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9/02/2008

Qi Gong général pour préserver la santé

Le Qi Gong général pour préserver la santé fait partie du DaoYin YangSheng Gong. C'est une forme de Qi Gong qui permet de lutter contre le vieillissement, d'améliorer la santé en stimulant les organes, de faire circuler l'énergie dans les méridiens, d'assouplir les articulations et de régulariser l'état général. Il favorise la circulation de l'énergie et du sang.
C'est une excellente méthode de base, accessible à tous. Il est composé d’un enchaînement de 8 exercices.

1 - Régulariser la respiration
2 - Pousser le bateau en suivant le courant
3 - les épaules soutiennent le soleil et la lune
4 - Oiseau Peng déploie les ailes
5 - Le colosse soulève les pierres
6 - Pousser la fenêtre pour regarder la lune
7 - Chasser la poussière selon le vent
8 - Le vieux sage lisse sa barbe

Le DaoYin YangSheng Gong (Dao Yin=ancien nom ancien pour désigner le Qi Gong, YangSheng=Nourrir la vie, Gong=Exercices) est une méthode de Qi Gong composée d’une série d'exercices physiques, respiratoires et psychiques basés sur les principes de la médecine traditionnelle chinoise. Cette succession d'enchaînements de mouvements lents s'appuie sur la force d'enracinement au sol et la souplesse du mouvement, sur le contrôle de la respiration et la concentration. La maîtrise de la respiration, de la concentration et du mouvement favorisent une bonne circulation du sang et de l'énergie, engendrent la souplesse et une bonne condition physique et mentale.

Les origines de du DaoYin YangSheng Gong sont principalement reliées :

- au DaoYin, qui est le fond très ancien des mouvements traditionnels destinés à entretenir la santé ; Dao veut dire « conduire l'énergie en l'harmonisant », Yin signifie « travailler le corps pour le rendre souple ». Le DaoYin est la source d'une grande partie des méthodes de Qi Gong dynamiques actuelles.

- à la médecine traditionnelle chinoise (MTC): la plupart des mouvements sont directement reliés avec les points et les trajets des méridiens, pour agir précisément sur tel organe, telle fonction, tel système d'énergie

- aux arts martiaux internes qui apportent aux mouvements du DaoYin, une richesse et une expressivité déliant le corps.

Source: mouvements.unblog.fr

7/14/2008

La vision chinoise de l'homme

Concepts Philosophiques Chinois

SHEN (神): conscience, esprit divin
est la manifestation du tao sur l'homme

XIN (心): le coeur sentiment
Ce qui guide nos gestes

JING (精): essence vitale,force vitale
est la concentration de l'essence vitale

YI (意): Pensée supérieure
qui vient du coeur

D'après les anciens maîtres d'art interne :

"Le mouvement naît du XIN, le YI et le SHEN dirige le QI, cela engendre le JING"



Les cinq éléments:

Bois 木
Feu 火
Terre 土
Métal 金
Eau 水



L'originalité de la pensée chinoise réside dans sa vision de synthèse du cosmos. L'être humain, en particulier, ne vit pas séparé du reste de l'univers, mais en harmonie avec lui. Du macrocosme au microcosme les mêmes lois régissent la vie et la mort et expriment le principe universel : le TAO

Le TAO (道)
Le tao (la voie) est à l'origine de toute chose (chaos primitif). Il est toujours en mouvement. Le taiji (faîte suprême) est le commencement du commencement lors du mouvement du tao. Le yin et le yang naissent du taiji :

"Le tao a donné naissance
à l'un, l'un à deux, le deux à trois
Le trois aux dix mille objets
qui portent le yin et embrassent le yang
Doivent leur harmonie à la fusion des deux"

Tao Te King Lao Tseu

Le YIN et Le YANG (阴阳)

Le yin : principe féminin, terre, obscur, repos, côté sombre de la montagne
Le yang : principe masculin, ciel, lumière, côté éclairé de la montagne
sont les deux faces d'un même ensemble.
Opposition et complémentarité, relativité et mouvement sont les caractères fondamentaux du yin/yang qu'il ne faut jamais perdre de vue quand on aborde leurs aspects spécifiques. Par exemple, le yang est chaud et le yin est froid, mais l'un par rapport à l'autre et non dans l'absolu. Ils illustrent le dynamisme des contraires.

