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9/04/2008

Le Goji (Lycium barbarum) -- La plante


Lycium barbarum, le lyciet commun, appelé aussi épine du Christ – Spina santa en Corse – a fait l’objet d’une utilisation traditionnelle séculaire dans les îles méditerranéennes où les guérisseurs de village vantaient ses vertus antispasmodiques. En Chine et au Tibet, depuis des millénaires, les lamas médecins et autres thérapeutes lui ont attribué mille vertus. Aujourd’hui, la science occidentale redécouvre la miraculeuse petite baie rouge…

Histoire et botanique

Le lyciet commun ou lyciet de Barbarie – Goji de l’Himalaya, Lycium barbarum L. – est une plante naturellement répandue dans de nombreuses régions du globe. De la famille des solanacées, le genre Lycium regroupe plusieurs dizaines d’espèces, dont les plus connues sont Lycium chinense et Lycium barbarum. Lycium chinense, encore appelé kuko ou épine du Christ, est cité dans des textes chinois très anciens comme le Shen’nong Bencaojing, traité datant du premier siècle après JC, ainsi que dans un poème remontant à la dynastie chinoise Tang (618 – 907 après JC). Nous avons personnellement trouvé mention de Lycium barbarum dans un récit de voyage publié vers 1880 par un ethnologue anglais du nom de Hurst.

Les Lyciets sont des arbustes mesurant de 1 à 3 mètres de haut, à feuilles caduques, à fleurs violettes en corolle, fournissant des petites baies rouges (gojiberries ou wolfberries). Les médecines traditionnelles tibétaine, chinoise, ayurvédique, utilisent baies et racines depuis des millénaires, et revendiquent pour cette plante des actions miraculeuses au niveau du foie, du système cardiovasculaire et nerveux, de la régulation de l’humeur et de la vision, et au niveau de la vitalité et de la longévité. Les découvertes récentes et les analyses mettant en évidence une richesse exceptionnelle en anti-oxydants, vitamines, caroténoïdes, oligo-éléments, éléments polysaccharidiques immuno-stimulants, semblent confirmer l’intérêt du genre Lycium en phytothérapie, particulièrement Lycium barbarum et chinense. Les Lyciets sont aujourd’hui cultivés en Chine, en Amérique du Nord, dans certaines vallées himalayennes et depuis peu en Europe.

Validation scientifique

Depuis 1991, les scientifiques chinois ont procédé à de multiples études (89 à ce jour) visant à objectiver les effets bénéfiques d’une consommation quotidienne.

les études principales ont porté sur :

l’action anti-âge générale (coeur, foie, reins, cerveau, système musculaire, articulaire et ostéoligamentaire, libido),

la régulation de la glycémie et du cholestérol ,

le contrôle du métabolisme et du cycle de la vie cellulaire (par activation des mécanismes de l’apoptose, de la stimulation des NK cells chargées de détruire les cellules déficientes, par protection contre les radicaux libres),

la stimulation des défenses naturelles,

la lutte contre le vieillissement précoce (par stimulation de l’hormone de croissance), la régulation de l’humeur et du sommeil (par action sur les neurotransmetteurs cérébraux),

la régulation de l’équilibre acido-basique,

la détoxication,

l’équilibre alimentaire (en luttant contre les points noirs de l’alimentation industrielle : toxicité, déséquilibres, carences, oxydation, acidose).

Source: paperblog.fr et goji-himalaya.com

Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC) et vieillissement

par Dany ALQUEZAR
(Thérapeute en Médecine Traditionnelle Chinoise)


Nous sommes toutes et tous en occident confrontés à la notion d’image qui prône “le jeunisme” ambiant, l’esthétiquement correct et le dynamisme sans répit. Si l’on approuve ce concept, cela équivaut à ignorer, malgré l’allongement de la durée de vie, le mécanisme naturel du vieillissement dont le médecin chinois tient compte dans le bilan énergétique du patient.

Voici les causes essentielles qui accélèrent le vieillessement :

Vide du rein

Cet organe stocke le “jing QI” (énergie héritée de nos parents), le “yuan QI (énergie ancestrale stockée au point 4 DM “porte de la vie”), le “jing acquis” (énergie venant de l’alimentation et de la respiration), enfin le QI (énergie) des organes entrailles. Le tout constitue le QI du rein qui engendre un développement normal de la croissance, un bon fonctionnement des moelles (cerveau), une vitalité conséquente. Si le rein est vide, c’està- dire son QI en insuffisance, certains désordres apparaissent : asthénie, insomnie, douleurs lombaires, perte de cheveux, de mémoire, froid interne, peur... En médécine chinoise nous tonifions alors le rein afin que le yin continue de nourrir et humidifier les organes, et pour que le yang puisse réchauffer l’organisme.

Vider la rate

Cet organe s’occupe de la transformation digestion (avec l’estomac) des aliments et liquides pour produire et transporter le QI, le sang, les liquides organiques. Son énergie maintient les organes en place et gère l’homéostasie.

En cas de vide de rate, il y a des symptômes d’ordre digestif (ballonnements, diarrhées, inappétence), fatigue des membres, oedèmes, rumination mentale... L’organisme est en hypofonctionnement et le thérapeute doit fortifier l’énergie de la rate afin que les désordres disparraissent.

Stase de sang et accumulation de “TAN” (mucosité, glaires, humidité)

Il s’agit là de plénitude dans le sang de trop-plein induisant une impression de lourdeur, des oedèmes et gonflements, tête comme sérrée dans un étau, varicosités, toux, crachats, mauvaise circulation... Le médecin tradionnel chinois va choisir comme principe de traitement la dispersion à l’aide des aiguilles d’acupuncture, il va refaire circuler le sang et le QI pour que l’organisme retrouve son équilibre.

Les trois syndromes précipités que sont le vide du QI rein, de la rate, la stase de sang et l’accumulation de tan constituent la principale pathogénie et la nature du vieillissement prématuré. Le vide RATE-REIN provoque des pathologies séniles et quand le vide persiste, la stase de sang avec tan apparaît presque inévitablement.

La MTC considère que le Qi du rein faiblit à partir de 40 ans environ. Pour ralentir ce processus il faut respecter des cycles de sommeil réguliers, réduire progressivement avec l’âge l’intensité des activités sportives en maintenant des exercices physiques plus adaptés, éviter les excès sexuels, boire la quantité d’eau qui convient à chacun pour ne pas épuiser inutilement le QI du rein obligé de filtrer le surplus liquidien avec lequel disparaissent les sels minéraux. Pour préserver le QI de la rate, nous devons réduire les aliments gras et sucrés au profit des céréales complètes, fruits secs, légumes, protéines animales et végétales avec modération, poissons et fruits de mer, boissons végétales. Il est temps de penser “qualité” alimentaire et non plus “quantité”. Un exercice physique s’impose à raison de 30 mn par jour minimun afin de maintenir la souplesse des articulations et la tonicité musculaire. Enfin, il s’agit d’apaiser le mental par une pratique de relaxation comme le QI GONG, le TAI CHI, le YOGA ou la MÉDITATION.

Dans le cycle des 5 éléments, la terre (rate) doit dominer l’eau (rein) afin d’endiguer celle-ci. En vertu de ce principe et par expérience clinique, la médecine traditionnelle chinoise conseille de fortifier la source acquise (rate) pour nourrir la source innée (rein), ce qui permettrait de ralentir le vieillissement prématuré.

Ainsi la vieillesse viendra doucement, naturellement, sans obsession d’image car notre mental sera en parfait accord avec notre corps et nous serons dans la compréhension et l’acceptation de ce phénomène paisible et inéluctable.

Source: sante-nature-magazine.com

9/03/2008

La médecine traditionnelle chinoise (MTC)-Vue intégrale

Un bref historique de la médecine traditionnelle chinoise
Le terme « médecine traditionnelle chinoise (MTC) » désigne le système de médecine qui a été élaboré en Chine. Les documents décrivant la MTC les plus anciens datent de 3 500 ans, et les découvertes archéologiques laissent entendre que les origines de la MTC pourraient remonter à au moins 5 000 ans.

Bien que qualifiée de traditionnelle, la MTC a progressé au fil des siècles et elle s’inscrit bien dans le contexte du monde moderne. Au cours de plus de ses 2 000 années d’histoire documentée, la MTC a évolué sous l’effet de nombreuses influences d’ordre politique, économique, scientifique, technologique, social et culturel. À un moment donné au cours de sa très longue histoire, la MTC a quasiment été remplacée par la médecine occidentale. En effet, à la suite de la chute de la dynastie des Qing en 1911, les dirigeants chinois envisageaient de transformer leur pays en un nouvel état moderne, et cela incluait une médecine à l’occidentale. Vers le milieu des années 1950, toutefois, la médecine traditionnelle chinoise avait connu un regain de popularité, si bien que les quatre premiers collèges médicaux d’un bon nombre d’autres à venir ont été établis. La MTC a poursuivi sa croissance à titre de système de médecine, et des programmes éducatifs allant de certificats de technicien(ne) jusqu’au niveau du doctorat sont offerts aux étudiants. La MTC, tout particulièrement comme on la pratique de nos jours en Chine, incorpore et adapte, le cas échéant et si cela convient, les nouveautés de la science et de la technologie occidentale.

Quelques concepts de la MTC
La médecine traditionnelle chinoise est aussi complexe et spécialisée que la médecine conventionnelle. Bien qu’il soit impossible d’en résumer ne serait-ce que les principaux concepts et principes sur un simple feuillet d’information, nous en abordons quelques-uns très brièvement dans les lignes qui suivent :

L’idée de paires d’éléments opposés en équilibre (dualité en harmonie), tels le jour et la nuit, le soleil et la lune, la lumière et la noirceur, le sexe masculin et le sexe féminin, s’exprime par le concept des forces de Yin et Yang. Les forces de Yin et Yang sont parfois représentées graphiquement par le symbole taoïste.

Qi (prononcé Tchi, également écrit chi, Tchi) est souvent traduit en force vitale ou énergie vitale. Qi est l’énergie aussi bien que la matière; c’est la force de la vie. Qi est un flux circulant à l’intérieur, tout autour et partout au sein du corps dans des canaux énergétiques ou méridiens.
Les organes ou systèmes organiques du corps, comme les décrit la MTC, diffèrent tout à fait de ceux de notre perception occidentale. Bien que la plupart des organes soient similaires en termes de noms et de fonction à ceux du concept occidental, ils peuvent, en MTC, jouer un rôle différent. Par exemple, un praticien de la MTC pourrait diagnostiquer une insuffisance hépatique chez un patient qui, selon la médecine conventionnelle, présente pourtant un foie parfaitement normal et fonctionnel.

La maladie peut être provoquée par des facteurs externes comme internes. Les six causes externes de la maladie, parfois appelées les six démons, sont le vent, le froid, le feu, l’humidité, la canicule et la sécheresse. Quant aux causes internes de la maladie, parfois appelées les sept affects, celles-ci sont la joie, la colère, l’anxiété, la pensée, la tristesse, la crainte et la peur.

