps et l'esprit pour être en symbiose avec ces théories.



6/11/2008

La notion de Qi


La notion de Qi (« tchi ») est issue de l’observation et de la connaissance des phénomènes naturels que possèdent les chinois depuis plusieurs millénaires. Pour eux, le Qi est à l’origine du monde, « tout être et toute chose résulte du Qi du Ciel et de la Terre ». L’univers tout entier n’est fait que de Qi, il est mû par une force vitale qui est à l’origine de tout, se manifeste dans tout ce qui est.


On pourrait tenter de définir l’énergie dans ses deux aspects de base, avec une infinité de variantes intermédiaires :
- l’énergie la plus subtile, légère, haute, à l’image du ciel
- l’énergie la plus dense, lourde, compacte, basse, à l’image de la terre

Pour la Médecine Traditionnelle Chinoise, le Qi est aussi la substance fondamentale du corps humain, à la fois la matière qui le compose et son activité physiologique. Il conditionne et nourrit la vie. L’Homme est un produit de la nature qui résulte de l’union des énergies du Ciel et de la Terre, où il puise ses éléments nutritifs en respirant et en absorbant des aliments. L’Homme, charnière entre le Ciel et la Terre, possède lui aussi ses énergies «denses» (matières, corps, tissus, chairs) et ses énergies plus subtiles, dans ses fonctions physiologiques et mentales, ses canaux, voies d’acheminement, ses organes pleins et creux, à l’image de la nature et de l’Univers.

La notion de Qi s’appuie donc sur une conception globale de la nature et de la vie. Dans ce contexte, il n’y a pas de différence entre le corps et l’esprit, ni entre l’homme et l’univers. La pratique du Qi Gong, en se basant sur ces notions, permet à l’homme de préserver son équilibre et de retrouver l’harmonie entre son microcosme et le macrocosme de la nature et de l’Univers.

Cette conception globale veut que le Qi Gong ne soit pas une thérapeutique particulière à tel ou tel type de maladie, mais un moyen destiné à améliorer le fonctionnement de l’ensemble de l’organisme. Le Qi Gong renforce la faculté défensive et adaptative de l’organisme et autorégule l’organisme.


© 2008 Esprit Santé



5/28/2008

Essence, Energie, Esprit (Jing Qi Shen 精氣神)


Le qì (氣) est la source originelle qui nourrit tous les êtres. Le qì se distingue à travers les émotions.

Le qì(氣) engendre le corps et l’esprit

Le corps contient la transmission génétique de l’essence jīng qì ( 精 氣 )
L’esprit contient la mémoire karmique de l’esprit shén qì ( 神 氣 )
L’énergie qì (氣) contient le code universel de la source de la vie.

Le qì (氣) est au centre de la création et, apparenté au corps humain, il siège dans le diaphragme qui est une batterie ou un accumulateur d’énergie.

Le jīng est l’essence ou la semence (hormone, ovule ou spermatozoïde). Le jīng (精) peut être utilisé pour nourrir le qì (氣).

Le qì (氣) doit être consommer (respiration) pour nourrir l’esprit shén (神)

Le shén (神) se distingue dans les yeux, c’est la vitalité qui sort du regard.

Le shén (神) stimule le qì (氣), le qì stimule le jīng. Le jīng nourrit le qì, le qì nourrit le shén (精生氣, 氣化神). Le mouvement est continu si l’équilibre est établi.

Jīng (精), qì et shén (神) sont les trois parties fondamentales de l’énergie. C’est la trinité en l’être humain. C’est la terre, l’homme et le ciel. C’est le corps physique, émotionnel et spirituel.

Relativement, on peut traduire le "Jing Qi Shen" en Essence (Jīng 精), Energie (Qì 氣) et Esprit (Shén 神).



Référence: qigong.romandie.com

5/25/2008

Maîtriser le Qi par le corps


Par le contrôle du corps, de la respiration et de la pensée, les adeptes du Qi Gong peuvent aussi apprendre à percevoir leur énergie vitale, à la concentrer et à la diriger le long des trajets d'énergie (les méridiens de l'acupuncture). Ils pourraient même en venir à absorber directement le Qi de la terre, du ciel ou de la nature. Pour pratiquer le Qi Gong, on utilise :

  • La visualisation et la méditation.
  • Des exercices respiratoires, entre autres par la récitation continue de sons sans signification comme Soo Soo Ma Di Di Di Si ou Wa Na Wat Da Wa Si.
  • Des postures immobiles, tenues un certain temps.
  • Des mouvements très diversifiés et généralement très lents, ou des enchaînements de mouvements.
  • Des étirements et des ondulations.
  • Une grande attention mentale.

5/17/2008

La Science du Qi



Peut-on prouver l'existence du Qi ? Des travaux menés en France et en Chine n'en sont pas loin

Fondamentalement insaisissable, invisible, immatériel, le " souffle de vie universel " du Qi paraît se dérober à toute investigation scientifique. Cependant, à force de tentatives et d'appareils de plus en plus perfectionnés, des savants sont parvenus à s'en approcher. Du moins de certaines de ses manifestations. La mesure du qi n'est plus tout à fait un casse-tête chinois.