"A l'origine le qi (souffle)
a commencé par se différencier
en un souffle pur et léger,
le yang, qui est monté et a fait le ciel,
et un souffle opaque et lourd,
le yin, qui est descendu et a fourni
la terre. Le propre du ciel
est d'être pur et mobile,
Celui de la terre est d'être opaque et stable."

Le QI

La description la plus ancienne de la théorie du souffle (qi 气) se trouve dans le Huang Di Nei Jing (黄帝内经) : le livre de l'interne de l'empereur Huang Di ( 475 - 211 av. JC, période des royaumes combattants)

Tout au long du nei jing :
il est préconisé de cultiver le corps et l'esprit
pour obtenir " le vrai souffle" ( énergie véritable : zhen qi 正气)
qui est la combinaison du "souffle originel" (énergie ancestrale : yuan qi 元气 )
et de l'énergie essentielle ( zong qi 宗气).
L'énergie essentielle est elle-même la réunion de qing qi (清气), l'énergie de l'air, et de gu qi (谷气), l'énergie des aliments.

L'énergie nutritionnel (ying qi 营气) se charge de maintenir la vie dans l'organisme en assurant la nutrition de tous les aliments à travers le sang et les méridiens.
L'énergie défensif (wei qi 卫气) prévient principalement de l'énergie essentielle
son rôle est de protéger la surface du corps en s'opposant aux agressions extérieurs d'agents pathogènes.

La circulation de l'énergie véritable se fait à travers les jing luo (经络): les méridiens d'acupuncture. Ces jing luo ne sont évidemment pas constitués de tissus organiques, ils sonts immatériels.

Les MERIDIENS

Il existe douze méridiens principaux qui communiquent directement avec les organes et les entrailles.
Les méridiens en relation avec les organes ( zang ) et qui parcourent la face interne des membres sont yin. Ceux en relation avec les entrailles
( fu ) et parcourant la face externe des membres sont yang.
Les organes poumons, rate, coeur, rein, et foie sont yin.
Les entrailles gros intestin, estomac, intestin grêle, vessie, vésicule biliaire sont yang. Il existe six paires de relation de concordance entre l'extérieur et l'intérieur :

1. poumons > gros intestin
2. estomac > rate
3. coeur > intestin grêle
4. vessie > reins
5. péricarde > triple réchauffeur
6. vésicule biliaire > foie

Il existe deux méridiens dits de fonction : le triple réchauffeur, yin, lié aux trois foyers ( supérieur, moyen et inférieur) et le méridien du maître du coeur, le péricarde, yang, qui est en relation avec le coeur.

En commençant par le méridien des poumons de la main ( yin ), les méridiens se relient successivement les uns aux autres et finissent au méridien du foie du pied ( yin ).Le commencement et la fin se rejoignent, comme un cercle sans extrémité.

Il existe aussi huit méridiens curieux qui ont leur propre voie.
Deux des plus important sont le " méridien gouverneur"(dumai) et le "méridien directeur"(renmai).
Le méridien gouverneur contrôle tous les méridiens yang
Le méridien directeur contrôle tous les méridiens yin.

La circulation de l'énergie interne dans les méridiens est un phénomène normal et naturel. Si les méridiens sont gênés, l'homme tombe malade. Les méthodes de Qi Gong( yang sheng) ont pour but de régulariser la circulation et le drainage des méridiens.