Diagnostic
Un praticien de la MTC a recours à quatre techniques fondamentales pour évaluer un patient et poser un diagnostic. Ces techniques sont les suivantes :

L’observation : l’examen visuel de la langue, de la complexion et de la peau, l’observation du comportement du patient.
L’écoute et l’odorat : l’écoute de la qualité, de la hauteur tonale (tonie) et du ton de la voix du patient; en reniflant les odeurs corporelles.
L’interrogation : des questions détaillées sont posées relativement aux symptômes ressentis, aux plaintes et malaises, au style de vie, etc.
Le toucher : le praticien de la MTC a reçu la formation nécessaire pour évaluer d’une manière très complexe le pouls du patient (au niveau du poignet, par palpation de l’artère radiale), évaluation qui peut faire ressortir quelque 21 pouls différents.

Une fois l’évaluation du patient terminée, le praticien de la MTC est alors en mesure de classifier le problème, puis d’établir le mode optimal de traitement. Le traitement est adapté aux besoins particuliers du patient, compte tenu de la classification attribuée à la maladie ou à la plainte médicale.

Traitement
En MTC, le traitement est essentiellement allopathique, en ce sens que les maladies sont traitées par le recours à des mesures opposées. Ainsi, une maladie ayant rapport au froid sera soignée par la chaleur, une affection liée à une carence sera traitée par une supplémentation, tandis qu’un problème attribuable à un excédent sera remédié par un drainage.

Les principes de traitement qui servent de guide aux praticiens de la MTC sont les suivants : traiter la cause d’une maladie directement; traiter la cause et, en même temps, assister et encourager la capacité naturelle de l’organisme à s’autoguérir; et assister l’organisme sans traiter la cause directement. Cette dernière approche est appelée fu zheng, ce qui se traduit grosso modo par « soutenir le vertueux ».

Quelle que soit l’approche adoptée, les praticiens de la MTC disposent d’une diversité d’outils et de techniques de traitement, même si certains praticiens n’ont pas recours à toutes les techniques à leur disposition. Comme c’est le cas en médecine conventionnelle, les thérapeutes en MTC peuvent se spécialiser dans certains types de maladies ou de traitements.

Les préparations médicinales
Les préparations médicinales ne se limitent pas aux herbes, mais incluent également des produits d’origine minérale et animale. Parfois complexes, les prescriptions peuvent comprendre des préparations incorporant plus d’une vingtaine d’ingrédients. Certains de ces ingrédients peuvent traiter directement la cause de la maladie, d’autres peuvent assister les propres défenses du corps, tandis que d’autres peuvent contribuer à atténuer les effets secondaires des autres ingrédients.
Les préparations médicinales peuvent prendre la forme de tisanes, d’extraits liquides, de capsules ou de comprimés. Bien que la préparation des tisanes soit une opération assez laborieuse (il peut falloir faire bouillir les tisanes, les laisser infuser, les tamiser à plusieurs reprises, puis les laisser refroidir), cette modalité est sans doute le meilleur moyen d’individualiser le traitement médicinal. Certaines prescriptions d’usage courant sont prémélangées et offertes sous forme de comprimés. Bien entendu, les comprimés sont plus pratiques à prendre, mais leur dosage peut ne pas se révéler aussi précis que celui des tisanes individualisées dans le traitement de certains états. Certaines préparations médicinales sont également faites à partir d’ingrédients en poudre que l’on mélange en fonction de la prescription particulière requise, puis que l’on enferme dans des capsules.

L’acuponcture
L’insertion d’aiguilles fines dans la peau permet aux thérapeutes en MTC de modifier le cours du flux énergétique qi, le faisant dériver et soulageant ainsi les blocages. Le flux énergétique qi est redirigé vers les organes ou les régions du corps aux prises avec une déficience, ou il est réacheminé hors des zones accusant un excédent.

La moxibustion
La moxibustion consiste à brûler, sur ou au-dessus du corps, de petites quantités de moxa séché et réduit en poudre (une herbe connue sous les noms de Artemesia vulgaris, de ai ye, d’armoise et d’herbe de la Saint-Jean). Ayant l’aptitude d’exercer un effet sur le flux énergétique qi, le moxa s’utilise souvent de concert avec l’acuponcture.

Tui Na
Il est vrai que les termes Tui Na se traduisent souvent par « pousser et tirer », mais ils signifient réellement un système de massage, de manipulation corporelle et de stimulation manuelle exercée sur le corps au niveau des points d’acuponcture. La technique Tui Na peut s’utiliser pour stimuler le flux énergétique qi, pour traiter les problèmes neurologiques ou orthopédiques, ou comme substitut à l’acuponcture dans les cas où l’implantation d’aiguilles se révélerait inappropriée (chez les enfants, par exemple).

Qigong
Le Qigong (prononcé tchi koong, également écrit Chi Kung, Chi Gong, Qi Gong, etc.) est un mode de manipulation du flux énergétique qi, ou d’influence sur celui-ci, s’opérant par le biais d’exercices, de la respiration et de la méditation. De nature semblable au tai-chi, les exercices de qigong produiraient, d’après ce qu’on en dit, de plus puissants effets curatifs. Pratiqués sur une base quotidienne, les exercices de qigong seraient particulièrement utiles pour maintenir la bonne santé et prévenir la maladie.

Traitement par la diététique
Les praticiens de la MTC peuvent prescrire certains aliments, certains assaisonnements ou certains mets qui ont des propriétés curatives. D’autres aliments, ainsi que l’alcool, pourraient être déconseillés par le praticien afin de favoriser la guérison.

MTC et VIH/sida
En MTC, l’infection par le VIH et le sida sont classifiés d’un certain nombre de façons. En général, le VIH est reconnu comme un « fléau externe » qui envahit le corps par la voie de la moindre résistance. Par conséquent, il est d’importance capitale de veiller à protéger ou à renforcer les zones de faiblesse. Or en MTC, la façon dont le praticien aura identifié le VIH/sida déterminera le traitement à employer. Ainsi, selon différents praticiens, le VIH pourra être perçu comme soit une maladie liée à la chaleur, soit une maladie issue d’une carence, soit une déficience du Yin ou une insuffisance rénale, soit une maladie reliée à la chaleur. En médecine occidentale, une partie ou l’ensemble des traitements prodigués pourront viser le renforcement ou la stimulation du système immunitaire. En MTC, on peut avoir recours à des techniques diagnostiques comme moyen de prédire le genre d’infection opportuniste à laquelle le patient pourrait être le plus vulnérable. Le traitement retenu pourra alors viser à prévenir les problèmes pertinents au cas.

MTC et médecine conventionnelle
Nombre de personnes séropositives ont recours à la MTC comme complément à leur traitement médical conventionnel. La MTC peut être utile pour aider à stabiliser et à renforcer le système immunitaire suivant un traitement médicamenteux conventionnel entrepris pour soigner une infection. Certaines personnes font appel à la MTC pour soulager ou atténuer les effets secondaires dûs à des médicaments conventionnels. En raison du risque d’interactions entre les médicaments conventionnels et les remèdes de MTC, les patients devraient tenir leur médecin conventionnel et leur praticien de la MTC informés de tous les traitements qu’ils prennent.

Une variété d’herbes chinoises ont déjà fait l’objet d’évaluations dans le cadre d’études de laboratoire, et il a été démontré que nombre d’entre elles exercent des effets anti-VIH. Ces effets antiviraux ont été observés dans les cas où l’herbe étudiée avait déjà renforcé ou amélioré l’aptitude des cellules à résister à l’infection.

Des études portant sur l’acuponcture ont démontré que cette discipline a la faculté de stimuler le système immunitaire en augmentant la production d’interférons (messagers chimiques), en améliorant la capacité des globules blancs à tuer les bactéries et en accroissant le nombre de globules rouges du sang. L’acuponcture a également fait l’objet d’études à titre de traitement de la neuropathie périphérique reliée au VIH. Bien qu’une étude de large envergure n’ait fait ressortir aucune différence significative en termes de soulagement de la douleur entre l’acuponcture, le traitement médical standard et un placebo, les points d’acuponcture étudiés dans le cadre de cet essai avaient été uniformisés de sorte que chaque sujet reçoive exactement le même traitement. Les traitements par acuponcture sont normalement adaptés aux besoins particuliers du sujet et, comme l’ont corroboré les chercheurs dans leurs conclusions, les traitements individualisés pourraient bel et bien exercer des effets différents.

Malheureusement, la vaste majorité des travaux de recherche réalisés dans le domaine de la MTC sont publiés dans les journaux médicaux et scientifiques de langue chinoise, et faute de traduction, demeurent inaccessibles à la plupart d’entre nous.



Source: catie.ca

9/02/2008

Qi Gong--Le développement du souffle interne ou Qi

Le Qi Gong, (prononcer tchi cong), prend sa source dans le concept philosophique de la tradition Chinoise et de la médecine traditionnelle chinoise vieilles de plus de 5000 ans.

Le Qi est le souffle vital à l'origine du monde. Chaque élément de l'univers résulte de mouvements variables du QI. L'homme est un produit de la nature, ainsi, le QI est non seulement à la base de son origine, mais il est indispensable à sa survie.

Le Qi Gong, véritable art de vivre, apprend à cultiver le "DAO" ou vertu, à trouver la vérité de la vie et à contrôler les émotions en supprimant affolement, inquiétude et stress excessif.

Les méthodes du Qi Gong permettent de développer le souffle interne (QI) et de faire circuler librement dans les méridiens d'acupuncture. Il tonifie l'organisme en lui apportant une nouvelle énergie, facilite la circulation du sang dans le corps et équilibre le Yin et le Yang. Il peut donc prévenir, voire guérir des maladies, renforcer les capacités fonctionnelles du cerveau, augmenter l'efficacité du travail, préserver la jeunesse et accroître la longévité. Il permet aussi de se prémunir et de se défendre contre toute attaque extérieure.

Le Qi Gong comprend à la fois des techniques bouddhistes et taoïstes, médicales et martiales, intégrées sous formes de Qi Gong statique et dynamique.

Le Qi Gong Médical est une méthode qui permet de renforcer l'organisme dans son ensemble, tant au niveau superficiel de la peau qu'au niveau plus interne des organes. A travers les entraînements pour maîtriser l'esprit, réguler la respiration et harmoniser les mouvements ou la posture du corps, il permet d'éliminer toutes les toxines ou énergie perverse en apportant une énergie nouvelle. Certaines techniques permettent de transmettre une énergie de guérison à un malade. Cette méthode est particulièrement recommandée au corps médical et paramédical.


Qi Gong général pour préserver la santé

Le Qi Gong général pour préserver la santé fait partie du DaoYin YangSheng Gong. C'est une forme de Qi Gong qui permet de lutter contre le vieillissement, d'améliorer la santé en stimulant les organes, de faire circuler l'énergie dans les méridiens, d'assouplir les articulations et de régulariser l'état général. Il favorise la circulation de l'énergie et du sang.
C'est une excellente méthode de base, accessible à tous. Il est composé d’un enchaînement de 8 exercices.