Au contact des méridiens
C'est en 1946 qu'un médecin acupuncteur français, le Dr Jean Niboyet entreprend d'apporter la preuve objective de l'existence des points d'acupuncture en prenant des mesures électriques de la peau. C'est le début d'une recherche de plusieurs années, particulièrement rigoureuse et documentée, si minutieuse qu'elle deviendra le sujet de sa thèse de médecine. Pour cela il va mettre au point le punctomètre. C'est un Ohmètre (appareil mesurant les variations du courant électrique en ohms) en forme de stylet, destiné à mesurer la capacité de la peau à conduire plus ou moins facilement le courant électrique (cela s'appelle la résistance). Il est toujours utilisé.

Que découvre Jean Niboyet au cours de ses expériences ? Que notre peau est ponctuée à sa surface de " puits de résistance minima ". Des points qui s'avèrent 20 à 50 % plus conducteurs de courant que leur environnement immédiat. Il s'aperçoit aussi que ces points, répartis dans la plus parfaite symétrie, coïncident au millimètre près avec ceux recensés par la médecine traditionnelle chinoise. Pour vérifier si les écarts de résistance cutanée des points entre eux sont le résultat du hasard ou non, il répète ses mesures sur des séries de points pris deux par deux, situés soit sur un même méridien, soit sur deux méridiens différents, ou très éloignés l'un de l'autre. " Dans 90 % des cas, constate le médecin, la résistance entre deux points d'un même méridien est plus faible que celle de tout autre trajet ne suivant pas un méridien. " Des mesures encore valables aujourd'hui.

Pour Niboyet, bien qu'il ne soit pas parvenu à y mesurer des courants électriques, les méridiens sont l'équivalent d'un réseau électrique. Un réseau qui quadrille notre organisme, distribue l'énergie, le Qi, et sur lequel il est possible d'agir à l'aide de certains points privilégiés. Ce sont les points d'acupuncture.

Le Qi, conscient et dirigé
L'essentiel des études scientifiques concernant le Qi a été mené en Chine depuis la fin des années 70, avec des maîtres de qi-gong, des experts du " souffle vital ", capables de faire circuler le Qi, de l'accumuler dans leur organisme pour le redonner à volonté, par ce que … …l'on appelle des projections de Qi émis et dirigé consciemment, éventuellement à distance : le Wei Qi.

Dès 1978, le ministère de la Santé chinois (via son bureau de la médecine traditionnelle) initie les premières recherches officielles. Depuis, elles n'ont jamais cessé, et visent autant à mesurer les effets du wei qi qu'à déterminer sa nature exacte. Les scientifiques de l'hôpital Xun Wu de Pékin et de l'université Jiatong à Shangaï ont découvert que la production de wei qi s'accompagne d'effets électromagnétiques variés (apparition d'un champ d'électricité statique et fluctuation du champ magnétique …). Des clichés infrarouges pris avant, pendant et après des émissions de qi sur des participants montrent des changements de température autour de leur tête et de leurs mains. À défaut d'autres explications toutes ces recherches orientent vers une explication bioélectrique du qi.

Au cours des années 1980, Liu Dong, Maître de qi-gong, diplômé de l'université de médecine chinoise de Pékin et initié dès l'âge de 5 ans par son grand-père, a accepté d'utiliser sa maîtrise du qi et de le projeter sur des plantes, des souris porteuses de cellules tumorales ou des chaînes de protéines. Réalisées avec l'aide de physiciens, biologistes et immunologistes, ces expériences ont toutes été concluantes, démontrant l'impact du Wei Qi sur le vivant. Leurs conclusions ont été publiées dans des magazines scientifiques chinois. En France, en juillet 1991, sous le contrôle du Pr Jean-Claude Chermann de Marseille, de l'unité 322 de l'Inserm, Liu Dong s'est essayé à émettre du Qi à destination d'une culture de cellules infectées par le virus du sida. " Cela s'est déroulé en double aveugle. Je me suis concentré sur une éprouvette, en restant les mains quelques minutes autour du tube à essai pour envoyer de l'énergie ", raconte le maître chinois aujourd'hui professeur de qi-gong au sein de l'association Ling Gui, à Paris. " Une semaine plus tard, le contenu a été analysé. Il y avait moins de virus et le taux de cellules du système immunitaire, les MT4, avait augmenté. " Un essai malheureusement resté sans suite.

Des sons porteurs d'énergie
À Oppedette, dans les Alpes de Haute-Provence, Vlady Stévanovitch émet des sons chargés d'énergie, capables d'agir sur les organismes : tonifiant un organe, soulageant une contracture, ou induisant un état de relaxation. Musicien de formation, il a cherché à reproduire ces effets en enregistrant les sons qu'il émettait. Numérisés, décomposés en différentes fréquences puis remixés par des ingénieurs du son, ces sons baptisés Wou pour les distinguer de l'émission d'origine, semblent garder du pouvoir.