La théorie du yin et du yang ne fut pas la seule méthode dont les Chinois de l'antiquité disposaient pour interpréter le monde. Une autre conception émergea, selon laquelle chaque phénomène dans l'univers était considéré
comme une manifestation des cinq éléments (wuxing) :
le bois, le feu, la terre, le métal, l'eau.

WUXING (五行)

Le concept des cinq éléments fut rapidement intégré à la théorie du yin et du yang. Les cinq éléments sont associés aux saisons, couleurs, saveurs, sentiments, climats, organes. Le cycle d'engendrement montre le processus perpétuel du mouvement universel.

" le bois alimente le feu, les cendres
laissées par le feu nourrissent la terre,
la terre abrite le métal,
l'eau se condense sur le métal
et l'eau hydrate le bois."


Il existe aussi le cycle de soumission qui complète le cycle d'engendrement. Il ne s'agit pas d'un mauvais cycle mais d'une autre loi qui régit les intéractions entre les éléments.

" Le bois domine la terre
La terre domine l'eau
L'eau domine le feu
Le feu domine métal
Le métal domine le bois."


C'est ainsi que les lois d'acupuncture, de l'alimentation, du psychisme, entre autres, se réfèrent toujours à l'interdépendance des organes définie par ces deux cycles.

Les arts martiaux internes ( nei gong 内功) : Tai ji quan (太极拳), Xing yi quan (形意拳), ba gua zhuang (八卦掌), yi quan (意拳)ont comme base cette vision de l'homme. Ils entraînent le corps et l'esprit pour être en symbiose avec ces théories.



5/15/2008

Le Taiji Quan, la fierté suprême des arts martiaux chinois

Nicolas Jucha 28/08/2007


Souvent catalogué de gymnastique par les profanes, le Taiji Quan est pourtant la famille d'arts martiaux la plus reconnue des experts en Chine. Si son apport pour la santé est indéniable, son efficacité en combat est aussi bien réelle.


Qui n'a jamais vu d'images des parcs chinois au petit matin, avec ses vieillards qui exécutent des mouvements en toute lenteur ? Qui également, n'a jamais entendu parler du Taiji Quan, souvent transcrit en Tai Chi Chuan ou Tai Qi Quan ?

Un art martial célèbre tout autant que méconnu

Les faits sont bien là, si Bruce Lee en son temps a rendu populaire le Kung Fu en Occident, le Taiji n'a aujourd'hui plus rien à lui envier question de renom. Mais si l'appellation est connue, la discipline reste en elle même largement méconnue ou victime des idées préconçues.

Gymnastique ou art martial ? La première idée a tendance à s'imposer à l'esprit de la majorité, y compris en Chine. Il faut dire que la lenteur et la souplesse des mouvements du Taiji contraste avec le dynamisme musculaire d'autres disciplines telles le Karaté des Japonais, le Taekwondo des Coréens ou le Viet Vo Dao des Vietnamiens.

Très clairement, dans l'esprit de beaucoup d'Occidentaux, le Taiji Quan est destiné aux personnes âgées. Hors en Chine, tous les experts en arts martiaux ou presque s'accordent pour qualifier le style de boxe la plus efficace et utile de tout le répertoire, au combien riche, des arts martiaux chinois.

Pour vraiment comprendre, trois choses s'imposent : une explication lexicale du terme Taiji, une petite ébauche historique sur le style, et une tentative de description de ce dernier. Seulement une tentative dans le sujet est plus vaste qu'il n'y paraît de prime abord.

Taiji Quan : la Boxe du Faîte Suprême

Pour qui parle le Chinois mandarin, le simple nom Taiji suffit à évoquer une idée de puissance et d'efficacité : composé des mots Taiji (Faite Suprême, supérieur) et Quan (poing, boxe), le Taiji Quan n'est autre que la Boxe du Faîte Suprême ou encore LA Boxe Suprême.