1 - Régulariser la respiration
2 - Pousser le bateau en suivant le courant
3 - les épaules soutiennent le soleil et la lune
4 - Oiseau Peng déploie les ailes
5 - Le colosse soulève les pierres
6 - Pousser la fenêtre pour regarder la lune
7 - Chasser la poussière selon le vent
8 - Le vieux sage lisse sa barbe

Le DaoYin YangSheng Gong (Dao Yin=ancien nom ancien pour désigner le Qi Gong, YangSheng=Nourrir la vie, Gong=Exercices) est une méthode de Qi Gong composée d’une série d'exercices physiques, respiratoires et psychiques basés sur les principes de la médecine traditionnelle chinoise. Cette succession d'enchaînements de mouvements lents s'appuie sur la force d'enracinement au sol et la souplesse du mouvement, sur le contrôle de la respiration et la concentration. La maîtrise de la respiration, de la concentration et du mouvement favorisent une bonne circulation du sang et de l'énergie, engendrent la souplesse et une bonne condition physique et mentale.

Les origines de du DaoYin YangSheng Gong sont principalement reliées :

- au DaoYin, qui est le fond très ancien des mouvements traditionnels destinés à entretenir la santé ; Dao veut dire « conduire l'énergie en l'harmonisant », Yin signifie « travailler le corps pour le rendre souple ». Le DaoYin est la source d'une grande partie des méthodes de Qi Gong dynamiques actuelles.

- à la médecine traditionnelle chinoise (MTC): la plupart des mouvements sont directement reliés avec les points et les trajets des méridiens, pour agir précisément sur tel organe, telle fonction, tel système d'énergie

- aux arts martiaux internes qui apportent aux mouvements du DaoYin, une richesse et une expressivité déliant le corps.

Source: mouvements.unblog.fr

8/28/2008

Quel sont les bienfait du gingenbre sur la sante?


Meilleure réponse
- Choisie par les votants

Le gingembre (genre Zingiber Nom latin : Zingiber officinale Famille : Zingiberacées)

Le gingembre est originaire d'Asie et comprend une centaine d'espèces. Le mot gingembre vient du sanskrit "singabera" qui signifie "en forme de corne".
Il s'agit d'une plante pérenne qui produit des rhizomes (racines latérales souterraines). En Europe, la récolte des rhizomes doit se faire avant les gelées.

Histoire :

Il a été découvert en Chine il y a plus de 2 500 ans Il est très apprécié en Asie est toujours utilisé dans de nombreuses pharmacopées Japonaise, en Chine, il est réputé faire circuler l’énergie dans le corps. Dans la culture asiatique, le gingembre est la panacée de la médecine, paré de nombreuses vertus, il soigne quasiment tous les maux : c'est un élément important de la thériaque, En outre, il est utilisé pour provoquer la sudation et réchauffer en cas de maladie due à un refroidissement...

Propriétés :

Le gingembre peut être consommé frais ou sous forme de poudre en capsules.
• Le gingembre est avant tout reconnu pour ses propriétés tonifiantes, stimulantes et revitalisantes. Il est donc recommandé en cas de fatigue, manque de tonus, manque de vitalité, manque d'énergie.
• Apéritif, effet protecteur sur la muqueuse gastrique (stimule la sécrétion salivaire, des sucs gastriques, et les mouvements intestinaux,)
• C’est une carminative efficace qui aide à expulser les gaz intestinaux et à lutter contre les spasmes douloureux. On l’utilise pour réduire les flatulences et ballonnements mais aussi en cas de diarrhées chroniques. Digestif, il stimule la production de bile, ce qui facilite la digestion, combat les insuffisances pancréatique
• A une action anti-inflammatoire
Antibactérien, Antiseptique, Antimicrobien, nématocide, molluscicide, antischostosomal
• Le gingembre se révèle efficace comme fébrifuge, antiseptique, analgésique et expectorant c’est pourquoi il intervient souvent dans les remèdes contre la fièvre, les maladies infectieuses, les bronchites, la toux, la grippe, et les maux de gorges
• Soulage les problèmes circulatoires, baisse le taux de cholestérol, de triglycérides sanguins, d'acide gras et de phospholipides.
• Antiémétique, on lui reconnaît également le soulagement de la cinétose ou maladie des transports.
• Contre mal de tête, contre rhumatismes
• Usages vétérinaires : pour clamer les coliques du cheval et bronchites
• Plusieurs synthèses récentes (2003, 2004, 2005) de recherches médicales fournissent des données probantes démontrant que le rhizome ou racine de gingembre permet de réduire ou de soulager la nausée de grossesse et la nausée post-opératoire. Les femmes chinoises consomment traditionnellement de la racine de gingembre pendant la grossesse pour combattre la nausée du matin.
• Enfin il est renommé pour son pouvoir aphrodisiaque en cas d’asthénie sexuelle. Le gingembre a des fonctions revigorantes et vaso-dilatatrices sur les organes du bassin, d'où des vertus aphrodisiaques qui lui sont prêtées sur de nombreux continents.

Acheter, conserver et utiliser :

Dans les supermarchés au rayon fruit et légumes, il est en vente sous forme de tubercules à faire peser. Il faut les choisir fermes avec une peau fine et légèrement argentée. Le gingembre se conserve longtemps au sec. Il peut même parfois germer dans votre cuisine.


Source: fr.answers.yahoo.com

Un témoignage sur la MTC


Bonjour,

Je voudrais apporter mon témoignage qui comporte plusieurs éléments :

1° mon frère qui a vécu en chine une dizaine d'années nous a dit que pour les chinois l'acupuncture est une médecine non pas "douce" mais "énergique" et utilisée quand le processus vital peut être engagé.

2° pour ma part mon médecin traditionnel ...français, formé à l'acupuncture m'aide régulièrement lorsque j'ai des vertiges qui apparaissent (pb d'oreil interne et de cervicales) ou pour agir sur des douleurs de sciatique ou lombalgie.

3° une de mes amies à pu faire se retourner son bébé (positionné en siège) peu de temps avant l'accouchement par des moxa placés vers les petits doigts de pieds (de la maman !) , alors que les 2 "versions" manuelles tentées à la maternité n'avaient pas marché et lui avaient laissées un souvenir violent et douloureux.

4° lors d'une petite conférence donnée aux thermes de St Jean de Mont il y a 2 ans, par une ancienne professeur de l'université de Rennes (j'ai oublié le nom, j'essaierai de le retrouver), cette personne nous avait donné un début peut-être de compréhension des méridiens chinois (à vérifier aussi) : suite à des essais (en recherche) il semblerait que les lignes de méridiens correspondraient à des zônes contigües du cortex cérébral (ou du cerveau).
C'est une piste à creuser ...

L'aspect préventif de la médecine chinoise, qui détecte les déséquilibres du corps avant que ceux ne dégénèrent en maladie est très important !
que de souffrances et d'argent épargnés ainsi !
Peut-être que le taux moins élevé de cancer en chine est en partie dû aussi à cet aspect préventif de la médecine traditionnelle chinoise ...?
Petite Plume


Source: guerir.fr

TUINA, le massage du Yin et du Yang

Par Jean Robert


Véritable trésors de la médecine traditionnelle chinoise, le massage Tuina n’en est pas moins une technique thérapeutique facilement accessible aux non-spécialistes.


Contrairement aux autres méthodes thérapeutiques de la médecine chinoise, le massage Tuina ne demande pas un pré-requis conséquent pour être rapidement utilisable et très efficace. Et on pourrait même affirmer qu’il ne peut s’apprendre que par la pratique et donc grâce au travail sur un patient. Ici, et comme dans tout travail manuel, la connaissance ne peut provenir que de la répétition. L’art du massage Tuina est donc avant tout issu d’une expérience et le masseur chinois est un artiste qui doit l’essentiel de sa réputation à l’intelligence de ses mains.

La grande dialectique du Yin et du Yang

Toute la pensée de l’Empire du Centre peut être résumée en deux termes bien connus : Yin et Yang. Ces deux modalités, d’une seule et unique même énergie fondamentale, le Qi, sont en effet omniprésentes dans la tradition chinoise. Nous le savons, le Yin et le Yang représentent les deux forces opposées qui réagissent au sein même de la manifestation, lui permettant ainsi de se maintenir grâce à un renouvellement permanent. Lumière et ombre, dur et mou, feu et eau, ciel et terre, comptent parmi les principaux symboles de ces deux polarités. Au fond, pour un Chinois, la Vie c’est toujours et nécessairement du Yin et du Yang. C’est pour cette raison que leur opposition est aussi une complémentarité. Ces deux modalités énergétiques sont bien présentes dans le massage Tuina. Les techniques manuelles du Tuina, sont très nombreuses. Chaque geste y est décomposé avec une extrême précision, qui fait que d’une méthode à l’autre les différences sont parfois des plus subtiles. En outre, comme la même technique peut souvent s’employer avec diverses parties de la main ou du bras, d’infinies variantes découlent de chacune d’entre elles.

Cependant parmi les multiples méthodes du Tuina, quelques unes seulement font parties de « la trousse d’urgence du masseur ». Le terme même de Tuina, nous en désigne d’ailleurs deux capitales : Tui, qui est l’action de « Pousser » et Na qui est celle de « Saisir ». Prendre et repousser, voilà déjà bien tout un programme.

Ces deux termes n’ont évidemment pas été choisis au hasard parmi les multiples méthodes gestuelles du massage thérapeutique pour le représenter. Il s’agit en effet là aussi de deux actions opposées mais complémentaires qui nous replongent tout de suite dans la grande dialectique du Yin et du Yang, merveilleusement symbolisée par le célèbre diagramme du Taiji.

« Saisir » représente ici la polarité Yin, il s’agit en effet d’un geste de préhension qui ramène l’énergie vers soi. Au contraire, « Pousser » est une méthode d’expulsion, de rejet vers l’extérieur, c’est donc une forme Yang.

Employées avec alternance, ces deux techniques vont mobiliser le Qi interne du patient afin de « ré-animer » la circulation énergétique dans les méridiens. Par la Saisie, l’énergie bloquée à l’interne est extraite et ramenée à la superficie ; par la Poussée elle est dégagée et propulsée dans la grande circulation. La répétition de ces mouvements est réputée pour dissoudre les stases, désobstruer les méridiens, calmer les douleurs et détendre en profondeur les tissus. Bien entendu un certain nombre de paramètres (comme la vitesse, la force, la profondeur, la direction du geste ainsi que les parties corporelles utilisées pour pratiquer) vont permettrent au praticien de moduler son traitement en fonction des caractéristiques physiques et énergétiques de son patient et de la localisation de la pathologie. Mais l’harmonie énergétique, qui est toujours l’objectif final en médecine chinoise, résultera finalement toujours du juste équilibre entre les deux forces opposées et complémentaires Yin et Yang.