Débutés en 1995, ces travaux menés en relation avec des spécialistes de l'informatique musicale (l'Ircam), ont abouti à l'évaluation de certains Wou par un réseau de médecins et de praticiens de santé qui les utilisent dans le cadre de leurs traitements. " L'effet antidouleur est souvent observé dans l'immédiat et ne tarde pas à se manifester au plus tard après 15 minutes d'intervention ", constate Vlady Stévanovitch.

Les Wou sont aussi l'objet d'un programme d'analyse scientifique élaboré par l'Institut Somatic, un centre de recherche sur le qi fondé à Paris en décembre 2003, qui prévoit d'utiliser la résonance magnétique nucléaire pour objectiver l'influence des sons sur des échantillons d'eau. " L'idée est d'exposer sur une longue durée un mélange d'eau pure et d'eau lourdeà du son enrichi en qi pour voir si les liaisons moléculaires entres les atomes d'oxygène, d'hydrogène et de deutérium ont été changées ou pas, explique le Dr Pascal Vidal, l'un des fondateurs de l'Institut. Les premières analyses auront lieu en janvier 2005, et l'ensemble des travaux sera sans doute terminé en septembre. " L'existence du qi ne semble plus être sujet à controverse, reste à en déterminer la nature !

Maxence Layet


5/13/2008

Tai-chi-chuan : la méditation en mouvement



Le Tai-chi-chuan, c’est cette fameuse gymnastique d’origine chinoise. Entre méthode de relaxation et art martial, cette pratique a de plus en plus de succès en France. Comment se pratique-t-elle ? Quels sont ses bienfaits ? Doctissimo fait le point sur un moyen de retrouver l’harmonie vieux de plusieurs siècles.

Le Tai-chi-chuan est une discipline pratiquée depuis des siècles en Chine. C’est l'art martial le plus pratiqué au Monde. Il aurait été inventé par un moine qui observait un combat entre un oiseau et un serpent.

Abc du Tai-chi-chuan
Le Tai-chi-chuan est un savant mélange de gestes et de postures à réalisés en les enchaînant. Il évoque à la fois une danse lente et un combat au ralenti. Le principe est simple. Il s’agit d’effectuer des gestes lents et souples. Ceux-ci doivent impérativement être faits de manière continue, afin d’éviter les saccades et les arrêts brutaux. Les enchaînements peuvent parfois comporter jusqu’à 100 mouvements différents ! La respiration est également au centre des exercices. Celle-ci doit être lente et profonde. Les séances durent environ une demi-heure et ont lieu généralement deux à trois fois par semaine. Certaines variantes vont utiliser des instruments (bâton, épée…).

Des règles strictes
Contrairement à ce que l’on peut croire, les mouvements ne sont pas aléatoires. Ils sont codifiés et les enchaînements font partie de l’enseignement. Sachez qu’il existe plusieurs écoles de Tai-chi-chuan, qui vont avoir des spécificités différentes. Mais dans l’ensemble, si les mouvements varient, les règles de base sont les mêmes, comme par exemple :

Garder le sommet du crâne vers le haut ;
Laisser les épaules tomber ;
Ne pas utiliser la force ;
Rester toujours relaxé ;
Garder les articulations souples ;
Réaliser des mouvements fluides ;
Faire les enchaînements en continu.
Vous avez dit "Chi" ?
Le Tai-chi-chuan est connu comme une discipline de la santé et de la longévité. Il est notamment employé dans les hôpitaux en Chine. Mais qu’en est-il réellement ? La théorie à la base de ses bienfaits prend appui sur le "Chi". Car le Tai-chi-chuan faciliterait la circulation de cette énergie corporelle au sein de notre organisme. Or toujours selon ces préceptes, c’est lorsque le Chi se retrouve bloqué à un endroit précis que nous tombons malade. Cette activité jouerait donc un rôle préventif.

Quels effets réels sur la santé ?

Si les effets du Tai-chi-chuan sur le "Chi" restent peu étudiés scientifiquement, les bienfaits de cette gymnastique sont réels. Ainsi, il a l’avantage d’être accessible au plus grand nombre : nul besoin d’être un athlète accompli pour débuter.

Il permet, chez les plus jeunes notamment, de prendre conscience de chaque partie de son corps. Les enchaînements de mouvement vont développer à la fois la souplesse, la coordination et de manière générale le dynamisme. De plus, les techniques respiratoires et les mouvements souples permettent une relaxation profonde.

Le Tai-chi-chuan est d’ailleurs une méthode éprouvée pour gérer le stress et retrouver le calme. Il est d’autant plus efficace si les mouvements sont pratiqués en plein air. Certains prétendent également qu’il aurait des vertus sur le système immunitaire. Mais rien n’a jamais été prouvé en la matière…

Louis Asana

Arts Millénaires de Bien-Vivre et de Bien-Etre

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