Qui connaît les arts martiaux chinois et la richesse des styles qui existent dans l'Empire du milieu, sait que la place du Taiji se trouve en haut de la hiérarchie. Pour les Chinois, l'apprentissage d'un combattant parfait passe par trois étapes indispensables : l'externe, l'interne puis enfin le sans forme.

Terme difficile à comprendre pour celui qui ne pratique pas les arts martiaux, cette classification, sans être parfaite et figée, a été adoptée également dans les disciplines non chinoises. L'externe désigne les arts de combat basés avant tout sur la force physique et musculaire, tel le Kung Fu si célèbre de Shaolin. L'interne évoque les arts de combat basés principalement sur l'usage de l'énergie vitale, Qi pour les Chinois, Prana pour les Indiens, ou encore Ki pour les Japonais.

Dénaturé par la Révolution Culturelle

Si le Taiji Quan est souvent classé dans cette seconde catégorie, les plus grands maîtres le classent comme l'étape suprême : le sans forme, ou l'art de savoir laisser le corps s'exprimer le plus naturellement, et par conséquent, le plus efficacement possible...

Sa fausse réputation actuelle face au grand public, le Taiji Quan la tient principalement de son histoire récente, avec la Révolution Culturelle instaurée par Mao Zedong. Comme beaucoup d'autres Wushu chinois, le Taiji s'est vu privé de ses caractéristiques ancestrales qui le vouait à être un art de combat à la fois efficace et thérapeutique.

Si le Kung Fu est devenu principalement un sport de démonstration, le Taiji a été simplifié afin de devenir une gymnastique accessible à tous. Aujourd'hui, la discipline tend à retourner à ses origines martiales, mais si son image édulcorée dure encore à ce jour, c'est parce que seule la pratique, et l'introspection qu'elle appelle, permet de comprendre la vrai nature de la Boxe du Faîte Suprême.

Pas une mais plusieurs Boxes du Faîte Suprême

Qu'est-ce que le Taiji Quan ? Un article n'y répondra pas, mais en simplifiant les choses, une première ébauche de description pourrait suffire à effacer déjà pas mal de fausses idées.

Les sources historiques ne s'accordent pas, comme c'est souvent le cas en Chine, pour certifier l'origine exacte de cet art martial. Il n'existe pas un seul Taiji, mais comme dans le reste des arts chinois, un nombre considérable de styles, souvent nés au sein de familles et de clans, et qui ont ensuite donné naissance à des variations mises sur pieds par les pratiquants successifs.

Selon l'idée communément acceptée, le style Chen serait la plus ancienne de toutes ces écoles. Mélangeant mouvements lents et souples avec mouvements rapides et puissants, cette boxe serait à l'origine des autres grands styles comme Wu, Sun ou Yang.

Ce dernier est à ce jour le plus répandu, sa forme simplifiée étant la plus communément enseignée. C'est elle, par ses mouvements amples et lents, qui donne souvent au Taiji des «allures de gymnastique.»



5/13/2008

Les clés de la médecine chinoise



Selon les principes de la médecine chinoise, une mauvaise circulation de l’énergie et c’est l’équilibre du corps qui est menacé. De l’acupuncture, au Qi Gong, cette discipline regorge de ressources thérapeutiques destinées à rétablir l’harmonie au sein des flux d’énergie.

En Chine, on est souvent médecin de père en fils. Plus on a de générations de médecins derrière soi, plus on est respecté. La médecine chinoise, vieille de 5 000 ans s’intéresse surtout à la communication entre les différentes fonctions organiques.

Cinq branches pour une forêt de connaissances

Celles-ci sont étroitement liées les unes aux autres par un courant d’énergie, appelé le "chi". Cette énergie est à la base de l’approche médicale chinoise. Selon ce principe, la maladie résulte de blocages ou de déséquilibres énergétiques. Tout l’art médical consiste alors à rétablir l’harmonie au sein de ces flux d’énergie. Pour cela, cette médecine dispose de trois grandes disciplines : la phytothérapie, l’acupuncture et les thérapies manuelles. A ces trois techniques fondamentales viennent s’ajouter la diététique avec son effet curatif et préventif et bien sûr les gymnastiques énergétiques basées sur la circulation harmonieuse du chi : Tai-chi, Qi gong... Le médecin se spécialise dans une des cinq branches citées.