Un autre exemple de cette nécessaire complémentarité des oppositions, va nous être donné par l’appellation générique du massage en chinois, Anmo. Alors que Tuina représente l’aspect plus spécifiquement thérapeutique du massage, le terme d’Anmo désigne globalement le massage traditionnel. An, c’est « Presser » et Mo, c’est « Frotter ». Encore une fois nous nous trouvons donc confronté à nos deux polarités. En effet, pour Presser il faut appuyer et donc pénétrer à l’interne, il s’agit en conséquence d’une technique Yin. Au contraire Mo nous montre une action Yang car elle se passe en superficie, c’est une sorte de caresse « épidermique » qui ne concerne que le niveau superficiel de l’individu. Mais là encore, les actions se complètent et s’épousent à merveille. An permet de stimuler la profondeur et Mo de dégager la surface. Nous constatons ainsi que pour dire « massage », les chinois ne font finalement que répéter « Yin et Yang » en se servant simplement de divers termes techniques. Ils nous rappellent ainsi sans arrêt, que dans l’existence tout participe nécessairement de ces deux énergies fondatrices.

Gunfa, la technique du roulement

Les quatre caractères qui désignent l’art du massage, Tuina Anmo, nous ont déjà montré quatre gestes fondamentaux : Pousser, Saisir, Presser et Frotter. Ce sont bien en effet les méthodes de base du massage énergétique. Cependant le geste qui est vraiment le plus spécifique du Tuina et qui caractérise le mieux, c’est le Gunfa. Gun signifie « Rouler » et Fa « Technique ». Il s’agit ici d’une technique de rotation bien particulière et très caractéristique, véritablement unique et sans égale dans aucune autre méthode de massage traditionnel. C’est même par son Gunfa que l’on discerne vraiment la qualité du masseur. Il existe deux techniques principales du Gunfa. La première Zhi Gunfa, le roulement vertical, est un mouvement qui est centré sur les articulations métacarpo-phalangiennes de la main.

La deuxième, Xie Gunfa, le roulement oblique, s’effectue elle, par rotation sur les deux derniers métacarpiens. Cependant, dans les deux cas, il s’agit d’un roulement alterné de gauche à droite à amplitude, vitesse et pression très codifiées, qui varient en fonction de la variante utilisée ainsi que de la localisation du travail et bien sûr de la constitution du patient.

Pour celui qui ne fait que regarder travailler le masseur chinois, l’exercice semble relativement aisé. Vue de l’extérieur le geste paraît souple et relâché, facile et de forme Yin donc... cependant pour celui qui « reçoit » le massage, il en va tout autrement. En effet, vécu de l’intérieur, le Gunfa s’avère vraiment très tonique et de modalité incontestablement Yang. Souvent d’ailleurs, les patients inexpérimentés demande ingénument avec quel outil le praticien leur pétrir ainsi le corps !!! A expérimenter !



Boire du thé, c’est la santé!


Les polyphénols du thé, ont démontré un pouvoir antioxydant élevé. Le contenu antioxydant de 2 tasses de thé correspondrait à un verre de vin rouge ou à 7 verres de jus d'orange. Il est important de noter qu’entre 69 à 85% de l'activité antioxydante du thé est libérée durant les 3 à 5 premières minutes d'immersion dans l'eau chaude. Le thé en feuilles est considérablement plus riche en antioxydants que le thé en sachet.

Grâce à son puissant pouvoir antioxydant, le thé a le potentiel de réduire les risques de maladies cardiovasculaires (MCV). Le thé pourrait aussi diminuer les risques d'accidents vasculaires cérébraux (AVC).

De nombreuses études indiquent que le thé offrirait une protection contre plusieurs types de cancers dont celui des poumons, de la cavité orale, du colon et de la prostate. Le thé réduirait le stress oxydatif, spécialement chez les fumeurs.

Le contenu en fluor du thé (0,1 mg/tasse) lui confère une action favorable dans la prévention de la carie dentaire et de l'ostéoporose. Le thé pourrait également réduire les risques de pierres aux reins. Selon une étude, de 2 à 3 tasses de thé par jour pourraient réduire les risques de 31%.


Source: canoe.com

La phytothérapie chinoise


En Chine, la Médecine traditionnelle chinoise (MTC) fait appel dans 70% des cas à la pharmacopée. De manière générale, le recours aux plantes fait partie de la culture chinoise. Ainsi les aliments qui sont présentés lors d'un repas sont "tout prêts" et peuvent se consommer avec des baguettes, alors qu'en occident, le couteau (analogie au métal) est nécessaire au repas. Dans la tradition chinoise, l'usage du couteau à table va contre les règles de politesse et rompt l'harmonie du repas. De même, un repas en France comprend généralement de la viande et du fromage (d'origine animale), alors qu'en Chine l'accent est mis sur le soja et ses diverses variétés (importance de l'élément végétal). La culture conditionne le raisonnement, le comportement alimentaire et par extension, les techniques de soins. Les plantes sont essentielles dans l'alimentation et la thérapeutique en Chine.

Ainsi, dans la théorie des 5 Mouvements, l'est correspond au bois (la Chine), l'ouest au métal (l'Occident). La Chine appartient à une culture "des plantes", l'occident a une culture du "métal". La MTC est une médecine savante officielle, vieille de 3000 à 4000 ans, efficace, qui s'est constamment enrichie de développements pratiques et théoriques. La pratique de la MTC nécessite des études approfondies, et pose dans tous les cas le problème de son adaptation et de son utilisation au sein d'une culture différente.

En chinois, la Médecine chinoise est dite Zhong Yi. L’interprétation de ces deux idéogrammes donne une « médecine qui utilise des méthodes de traitements internes et externes en rapport avec la main humaine, pour sauver dans l'urgence et l’idée d'équilibre et d'harmonisation ». Les idéogrammes Zhong Yao, pharmacopée chinoise, matière médicale chinoise, faisant apparaître le recours aux matières végétales, animales et minérales dans l'art du traitement. Ainsi son objet et sa diversité même apparaissent dans son écriture.

Ben Cao est le nom ancien de la pharmacopée chinoise. Ben Cao renvoie à une culture végétale, La forme du corps humain est assimilée à un végétal, celle du poumon au champignon transparent, le coeur à une graine de lotus, la rate au soja jaune, les reins au soja noir, le foie à la feuille de bambou.

Les produits utilisés dans la pharmacopée chinoise appartiennt aux 3 règnes :

- Végétal, représentant environ 85% de la totalité des remèdes
- Animal, représentant environ 13% de la totalité des remèdes
- Minéral, représentant environ 2% de la totalité des remèdes

Le père de cette pharmacopée traditionnelle est Shen Nong, le Divin Laboureur, empereur légendaire (2739-2697 av. JC), dit le Grand Herboriste. Il procédait tous les jours à l'étude exhaustive et scientifique des plantes dans leur milieu naturel. « Il goûte par jour 100 herbes et s’intoxique 70 fois dans la journée.». Il goûte lui-même pour connaître les saveurs et découvrir les toxicités des plantes, ce qui va à l'encontre d'une supposée innocuité de la pharmacopée traditionnelle chinoise. La connaissance de la toxicité est importante dans la pharmacopée chinoise. Dans Huang Di Nei Jing (Classique interne de l’Empereur Jaune), on dit que les grands toxiques soignent le cas grave, les toxiques moyens soignent le cas moyen et les petits toxiques soignent le cas léger.

Selon l’histoire légendaire, Sheng Nong possède un animal transparent dont la forme est non connue. Qunad cet animal avale une plante, on voit le trajet et la destination de cette plante,d’où vient la notion de lieu d’action ou de tropisme du méridien de la plante (Gui Jing).

Le premier livre de pharmacopée traditionnelle chinoise Shen Nong Ben Cao Jing (Traité des herbes médicinales de Shen Nong), 1100 - 200 av. JC, recense 365 remèdes dont 200 à 250 sont encore utilisés de nos jours, et les classe en 3 catégories entre lesquelles l'harmonisation est indispensable :

- Shang Ping (Catégorie supérieure): composé de 120 remèdes (Empereur) correspondent au Ciel.
Action thérapeutique principale : nourrir la vie. Ces remèdes sont sans effets secondaires indésirables ni toxicité, et peuvent s'utiliser à doses importantes et à long terme. Leur finalité est d'alléger le corps pour augmenter la longévité (principe taoïste). Ex : Ginseng, Miel, Huang Qi (Radix Astragali Membranacei), Ju Hua (Flos chrysanthemi morifolii), Gou Qi Zi (Fructus Lycii).

- Zhong Ping (Catégorie moyenne) : comprend 120 remèdes (Premier Ministre) correspondent à l’Homme.
Action thérapeutique sur des états de faiblesse ou de déficience, en l'absence d'énergie perverse : régularisation et harmonisation du caractère de l'être humain. Des effets secondaires toxiques sont possibles et l'indication thérapeutique doit être bien posée, pour renforcer des états de vide, d'épuisement,... Ex. : Dang Gui (Radix Angelicae Sinensis), Gingembre sec, feuilles de bambou, Bai Shao Yao (Radix Paeoniae Lactiflorae). Indications : états de vide.

- Xia Ping (Catégorie inférieure) : composé de 125 remèdes (Ambassadeur) correspondent à la Terre. Ils possèdent une toxicité intrinsèque importante et ne sont pas utilisables à long terme. Ils sont destinés au traitement des maladies : élimination du Froid, de la Chaleur, de l'Energie perverse, dégagement des blocages, des noeuds, des masses, des glaires dans les maladies chroniques. Ex. : le Sel,...
Indications : plénitude avec Energie perverse.

L'origine géographique, de même que l'art de préparation des plantes, sont essentiels à leurs différentes actions et indications thérapeutiques.

8/15/2008

Les disciplines du Qi: cultivez l’énergie qui est en vous

Une enquête sur la pratique des arts énergétiques en France


Tai Chi chuan, Qi Gong, Feng Shui, Zen , ... les disciplines et philosophies orientales semblent avoir le vent en poupe : effet de mode ou évolution profonde ? Ces disciplines ont-elles vraiment quelque chose à nous apporter, ou sont-elles, seulement, de nouvelles distractions teintées d’exotisme ?

Une enquête vient de paraître, qui fait le point de façon opportune sur les différentes disciplines qui se réclament du travail du Qi, dit aussi « Ki » en japonais, ou « prana » dans la tradition indienne : l’énergie vitale. L’auteure, Joëlle Garnier-Lin, qui parle chinois, connait bien le sujet pour avoir vécu en Asie plusieurs années. Elle a été un observateur privilégié du phénomène puisqu’elle est à l’origine de la création d’un site* qui, dès 2003 et, pour la première fois sur Internet, présentait les différents arts corporels ou de santé travaillant le Qi.

Qu’entend-on par « disciplines du Qi » ?
Les disciplines du Qi sont des disciplines de santé ou de bien être comme le Tai chi chuan, le Qi Gong, le yoga ou le shiatsu mais aussi des arts médicaux complets : médecine traditionnelle chinoise ou Ayurveda venu de l’Inde. Ce sont, encore, tous les massages thérapeutiques comme le Tui Na chinois, la réflexologie, le shiatsu japonais... On trouve, enfin, parmi les disciplines du Qi, des arts martiaux qui travaillent spécifiquement le Qi, dans un esprit de coopération et non d’agressivité : l’aïkido, très développé en France, en est le plus connu, mais on découvre également, le Nanbudo, créé par un grand maître de karaté, Me Yoshinao Nanbu, le Kinomichi, créé par Me Noro, un aïkidoka de haut niveau, le Sarbacana...

Finalement, ces disciplines, une vingtaine au total, comprennent autant des pratiques millénaires à l’image du yoga ou du Qi gong (plus souvent appelé Daoyin avant le XXe siècle) que des arts créés il y a quelques décennies. Ces « arts nouveaux » sont souvent issus d’un ensemble d’influences qui, dans la vie d’une personnalité au parcours remarquable, se sont transformées en une discipline novatrice. C’est le cas du nanbudo ou du kinomichi, mais aussi du Wutao, créé par Pol Charoy et Imanou Risselard, les fondateurs entre autres du magazine Génération Tao et du centre du même nom à Paris. Métissage fécond d’arts martiaux et de danse, cette pratique permet, par un travail rythmique et ondulatoire , toujours dans le respect du corps, de faire monter en soi l’énergie interne. Porté par une musique qui mêle rythmes traditionnels et accents modernes, « c’est une calligraphie du geste, disent ses créateurs, le mouvement de vie, la pulsation de l’univers ».

Un lien subtil à l’univers
On pressent déjà, par cet exemple, que les « disciplines du Qi » n’ont pas seulement à voir avec notre santé ou notre « bien-être » quotidien. Elles nous relient, aussi, à un élément fondamental de nos vies que nous avons tendance à oublier : l’entretien de la pulsation de vie qui nous habite. Car la pratique de ces disciplines nous conduit à mieux prêter attention au lien subtil qui nous relie, chacun, à notre environnement, à l’autre et au-delà, à la Nature et sans doute, à l’univers.
L’auteure de l’enquête cite à ce propos Boris Tatzky, vice-président de la Fédération Nationale de yoga, qui rapporte la réponse d’un pandit indien à la question « Qu’est-ce que prana, l’énergie de vie ? » « Si vous observez la nuit les étoiles, disait-il, les constellations bougent (..), comme une chorégraphie intelligente, c’est prana. » Et il ajoute : « Et vous avez certainement remarqué que votre cœur bat, que vous y pensiez ou non (...). La force intelligente qui fait battre votre cœur, c’est prana. Et c’est le même prana qui fait battre votre cœur et danser les étoiles ».

Ainsi, par la pratique de ces arts, c’est une véritable quête - parfois sans le savoir - que l’on entreprend : retrouver notre unité, et par elle, notre lien à la Nature et à l’univers. Ce lien n’est pourtant pas d’ordre abstrait ou philosophique. C’est par le corps et une pratique corporelle, ou un soin du corps dans le cas des arts de santé, que l’on peut le découvrir.
Le livre de Joëlle Garnier-Lin insiste sur ce point, en proposant à la fin de chaque chapitre, des conseils pratiques illustrés, afin de pouvoir ressentir cette dimension énergétique en nous. Ce sont des respirations spécifiques, des massages, des exercices d’attention au présent et à l’environnement qui nous entoure.

L’approche qualitative des médecines traditionnelles
Car il semble y avoir des lois, dans le domaine énergétique, de même qu’en science physique ou en chimie. La médecine traditionnelle chinoise, par son observation minutieuse du fonctionnement de l’organisme humain, en répertorie un grand nombre. Celles-ci nous parviennent aujourd’hui, grâce à des traductions d’écrits, parfois millénaires. Cette science des souffles internes décrit, en effet, minutieusement les trajets de l’énergie dans le corps : les fameux « méridiens » d’énergie, mais aussi ce qui permet d’entretenir cette énergie, et de la rééquilibrer, si besoin est. Une bonne illustration de ces phénomènes est la diététique chinoise, dite aussi « taoïste » ou « diététique du yin et du yang », titre du livre d’un des spécialistes en France de cette discipline, le Dr Chen Yau Wa. La diététique que nous connaissons, nous dit l’auteure de l’étude, en comptabilisant protéine, lipide, calories et autre vitamines, est essentiellement quantitative. A la différence de celle-ci, c’est une approche qualitative qu’adopte la diététique chinoise. Par exemple, on prêtera attention, dans son alimentation, à l’équilibre des mets dits « réchauffants » (ou « yang ») avec ceux qualifiés de « rafraichissants » (ou « yin »). Cette qualité ou « nature » de l’aliment n’a, pour autant, pas de rapport avec la température à laquelle il est pris. Ainsi, le livre cite l’exemple du thé, consommé chaud, mais de nature rafraichissante ce qui expliquerait qu’il soit consommé en abondance dans des pays chauds comme au Maghreb, en Chine du sud...

On voit tout l’intérêt que nous aurions à nous ouvrir aux enseignements de ces « médecines savantes » que sont médecines traditionnelles chinoise ou indienne. Par leur caractéristique préventive, en particulier, nous pourrions apprendre la façon de renforcer notre immunité, aux abords des rigueurs de l’hiver ou de protéger notre estomac, tant il est vrai qu’une bonne digestion est essentielle pour préserver notre capital vital.

Les disciplines du Qi, nombreuses et multiformes, recèlent, ainsi, des trésors de connaissance dont nos sociétés à bout de souffle, pourraient profiter beaucoup plus qu’elles ne le font. Cet ouvrage, qui se lit comme une promenade au sein de ces différentes pratiques, permet de nous en donner toute la mesure et nous incite à nous lancer dans la pratique de l’une d’entre elles car, pour reprendre un proverbe chinois qu’il cite : « l’enseignement qui n’entre que par les yeux et les oreilles ressemble à un repas pris en rêve ».


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Source: soleil-levant.org

L’acupuncture au présent

Par Thierry Vinai

L’acupuncture trop souvent citée en Occident, pour ses effets sur la douleur, mérite mieux que ce diminutif restrictif.

En Chine elle est une branche de la MTC (médecine traditionnelle chinoise) et possède ses services où elle est pratiquée à titre exclusif. Elle représente sur 100 patients qui consultent tous les jours, à peu près 30% de la demande : la grande majorité vers la pharmacopée et les 20% autres vers le Tuina.


En 1959 lorsque Mao est au pouvoir, il décide de réinstaurer la tradition et notamment la MTC. On voit fleurir des instituts de MTC qui possèdent leur propre hôpital où seule la MTC est pratiquée. Chaque hôpital de médecine moderne est équipé d’un service d’acupuncture : son âge d’or est relancé. C’est de cette période qu’est née l’analgésie par acupuncture. Elle est florissante par ses succès sur des pathologies fort diverses (paralysie faciale, hémiplégie, ulcère de l’estomac...).


Des centres de recherches permettent de retrouver des techniques anciennes remises au goût du jour par une nécessité économique. En effet, l’acupuncture ne coûte pas cher, il n y a pas d’effet secondaire et elle obtient de bons résultats.

A l’époque, la médecine moderne coûtait trop cher
Les interventions étaient réservées aux cas graves et on avait un traitement spécifique pour l’appendicite par exemple. Imaginez-vous le coût que représenterait 900 000 000 d’ appendicectomies. Il en allait, ainsi, pour beaucoup de pathologies, telles hernie discale, calculs rénaux, césarienne....

Les traitements se faisaient tous les jours : les patients venaient et une fois finis rentraient chez eux, tout en percevant leur salaire en intégralité. Il y avait pléthore de patients : les couloirs servaient de salle de traitement. Pendant des années cela fonctionna à merveille.

En 1979 lorsque le vieux Deng Xiao Ping a prononcé la parole magique « Enrichissez-vous ! », l’économie chinoise s’est réveillée de sa léthargie étatique et est entrée dans l’ère du modernisme.

En 1992, les patients commencèrent à payer une partie des soins et il y eut moins de patients. La journée leur était décomptée, ce qui réduisit, encore, le nombre des patients...

De nos jours, la majorité des personnes qui consultent, sont âgées ou viennent, parce que la médecine occidentale a échoué. Et, bien sûr, cette médecine est réservée avant tout, à ceux qui ont peu de moyens. Pour indication, une séance d’acupuncture coûte 3 euros et il en faut une dizaine en moyenne. Progressivement l’occident a envahi la Chine avec ses pilules miracles qui font effet très vite et sont faciles à avaler. L’opinion publique commence à y faire face, car le dérapage a été si brutal que l’on pouvait acheter des antibiotiques sans ordonnance...

Aujourd’hui la douleur est la cause majeure des consultations dans les services d’acupuncture. Alors que chez nous c’est l’opposé : c’est une médecine réservée à ceux qui ont les moyens, elle n’est pas remboursée et on vient consulter pour des troubles profonds.

Non l’acupuncture ne fait pas mal, mais seuls les Chinois savent faire la différence entre douleur et sensation. D’ailleurs, les étudiants que j’amène régulièrement travailler dans les services d’acupuncture des différents hôpitaux de Shanghai, arrivent à ressentir cela en fin de séjour et lorsqu’ils rentrent en France, ne piquent plus du tout de la même manière. Ils sont venus chercher le Graal de l’acupuncture et la majorité revient avec.

Ce Graal-là n’est pas une vue de l’esprit ou un effet placebo. Il a été démontré l’existence de l’énergie et ses réseaux d’animation, improprement nommés méridiens, par des caméras thermiques. De quoi prouver scientifiquement l’existence de l’énergie si besoin est. Mais les patients l’ont compris, en ressentent les bienfaits et en redemandent.

8/06/2008

Principe de bien-vivre selon la MTC

J'ai entendu dire que les peuples des anciens temps arrivaient à vivre jusqu'à cent vingt ans sans présenter de signes de faiblesse dans leurs mouvements, alors que des nos jours les gens se sentent fatigués avant d'avoir atteint soixante dans. Cela est-il dû aux changements de l'environnement naturel ou aux fautes de l'homme? Qibo lui répondi: Les anciens, connaissant la juste façon de vivre, avaient suivi le modèle du Yin et du Yang, qui est celui du ciel et de la terre, et ils mangeaient et buvaient modérément, vivaient leur vie quotidienne sans excès ni abus. Moyennant quoi, leur esprit et leur corps restaient en parfaite harmonie l'un avec l'autre; ils pouvait dépasser la durée moyenne de vie et mourraient à plus de cent-vingt ans. Les hommes d'aujourd'hui sont cependant très différents. Ils s'empoisonnent eux-mêmes, remplaçant une vie normale par une vie d'abus, ayant des rapports sexuels alors qu'ils sont ivres. Ile épuisent leur énergie pure par la satisfaction de leurs désirs, perdant leur énergie véritable par des consommations vaines et prolongées. Ile ne réussissent pas à retenir suffisamment d"énergie et à garder un entrain constant, se précipitant sur les satisfactions agréables à leur coeur, au lieu de découvrir le vrai bonheur intérieur, vivant leur quotidien de manière désordonnée. Pour toutes ces raisons, ils ne peuvent durer que la motié de leur durée de vie.



Extrait de Huang Di Nei Jing--La Classique Interne de l'Empereur Jaune

7/05/2008

Histoire de la médecine traditionnelle chinoise


Tout au long de l'histoire de la Chine, la médecine traditionnelle chinoise a joué un rôle important dans le domaine de la santé. Elle a notamment sauvé des millions de vies en Chine grâce aux diagnostiques, au traitement des maladies les plus courantes et l'accent mis sur la prévention. Persuadé que les connaissances anciennes ne doivent pas devenir une chose appartenant au passé, China Pictorial ouvre cette année une nouvelle rubrique sur la médecine traditionnelle chinoise. Si vous avez essayé la médecine occidentale sans succès, l'acupuncture est peut-être la solution à vos problèmes de santé. La médecine chinoise est une expérience culturelle qui outre l'amélioration de votre santé vous permettra d'enrichir votre vie.