Recharger ses accus par l’acupuncture

Véritable chirurgie de l’énergie, l’acupuncture va permettre de rétablir un nouvel équilibre. Les textes médicaux chinois disent que le corps humain est parcouru par des lignes énergétiques nommées méridiens, au nombre de douze, chacun correspondant à un organe. Par l’intermédiaire de points situés sur leur trajet, on peut agir directement sur les organes visés (estomac, rate, intestin, etc.). Si la rate est surchargée ou le foie engorgé, les problèmes surviennent. Les aiguilles plantées sur des points précis stimulent ou inhibent leur fonctionnement selon les besoins.

La phytothérapie pour ne pas se planter…

Avec des indications pour plus de 80 % des maladies, la phytothérapie est la discipline reine. Aujourd’hui, elle exploite plus de quatre cents espèces végétales. Le traitement consiste en l’administration de formules composées de racines, d’écorces ou de feuilles sous forme de décoction ou de pilules. La principale différence avec l’Occident réside dans la prescription. Le choix des plantes et la posologie dépendent, non pas de l’origine du problème, mais de "l’état énergétique" du patient. On privilégie celles qui vont le régulariser.

Ca passe ou ça masse…

L’histoire du massage thérapeutique est très ancienne, et plusieurs styles se développent dans les différentes régions de la chine. Le plus répandu, le tui Na, massage à vocation thérapeutique, est couramment utilisé dans les hôpitaux. Son principe est simple : toute altération de la mobilité articulaire, consomme une certaine quantité d’énergie et freine son passage, entraînant ainsi des maladies. Par des manipulations, le masseur va chercher à régler ce problème. A l’inverse, des perturbations internes (troubles de la digestion, stress) peuvent se manifester par des tensions et des blocages corporels. Il existe une autre forme très appréciée en Occident : il s’agit du shiatsu.

Un régime à ne pas "rater"

Par contraste avec notre culture, les règles d’hygiène alimentaire de base n’ont pas changé en Chine depuis des millénaires. La thérapie par la diététique ne consiste pas à suivre un régime de façon stricte mais s’adapte à l’âge, la constitution, l’état de santé et aux conditions de vie de chacun. Dans ce cadre, l’estomac et la rate apparaissent comme les deux principaux organes de la digestion. Les thérapeutes chinois insistent sur la nécessité d’acheminer jusqu’à l’estomac une nourriture qui soit digestible, à la température "correcte", à intervalles réguliers et dans les bonnes quantités. Cinq éléments essentiels en matière de diététique chinoise, dont l’observation constitue la clé d’une bonne santé.

Avec le Qi-gong, mettez un tigre dans votre moteur

Ancré dans la tradition populaire chinoise, le Qi-gong permet de maîtriser l’énergie vitale pour atteindre l’équilibre du corps et de l’esprit. Il est très apprécié par les médecins chinois car chaque posture a une vocation thérapeutique précise. Transmises au travers d’images poétiques et naturalistes elles sont facilement mémorisables. Pour en finir avec le stress, on peut faire le tigre et pousser le ciel avec ses bras. Autre point fondamental : la gym orientale est une activité de détente et non de performance. Il faut se détendre pour permettre à l’énergie du corps de circuler.

Catherine Maillard


Doctissimo.fr
Le Blog du Quimetao

Tai-chi-chuan : la méditation en mouvement



Le Tai-chi-chuan, c’est cette fameuse gymnastique d’origine chinoise. Entre méthode de relaxation et art martial, cette pratique a de plus en plus de succès en France. Comment se pratique-t-elle ? Quels sont ses bienfaits ? Doctissimo fait le point sur un moyen de retrouver l’harmonie vieux de plusieurs siècles.