Ayant apporté une grande contribution à la santé des Chinois et à la prospérité de la Chine, la médecine traditionnelle chinoise (MTC) continue de se développer au fur et à mesure que les peuples luttent contre les maladies et les virus.

Au long de ses 2 000 ans d'histoire, la Chine a souffert d'épidémies mais grâce à la médecine traditionnelle, les conséquences n'ont jamais été aussi dramatiques que dans les pays occidentaux, ravagés encore il y a 700 ans par la peste.

La théorie de la médecine traditionnelle chinoise vient principalement du bilan de l'expérience clinique des médecins. Elle est parvenue à une certaine maturité grâce au développement des pratiques médicales dont les origines remontent aussi loin que l'âge de pierre. L'homme primitif a ainsi rapidement découvert que certaines matières pouvaient alléger ou dissiper certaines indispositions et que les pierres chaudes enveloppées de peaux d'animaux ou d'écorces d'arbre soulageaient de certains maux. Cette découverte a marqué le début des traitements par la chaleur et le moxa. Les êtres humains ont également découvert qu'une douleur localisée pouvait être soignée en agissant sur une autre partie du corps, ce qui a donné son origine à l'acupuncture et à la théorie de jingluo (méridiens principaux et collatéraux).

Des herbes sont appliquées sur les points d'acupuncture pour guérir la maladie.

Le Classique de médecine de l'Empereur Jaune a été écrit il y a plus de 2 000 ans. D'après la légende, ce livre était un recueil de discussions entre l'empereur Jaune et son subordonné Qi Bo sur la prévention des maladies et la protection de la santé. Fondation théorique de la médecine chinoise et bible des étudiants et experts chinois en médecine, le Classique de l'Empereur Jaune sur da médecine interne a présenté de manière détaillée la dissection, la physiologie, les pathologies, les diagnostiques, la prévention et le traitement. Presque à la même période, le Classique de Shennong sur les herbes médicinales ou Le Traité de pharmacopée, le plus vieux tome de pharmacologie chinois est apparu. Mis en pratique au fil des siècles par les praticiens et utilisé par la science moderne, l'ouvrage présente les descriptions d'environ 365 herbes véritablement curatives.

A la fin de la dynastie des Han de l'Est (25-220), une épidémie s'est répandue à Nanyang, dans la province du Henan. Un jeune homme appelé Zhang Zhongjing, qui fut témoin du décès de plus de 130 membres de sa famille, s'est consacré à l'étude de la médecine. Grâce à l'étude des anciens textes médicaux et une riche expérience dans le domaine médical, Zhang a produit l'un des livres de médecine traditionnelle chinoise les plus influents. Sous la dynastie des Jin de l'Ouest (265-316), Huangfu Mi a publié le Classique d'acupuncture et de moxa, le plus vieux livre sur l'acupuncture aujourd'hui trouvé en Chine. Dans cet ouvrage, qui a eu une grande influence sur l'acupuncture moderne, Huangfu donnent le nom à 349 points d'acupuncture, leur localisation exacte, les indications et méthodes de manipulation.

La médecine traditionnelle chinoise est vaste et profonde. En hiver, de nombreuses échoppes vendent des aliments médicamenteux. Une seule dose de médicaments traditionnels chinois renferme de nombreuses variétés d'herbes.

Sous les dynasties des Sui (581-618) et des Tang (618-907), la stabilité et la prospérité de la Chine ont permis à la médecine traditionnelle chinoise de connaître un formidable développement. En 657, le Nouveau Précis de matières médicinales, appelé également Précis de matières médicinales des Tang, a été édité et compilé sous ordre impérial. Il s'agit donc de la première pharmacopée promulguée par une cour impériale en Chine et dans le reste du monde. Sun Simiao, praticien émérite de la dynastie Tang, a consacré tout son temps et toute son énergie à la pratique médicale et aux études. Dans ses célèbres travaux les Remèdes précieux contre les maladies aigüs et les Autres Remèdes précieux, il a apporté une grande contribution au traitement des maladies issues de la malnutrition en recommandant par exemple aux personnes vivant dans les régions montagneuses et souffrant de goitre, de changer de région et en conseillant du foie d'animaux aux personnes souffrant d'héméralopie.

Sous la dynastie Song (960-1279), la cour impériale a valorisé l'apprentissage de la Médecine traditionnelle chinoise et établi le Bureau médical impérial, concentrant tous les grands talents de l'époque. Durant les dynasties Jin (1115-1234) et Yuan (1206-1368), de nombreuses écoles de médecine traditionnelle ont fait leur apparition. Sous la dynastie Ming (1368-1644), Li Shizhen, l'un des grands naturalistes chinois, a passé 27 ans de sa vie à rédiger le Compendium des matières médicinales, une réflexion sur la réalité, qui comprend 1 892 herbes différentes et plus de 10 000 prescriptions.

Dès le XIe siècle, la médecine traditionnelle chinoise a commencé à employer l'inoculation contre la variole et à utiliser l'immunologie.

Entre le XVIIe et le XIXe siècles, les différentes écoles ont mené une guerre contre les maladies infectieuses, apportant des informations primordiales sur la transmission des gènes pathogènes en particulier pour les maladies sans gravité. Wu Youxing (1582-1652), un célèbre docteur, s'est aperçu que certaines maladies étaient dues à des agents contagieux qu'il a dénommé liqi (facteurs pestilentiels). Sa théorie a joué un rôle important dans l'évolution du traitement des maladies si l'on considère qu'au milieu du XVIIe siècle, personne ne connaissait l'existence des bactéries. Sous la dynastie Qing (1616-1911), l'école de Wu Youxing a connu un essor prodigieux et a grandement contribué au traitement des maladies épidémiques.

Avec 2 000 ans de développement, la médecine traditionnelle chinoise a formé aujourd'hui son propre système méthodologique. Dès la fondation de la République populaire de Chine, elle a su faire de rapides progrès avec le soutien du gouvernement et a notamment réussi à devenir plus scientifique. (Meng Yonghong)





7/03/2008

Toute une vie dédiée au qigong et à l’acuponcture


Le professeur pékinois Han Bin est le patron du centre de recherches sur le qigong de l’académie de médecine traditionnelle chinoise. Ses prérogatives incluent le traitement des patients et l’enseignement aux étudiants étrangers. Il était en visite en Finlande en avril dernier pour donner une conférence et quelques cours sur la médecine traditionnelle chinoise et le qigong.

Le professeur Han nous a accordé un entretien nous éclairant sur les grands principes du qigong. Littéralement, qigong signifie “la pratique du qi". Que veut donc dire qi? “C’est une question que les étudiants étrangers posent souvent. A cause des différences culturelles et linguistiques, qi n’est pas aussi familier aux étudiants étrangers qu’il peut l’être aux étudiants chinois ou asiatiques.” explique le professeur.

Selon lui, les chinois utilisent ce terme dans le langage au quotidien. Par exemple, tiānqì signifie le «qi paradisiaque» ou le temps qu’il fait. Lorsqu’une personne se met en colère, les chinois utilisent le terme de shēng qì, signifiant donner naissance au qi.

Qi est originellement un concept philosophique et le professeur Han explique que ce concept traduit l'idée d'énérgie fondamentale, énérgie créatrice du monde et de ses changements. Les pays occidentaux n'ont pas de mot qui traduit littéralement le Qi, la traduction est généralement énérgie ou force de la vie.

Qi est donc l'énérgie que l'on trouve dans tout ce qui vit. Chaque être humain reçoit cette énérgie de ses parents. La quantité et la qualité de cette énérgie dépendent de l'environnement, de l'alimentation, des saisons et comme les chinois le croient, des émotions. La médecine traditionnelle chinoise et le qigong tentent d'équilibrer le taux de qi présent dans le corps.

"En médecine traditionnelle chinoise, le terme qi est constamment utilisé. Par exemple, lorsqu'on parle de l'oreille, on n'utilise pas le terme, “fonctions de l'oreille” mais “qi de l'oreille”. Il existe également une notion appelée “qi de la défense” qui résume l'ensemble des défenses immunitaires. Dans le qigong, le but est de maintenir cette énérgie basique qui rend notre corps fonctionnel et en bonne santé. Il est peut-être plus aisé pour des occidentaux de comprendre le concept sous cette forme et de comprendre pourquoi on pratique le qigong.”

Des formes différentes mais toujours le même principe

Il existe plusieurs formes de qigong, mais en dépit de leur nombre, elles découlent toutes des même principes de base. Le plus important selon le professeur Han est la relaxation et la sérénité.

"Si le corps est tendu ou nerveux, le qigong ne sera d'aucune efficacité. Au cours d'une séance il est important de relaxer au mieux le corps et l'esprit. La respiration doit également être naturelle et relaxée. La sérénité a aussi son importance dans la mesure ou la pratique du qigong nécessite un esprit “clair” et concentré. Il est bon d'évacuer régulièrement ses pensées."

Le troisième principe important est celui que les taoistes appellent “naturel”, qui fait que le qigong est appréhendé naturellement sans forcer quoi que ce soit.

Le qigong prévient et guérit les maladies

Le professeur Han et son interprète (Image: Radio 86) Le professeur Han explique avec emphase que le qigong n'est pas seulement utilisé pour se maintenir en bonne santé mais également pour guérir les maladies. "Si l'on regarde la longue histoire du qigong et l'utilisation importante de la discipline en Chine, on peut s'apercevoir qu'il guérit toutes sortes de maladies. Bien entendu, le qigong est utilisé de différentes manières aux différents stades des maladies. Il existe des maladies qui peuvent être entièrement guéries par le qigong.” En principe, le qigong peut être pratiqué par n'importe qui mais pour les malades, il est préférable de consulter un docteur qui pourra prescrire la bonne méthode de pratique. Le professeur conseille de même aux personnes atteintes de maladies mentales de ne pas pratiquer le qigong. "Le qigong peut avoir des effets inattendus sur ces personnes. Ces effets indésirables ne viennent pas du qigong lui même mais de la faiblesse du patient à se contrôler.”

Comme la plupart des médecines traditionnelles chinoises, les résultats du qigong ne peuvent être observés qu'après une longue période de pratique régulière. Il n'existe pas de méthode miracle, seule la pratique aboutit à des résultats. Le professeur ajoute que le patient joue un rôle actif dans la prévention et la guérison des maladies.

"Le but de la pratique du qigong est d'en retirer des bénéfices. Certaines méthodes évoluent et des praticiens prodiguent des soins à l'aide de leur propre qi. Je ne préconise pas cette dernière méthode dans la mesure où nous ne comprenons pas tous les mécanismes et les effets de cette pratique."

Le professeur Han travaille à l'hôpital de l'académie des médecines traditionnelles chinoises, établissement dans lequel il est à la fois docteur et enseignant. Le centre d'acuponcture fonctionne sous l'égide de l'Organisation Mondiale de la Santé et accueille des étudiants étrangers depuis une trentaine d'années. L'unité du professeur est unique en son genre, presque 90 pourcent des patients y sont traités par acuponcture.

"Il m'est très difficile de séparer mon métier d'enseignant de celui de docteur, je les envisage tous deux comme un tout. J'enseigne mon savoir en tant que docteur et en tant que praticien, j'apprends beaucoup de mes patients. En Chine, nous disons que le patient est l'enseignant du docteur. Mon travail est très enrichissant et je l'apprécie beaucoup. Je sais que je fais un travail utile!"


Auteur: Terhi Mikkolainen
Traduit par: Christophe Croze

6/27/2008

Des experts français convaincus par le développement de la médecine traditionnelle chinoise en Europe


Catherine Douence, experte médicale française, se montre très optimiste quant à l’avenir de la médecine traditionnelle chinoise en Europe.

Mme Douence, directrice du département d'échanges internationaux du centre de l'administration médicale de Montpellier, a signé un accord de coopération médicale et sanitaire entre Montpellier et la ville de Changdu (sud-ouest de la Chine).

«La médecine traditionnelle chinoise dispose d'avantages spécifiques, car la médecine occidentale ne soigne pas toutes les maladies, alors que la médecine chinoise peut dispenser des soins dont la médecine occidentale n'est pas capable. », a-t-elle expliqué.

«Bon complément à la médecine occidentale, la médecine chinoise dispose d'un marché prometteur en Europe.», poursuit-elle.

Montpellier formera des spécialistes de médecine chinoise dans l’une de ses universités. La première promotion débutera en Novembre.

"C'est la première fois que l'Europe et la Chine forment conjointement des professionels en médecine chinoise. Je suis convaincu que la médecine chinoise obtiendra des succès en Europe", a affirmé Georges Sanabre, responsable du centre de l'administration médicale de Montpellier.


30.10.2007, 07:51 GMT


6/26/2008

La médecine traditionnelle chinoise : qui peut faire quoi ? Un statut en évolution...


Alors que la Grande-Bretagne, l'Allemagne ou encore les Pays-Bas autorisent la pratique de la médecine traditionnelle chinoise par des "non-médecins", qu'en est-il du statut de cette médecine et ses praticiens en France ?

Avec Denis Collin, docteur en médecine et généraliste, il est responsable de l'enseignement de la Médecine traditionnelle chinoise à l'université de Paris 13 et Paris 5. Il est également le président du Collège Français d'Acupuncture.
Et Joëlle Vassaille, praticienne de la médecine traditionnelle chinoise et présidente de l'Union des professionnels de la Médecine Traditionnelle chinoise.

Il y a un peu moins d'un an, nous vous introduisions à la médecine traditionnelle chinoise (MTC). Ce titre de MTC réunit en réalité plusieurs disciplines comme l'acupuncture, les massages, la pharmacopée (traitement à base d'herbes ou de substances animales), mais également des disciplines plus "physiques" telles que le Tai Qi ou le Qi Gong. Depuis cet article une légère évolution du statut s'est produite sans toutefois être tout à fait officiellement reconnue.

Selon la législation française, seul un médecin ou un membre du corps médical comme les kinésithérapeutes et les sages-femmes ont le droit de pratiquer la médecine traditionnelle. L'acupuncture et la pharmacopée pour les médecins et les sages-femmes ; le massage chinois pour les kinésithérapeutes. Tout personne n'exerçant pas une de ces professions et qui pratique un des éléments de la MTC est dès lors "considéré comme en exercice illégal de la médecine".

Pourtant ces derniers mois ont vu une évolution du statut de la MTC. Tout d'abord, depuis février dernier, le gouvernement français reconnaît un diplôme officiel d'état d'acupuncture. Ensuite, des cours de pharmacopée et d'autres disciplines de la MTC sont donnés dans différents établissements d'enseignement universitaire ou privés.

Les praticiens "non-médecins"

L'Union des professionnels de la médecine traditionnelle chinoise s'occupe de regrouper les praticiens "non-médecins" afin d'organiser des évaluations des compétences et œuvre pour avoir un programme commun, calqué sur celui des universités chinoises, dans les écoles qui dispensent des formations de MTC.

Depuis de nombreuses années des formations sont proposées à d'autres personnes que des médecins et pour qui, selon Joëlle Vassaille, il y a une absence de statut légal.

Il y a là une demande d'attribution d'un statut pour ces praticiens non-médecins à laquelle certains membres du corps médical comme Denis Colin sont favorables. Ils posent cependant une condition essentielle, celle de fournir des formations en diagnostic à ces praticiens afin qu'ils puissent le cas échéant renvoyer le patient vers la médecine occidentale.


Auteur: Daniel Ernult


6/20/2008

La médecine chinoise-Ou la recherche de l’Harmonie perdue

Par J-R Gillardeaux


La Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC), fait partie de ce que l’on nomme actuellement les ethnomédecines, c’est-à-dire les pratiques de santé, élaborées au sein des cultures les plus anciennes de notre terre. Là, elle y côtoie les médecines traditionnelles africaines, amérindienne, ayurvédique ou tibétaine pour ne citer que le plus connues.

Cependant la médecine chinoise est pratiquement la seule à être restée une tradition vivante, ouverte et organisée puisqu’elle est aujourd’hui dans son pays d’origine une médecine d’Etat, disposant au même titre que la médecine allopathique occidentale, de son ministère, de ses universités, de ses hôpitaux et de ses unités de recherche. Elle est également la seule à s’être répandue sur tous les continents et à être pratiquée dans tous les pays du globe.

Soulignons quelques particularités de la MTC :
Elle dispose d’un ensemble très étendu de méthodes thérapeutiques : plantes médicinales et produits naturels, acupuncture, massages et mobilisations, exercices corporels de santé, diététique, psychologie, réflexologie, auriculothérapie, etc.
Elle peut déceler les dysfonctionnements à un stade très précoce c’est-à-dire lorsque la maladie n’est pas encore déclarée. C’est pourquoi on dit d’elle, que c’est une médecine de prévention.
Elle ne sépare jamais le patient et sa pathologie de son milieu social et environnemental et traite l’individu dans sa globalité.
Enfin, c’est une thérapie peu onéreuse, ce qui, par les temps qui courent, est particulièrement intéressant, une thérapie qui ne demande ni infrastructures, ni appareillages, ni laboratoires sophistiqués.

La Pharmacopée
La pharmacopée chinoise est aujourd’hui la résultante de plus quatre mille ans de minutieuses observations et expérimentations, de la part des médecins chinois. Elle utilise tous les produits que la nature dispense (végétaux principalement, mais aussi minéraux et quelques produits animaux) et travaille, principalement, par analogie et correspondances, en faisant des ponts entre les différents ordres de la nature. En raisonnant sur des critères de saveur, de nature et de couleur, elle combine de nombreuses substances dans une seule même prescription, pour cibler avec le plus d’exactitude possible, la pathologie propre à un patient donné, en sorte qu’une prescription est toujours originale et unique.

L’Acupuncture
L’Acupuncture remonte aux temps les plus anciens de la Chine. Elle utilise les méridiens et leurs points pour réguler le système énergétique du patient. La grande connaissance de ces réseaux font des acupuncteurs, de forts savants « aiguilleurs » des courants du Qi interne, en sorte que l’aiguille du thérapeute est un véritable axe polaire qui réaccorde les énergies Yin terrestres aux énergies Yang célestes. Si l’acupuncture est le symbole même de la médecine chinoise c’est parce que cette théorie des réseaux et des puits énergétiques, est véritablement fascinante... et ô combien performante.

Le Tuina
Tuina est le terme employé en MTC pour désigner le massage thérapeutique. C’est un ensemble très complet et complexe de techniques manuelles, qui demandent parfois, de longues années d’apprentissage, pour être parfaitement maîtrisées. Le Tuina emploie également des techniques de mobilisations articulaires qui rappellent beaucoup celles utilisées par nos modernes ostéopathes. Mais s’il est principalement connu pour être une technique de soin traitant toutes les pathologies de l’appareil locomoteur (lumbagos, sciatiques, périarthrites, tendinites, etc.), le Tuina est également une méthode thérapeutique complète, à même de traiter toutes les maladies fonctionnelles, puisque le praticien peut aussi travailler directement sur les organes, ligaments et aponévroses au moyen de techniques internes (Qi nei zang), ou, en utilisant ses doigts pour remplacer les aiguilles, se servir des réseaux et points, pour réguler le système énergétique (Digitopuncture).

Le Qigong
Le Qigong est la « gymnastique » traditionnelle que le peuple chinois a élaborée, durant plus de deux mille ans, pour entretenir la santé, mais également, pour rétablir l’équilibre énergétique, lorsque celui-ci s’est dégradé. Grâce à des mouvements appropriés, qui tiennent compte, bien entendu, des lois de la circulation du Qi, et en accompagnant cette gestuelle d’une respiration spécifique que régule un esprit concentré, le Qigong favorise les processus d’autoguérison du corps.

Le Waiqi Liaofa
Cependant, à un stade plus avancé de sa pratique, le Qigong devient toute autre chose qu’une simple gymnastique, et se transforme en un véritable art du soin. Lorsqu’en effet le pratiquant a ainsi « cultivé » son Qi durant plusieurs années il devient capable de l’utiliser pour traiter directement les patients. C’est le Waiqi Laiofa, qui reste certainement, la méthode la plus ancienne et la plus spectaculaire de la médecine chinoise. Cette méthode, également dénommée Qigong médical, d’apparence fort simple, demande, en fait, une grande rigueur dans son application car ses effets sont particulièrement puissants.

Les Réflexologies
Parmi toutes les techniques thérapeutiques élaborées au cours des âges par la civilisation chinoise une des plus connues est peut-être l’Auriculothérapie à moins que ce ne soit la Réflexologie plantaire. Toutes deux, de toute façon, sont élaborées suivant le même principe : la totalité est présente dans chaque partie. Un segment, comme le pied, l’oreille ou encore la main, le visage, etc., contient donc l’ensemble corporel et en travaillant sur ce seul segment corporel on peut rétablir les dysfonctionnements énergétiques et contribuer ainsi, au rétablissement de la santé.

Mais la tradition chinoise c’est bien plus que quatre mille ans d’expériences et de résultats grâce à ses dizaines de méthodes thérapeutiques différentes, c’est surtout un état d’esprit. Et cet état d’esprit c’est celui de la recherche permanente de l’harmonie. Car, au fond, on ne peut certainement pas mieux désigner la santé, que comme un état d’harmonie. Et une harmonie qui pour être parfaite ne peut que se dérouler en trois spires : harmonie en soi, harmonie avec son environnement social et harmonie dans son espace naturel. Alors, lorsque l’on opte pour ce point de vue, la maladie n’est plus subie comme un malheur imposé de l’extérieur, mais comme une ultime tentative du corps, pour retrouver le chemin de cette Arche perdue.