Le Tai-chi-chuan est une discipline pratiquée depuis des siècles en Chine. C’est l'art martial le plus pratiqué au Monde. Il aurait été inventé par un moine qui observait un combat entre un oiseau et un serpent.

Abc du Tai-chi-chuan
Le Tai-chi-chuan est un savant mélange de gestes et de postures à réalisés en les enchaînant. Il évoque à la fois une danse lente et un combat au ralenti. Le principe est simple. Il s’agit d’effectuer des gestes lents et souples. Ceux-ci doivent impérativement être faits de manière continue, afin d’éviter les saccades et les arrêts brutaux. Les enchaînements peuvent parfois comporter jusqu’à 100 mouvements différents ! La respiration est également au centre des exercices. Celle-ci doit être lente et profonde. Les séances durent environ une demi-heure et ont lieu généralement deux à trois fois par semaine. Certaines variantes vont utiliser des instruments (bâton, épée…).

Des règles strictes
Contrairement à ce que l’on peut croire, les mouvements ne sont pas aléatoires. Ils sont codifiés et les enchaînements font partie de l’enseignement. Sachez qu’il existe plusieurs écoles de Tai-chi-chuan, qui vont avoir des spécificités différentes. Mais dans l’ensemble, si les mouvements varient, les règles de base sont les mêmes, comme par exemple :

Garder le sommet du crâne vers le haut ;
Laisser les épaules tomber ;
Ne pas utiliser la force ;
Rester toujours relaxé ;
Garder les articulations souples ;
Réaliser des mouvements fluides ;
Faire les enchaînements en continu.
Vous avez dit "Chi" ?
Le Tai-chi-chuan est connu comme une discipline de la santé et de la longévité. Il est notamment employé dans les hôpitaux en Chine. Mais qu’en est-il réellement ? La théorie à la base de ses bienfaits prend appui sur le "Chi". Car le Tai-chi-chuan faciliterait la circulation de cette énergie corporelle au sein de notre organisme. Or toujours selon ces préceptes, c’est lorsque le Chi se retrouve bloqué à un endroit précis que nous tombons malade. Cette activité jouerait donc un rôle préventif.

Quels effets réels sur la santé ?

Si les effets du Tai-chi-chuan sur le "Chi" restent peu étudiés scientifiquement, les bienfaits de cette gymnastique sont réels. Ainsi, il a l’avantage d’être accessible au plus grand nombre : nul besoin d’être un athlète accompli pour débuter.

Il permet, chez les plus jeunes notamment, de prendre conscience de chaque partie de son corps. Les enchaînements de mouvement vont développer à la fois la souplesse, la coordination et de manière générale le dynamisme. De plus, les techniques respiratoires et les mouvements souples permettent une relaxation profonde.

Le Tai-chi-chuan est d’ailleurs une méthode éprouvée pour gérer le stress et retrouver le calme. Il est d’autant plus efficace si les mouvements sont pratiqués en plein air. Certains prétendent également qu’il aurait des vertus sur le système immunitaire. Mais rien n’a jamais été prouvé en la matière…

Louis Asana

Le Tai-chi-chuan


Le tai-chi-chuan ou tai-chi (du chinois trad. 太極拳, simpl. 太极拳, en pinyin tài jí quán, en Wade-Giles T'ai-chi ch'üan, « boxe du taiji »), souvent traduit par « boxe du faîte suprême » ou « boxe avec l'ombre » est un art martial interne (avec le Hsing I Ch'uan et le Bagua zhang). Le taiji (en chinois 太極 tài jí (Wade-Giles t'ai-chi, taikyoku en japonais), que l'on pourrait traduire en français par « faîte suprême » est aussi la poutre faîtière d'une habitation et l'idée d'ultime. Aussi taiji quan pourrait se traduire par boxe (poing) ultime, c'est-à-dire la boxe au-delà de laquelle il n'existe aucune boxe: la quintessence de la boxe.