Lire l'article origine ici>>
Source: soleil-levant.org

6/18/2008

La Pharmacopée chinoise--Une tradition millénaire toujours vivante


Par Nadine Daniel

La pharmacopée chinoise est extrêmement développée en Chine. Elle est la plus utilisée des 5 branches de la médecine traditionnelle chinoise (les 4 autres étant l’Acupuncture, le massage Tui Na, la diététique et les exercices énergétique). Considérée comme plus performante que l’Acupuncture, ses principes thérapeutiques reposent sur les fondements théoriques de la Médecine chinoise,notamment ceux de l’énergie, des méridiens et des cinq éléments.

Expérimentée depuis plus de 3 000 ans, la pharmacopée chinoise recèle quelques milliers de substances, dont environ 300, font partie de l’usage. Shen Nong est un des grands compilateur de plantes médicinales .Empereur mythique dont le nom veut dire « paysan divin », il n’hésitait pas à expérimenter, sur lui même, certaines plantes toxiques. De son observation approfondie de la nature, il répertorie le nombre symbolique de 365 plantes, correspondant aux 365 jours de l’année. Ceci pour signifier que les plantes décrites peuvent prétendre prévenir et soigner toutes les maladies. Les plantes étudiées sont divisées en 3 catégories : supérieures, moyennes et inférieures.
Les plantes supérieures sont employées en cuisine comme condiments ou boissons. Elles ont une visée préventive. Les plantes moyennes s’utilisent de façon curative, pour guérir les maladies, les plantes inférieures quant à elles, sont les plantes toxiques ou « poisons » qui servent à combattre les maladies graves. Aujourd’hui, la pharmacologie et la recherche, continuent d’approfondir cette science, tandis que les praticiens contemporains développent de nouveaux traitements, de mieux en mieux adaptés aux maux de notre époque. La pharmacopée chinoise est donc une approche vivante.

Des substances végétales, minérales, animales et humaines.
La pharmacopée chinoise utilise, bien sûr, en majorité des médicaments d’origine végétale, mais elle se sert, aussi, de substances d’origine minérale, animale ou humaine. Par exemple, on utilise l’hippocampe, les reins de porc, la chair de serpent ou les bois de cerf, de l’ambre, de la perle ou du gypse parmi les minéraux ainsi que les ongles , les cheveux , les dents , les excréments, le placenta et les urines d’origine humaine, à des fins thérapeutiques.
Alors que l’herboristerie occidentale classe les plantes selon leur nature chimique et étudie l’effet de leurs substances actives sur l’organisme, la pharmacopée chinoise répertorie les substances selon leur nature énergétique et leur impact sur les différents mouvements de l’énergie qui déterminent l’état de santé d’un individu.

Chaque produit est classé selon plusieurs critères :
La nature : froide, fraîche, neutre, tiède, chaude, selon l’effet thermique qu’il a sur l’organisme.
La direction : selon le mouvement énergétique qu’il engendre : ascendant, descendant, entrant, sortant.
La saveur :
acide : descendante et entrante, collectrice,
astringente, en relation avec le bois.
amère : descendante et entrante, dessèche et raffermit, en relation avec le feu.
douce : montante et sortante, tonifie, restaure, relâche, harmonise, en relation avec la terre.
piquante : montante et sortante, disperse, stimule, fait circuler, en relation avec le métal.
salée : descendante et entrante, humidifie, ramollit, assouplit, en relation avec l’eau.
fade : diurétique.
âpre : astringent.

L’origine des maladies étant due à un déséquilibre dans la circulation énergétique, le médecin chinois fait un diagnostic différentiel, avec des outils d’observation propres à la Médecine chinoise (prise du pouls, observation de la langue, du teint) à l’issue duquel, il choisira tel remède. Voici quelques unes des perturbations qui peuvent affecter la libre circulation de l’énergie. Faiblesse de l’énergie, du Yin, du yang, du sang. Stagnation de l’énergie, des liquides, des aliments. Troubles des mouvements de l’énergie (descente, montée, à contre-courant). Les perturbations climatiques qui sévissent pendant certaines saisons (les énergies perverses) telles le vent , la chaleur, le froid, l’humidité affectent également la qualité de l’énergie.

Selon les pathologies, différentes méthodes de traitement seront mises en oeuvre : sudorification, vomification, purgation, harmonisation, calorification, réfrigération, tonification, dispersion, utilisant les différentes propriétés des produits ( nature, saveur, mouvement). La nature et la saveur des produits seront combinées afin d’obtenir un effet de tonification de l’énergie saine et d’élimination de l’énergie perverse.

Ainsi la cannelle de nature chaude et de saveur piquante réchauffe les reins et l’estomac et soigne les douleurs lombaires et les troubles digestifs dus au froid. Le noyau d’abricot humidifie le poumon en cas de toux sèche, la peau d’orange clarifie les mucosités, l’orge chinoise draine l’excès d’eau du corps, la schisandra réduit l’incontinence et la diarrhée, le noyau de la datte sauvage calme l’esprit
Le fameux Ginseng de nature chaude et de saveur sucrée, tonifie l’énergie générale, fortifie le cœur, les reins, l’estomac et les poumons. Alors que l’Angélique chinoise, le Ginseng des femmes nourrit le sang et régule les problèmes gynécologiques. En ce qui a trait aux propriétés, prenons l’exemple d’un type d’arthrite qui est aggravé par l’humidité ou la pluie : dans la perspective chinoise, cela est attribuable à de l’Humidité et du Froid dans les méridiens ; or la plante Hai Tong Pi , qui pousse en bordure de mer, possède, selon la logique chinoise (et l’expérience d’années de pratique), la propriété de disperser l’Humidité et le Froid. Mentionons aussi que la propriété de tonification est fondamentale dans cette approche et sert de base à toute entreprise thérapeutique. Ici, « tonifier » veut dire accroître la compétence, l’adaptabilité et la résistance de l’organisme aux facteurs adverses.

Ensuite, les herbes sont choisies spécifiquement en fonction de la personne à traiter : le « bon » médicament convient à telle personne, comme la bonne clé ouvre telle serrure. Pour prescrire une plante ou une formule, le praticien doit comprendre, non seulement les causes sous-jacentes des symptômes, mais la dynamique propre de son patient - ce qu’on appelle le « terrain ».

La méthode de préparation : les produits peuvent être utilisés "tels quels" ou subir des préparations : lavés, trempés, macérés, grillés, carbonisés, séchés, cuits, bouillis, distillés,... mélés à des adjuvants lors des préparations comme le vinaigre, le miel, le gingembre, le sel, le vin, ce qui peut modifier leur nature et leur saveur. Les produits seront prescrits dans différents types d’ordonnances, dans lesquels ils joueront des rôles différents selon l’effet recherché par le prescripteur :
L’empereur : le produit prescrit à sa dose maximale jouera le premier rôle thérapeutique, c’est l’élément fondamental de la prescription.
Le ministre : renforce l’empereur et joue sur un des aspects de la maladie.
Le conseiller : renforce les deux premiers ou joue sur les aspects secondaires du problème, ou contrôle et atténue les effets des deux premiers.
L’ambassadeur : oriente la prescription vers la zone à traiter, harmonise. Ces préparations pourront se présenter sous diverses formes : décoctions, poudres, pilules, vins, comprimés, sirops, extraits, onguents...
Bien que faisant appel à des produits d’origine naturelle, ces préparations sont de véritables médicaments dont la prescription doit être réservée aux personnes averties et compétentes dans le domaine de la médecine traditionnelle chinoise.

Applications thérapeutiques
Le but premier de la Médecine traditionnelle chinoise et de sa pharmacopée est la prévention. Il s’agit alors de maintenir l’organisme en bonne santé - ce qui, dans nos mots, veut dire renforcer le système immunitaire. De nombreuses plantes et formules possèdent ce potentiel et, à ce titre, font partie du quotidien de millions de personnes.
Du point de vue curatif, la Médecine traditionnelle chinoise est un système thérapeutique complet et les plantes qui en relèvent, sont censées traiter tous les problèmes. Il semble donc que les états et maladies, pour lesquels les Occidentaux consultent le plus souvent un praticien en MTC soient ceux provoqués par des problèmes qui ne répondent pas bien aux traitements classiques : douleurs chroniques, allergies, problèmes de ménopause, arthrite, symptômes du stress, fatigue et problèmes digestifs.
Sauf quelques exceptions (dont certains produits pour des maux bénins et courants), les plantes et formules chinoises ne sont pas indiquées pour l’automédication ou pour des ordonnances d’amateur : elles doivent être prescrites et dispensées par un docteur en médecine chinoise, un acupuncteur ou un herboriste qualifié.
Cela dit, il n’existe pas, semble-t-il, de médecine efficace qui soit totalement sans risque. Les plantes médicinales chinoises, comme la plupart des substances actives, peuvent provoquer des effets secondaires. Heureusement, la très longue tradition orientale fait que ces effets sont connus avec précision ; dans une grande majorité de cas, ils sont d’ordre digestif (ballonnement, perte d’appétit, nausée). De façon générale, la pratique chinoise privilégie d’abord des plantes non toxiques qui servent à soutenir le système d’autoguérison, tandis qu’elle réserve les plantes possédant des propriétés toxiques aux cas sévères.


6/11/2008

La notion de Qi


La notion de Qi (« tchi ») est issue de l’observation et de la connaissance des phénomènes naturels que possèdent les chinois depuis plusieurs millénaires. Pour eux, le Qi est à l’origine du monde, « tout être et toute chose résulte du Qi du Ciel et de la Terre ». L’univers tout entier n’est fait que de Qi, il est mû par une force vitale qui est à l’origine de tout, se manifeste dans tout ce qui est.


On pourrait tenter de définir l’énergie dans ses deux aspects de base, avec une infinité de variantes intermédiaires :
- l’énergie la plus subtile, légère, haute, à l’image du ciel
- l’énergie la plus dense, lourde, compacte, basse, à l’image de la terre

Pour la Médecine Traditionnelle Chinoise, le Qi est aussi la substance fondamentale du corps humain, à la fois la matière qui le compose et son activité physiologique. Il conditionne et nourrit la vie. L’Homme est un produit de la nature qui résulte de l’union des énergies du Ciel et de la Terre, où il puise ses éléments nutritifs en respirant et en absorbant des aliments. L’Homme, charnière entre le Ciel et la Terre, possède lui aussi ses énergies «denses» (matières, corps, tissus, chairs) et ses énergies plus subtiles, dans ses fonctions physiologiques et mentales, ses canaux, voies d’acheminement, ses organes pleins et creux, à l’image de la nature et de l’Univers.

La notion de Qi s’appuie donc sur une conception globale de la nature et de la vie. Dans ce contexte, il n’y a pas de différence entre le corps et l’esprit, ni entre l’homme et l’univers. La pratique du Qi Gong, en se basant sur ces notions, permet à l’homme de préserver son équilibre et de retrouver l’harmonie entre son microcosme et le macrocosme de la nature et de l’Univers.

Cette conception globale veut que le Qi Gong ne soit pas une thérapeutique particulière à tel ou tel type de maladie, mais un moyen destiné à améliorer le fonctionnement de l’ensemble de l’organisme. Le Qi Gong renforce la faculté défensive et adaptative de l’organisme et autorégule l’organisme.


© 2008 Esprit Santé



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