Il est à noter que c'est le même taikyoku (太極) qui est utilisé dans les noms de six des premiers katas du shotokan karaté (taikyoku shodan à taikyoku rokudan).

C'est Chen Wangting qui aurait créé en 1641 le tai-chi-chuan, en s'inspirant des différents arts martiaux chinois, en y intégrant la philosophie taoïste (principe du yin et du yang) et de la médecine chinoise. On dit aussi que le moine Zhang Sanfeng aurait créé cet art sur la montagne Wudang, dans la province de Hubei.

Il existe plusieurs écoles :

tai-chi style Chen, le style fondateur de Chen Wangting
tai-chi style Yang, le plus répandu, qui se décline en trois sous écoles.
tai-chi style Wu de Wu Jianquan (Wu Chien-ch'uan)
tai-chi style Wu de Wu Yuxiang (Wu Yu-hsiang)
tai-chi style Sun de Sun Lutang
Le tai-chi-chuan en tant qu'art martial dit interne insiste sur le développement d'une force souple et dynamique appelée jing, par opposition à la force physique pure.

La règle première du tai-chi-chuan est la décontraction (song, song kai) qui permet de délier les mouvements : un mouvement de coup de poing va provenir de la taille, plutôt que du bras ou de l'épaule.

Une fois la relaxation song installée, le pratiquant va développer le peng jing ou force interne consistant à relier chaque partie du corps en restant relaxé : une partie bouge, tout le corps bouge; une partie s'arrête, tout le corps s'arrête. Le peng jing est la force caractéristique du tai-chi ; l'analogie est de la comparer à une boule élastique : frapper dedans, et votre coup sera retourné dévié vers vous.

Lors des coups frappés l'énergie est tout d'abord concentrée dans le dantian, qui est un des points d'énergie (équivalent des chakras indiens), situé deux pouces en dessous du nombril, puis est libéré, accompagné d'une onde de choc propagée par l'ondulation des articulations du pratiquant, tel un fouet. On appelle cela exploser la force ou fajing.

Le tai-chi porte une attention particulière à l'enracinement. L'énergie doit aussi partir des « racines » dans les pieds, puisque c'est généralement eux qui dans la majorité des cas vont lancer le coup que donnera la main, ou tout autre partie frappante.

On dit parfois, « le pied donne le coup, la hanche dirige, et la main transmet. »

Ce contrôle du qi s'apprend avec les exercices de qi gong (littéralement, travail du souffle) taoïste (différent des exercices de qi gong bouddhique).

L'entraînement aux exercices de tai-chi-chuan est tout d'abord exécuté lentement pour justement percevoir la relaxation et la circulation du mouvement.

Ensuite, le pratiquant pourra commencer à accélérer les gestes, et pratiquera les fajing - libération de l'énergie - d'abord réduit afin d'éviter d'abîmer ses articulations, puis de plus en plus complets.

Les exercices de poussées de mains permettent d'appliquer les principes du tai-chi avec un partenaire et ceci de manière progressive : rester relaxé (song) sur une poussée par exemple pour démarrer.

Le tai-chi permet d'exprimer la force (exploser la force ou contrôler simplement par deséquilibre) avec n'importe quelle partie du corps, ce qui permet d'envisager aussi bien des techniques longues de boxe que du corps à corps. À l'extrême, l'explosion de force s'effectue avec un mouvement imperceptible.

Le tai-chi-chuan se pratique généralement à mains nues. Toutefois il existe des formes de tai-chi avec armes, que le pratiquant pourra apprendre après quelques années d'expérience à mains nues.

Liste d'armes utilisées dans les tai-chi d'armes :

- La lance, taiji qiang (太极槍)
- Le sabre, taiji dao (太极刀)
- L'épée, taiji jian (太极剑)
- La hallebarde Chinoise, ji (戟)
- L'éventail



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