Affichage des articles dont le libellé est Bien-être. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Bien-être. Afficher tous les articles

8/28/2008

Les bienfaits des thés de Chine

Apprenez à utilisé le bon thé au bon moment.


Depuis le premier grand livre sur le thé, rédigé par Lu Yu il y a 1200 ans, l’on a pas cessé de constaté depuis les biens faits du thé vert, en particulier. Aujourd’hui en occident, des thés semi-fermentés comme les wulong, des Tuo Cha et Pu Er de la province du Yunnan, berceau du thé et de la médecine chinoise, sont aussi appréciés pour leurs bienfaits.

Depuis l’origine le thé a été un complément alimentaire mélangé à de la soupe avant de devenir une boisson telle que nous la connaissons aujourd’hui. Dans la médecine traditionnelle chinoise, issue essentiellement de plantes, le thé a une grande place dans la pharmacopée, démontrée par Lu Yu.

Les biens faits reconnus :

Active la circulation sanguine, nettoie donc les vaisseaux sanguins
Stimule et réveille l’esprit
Favorise l’élimination de l’alcool et des substances nocives, comme les graisses
Augmente la résistance du corps aux maladies
Accélère le métabolisme et l’oxygénation des organes du corps
Empêche les caries dentaires
Ralentie le vieillissement des cellules de la peau en fortifiant
Clarifie les urines et facilite l’élimination, effet diurétique
Bonifie la vue et rend les yeux plus brillants
Elimine les chaleurs du corps en période estivale
Aide la digestion
Soulage les douleurs articulaires
Apaise la soif, donc boire du thé en période chaude
Chasse la fatigue et la dépression
Prolonge la vie de l’individu


Tous ces éléments se retrouvent dans les thés, mais deux conditions sont essentielles pour bénéficier de ces biens faits :

Premièrement, pour les thés verts en général, ainsi que les wulong (semi-fermenté) il est important de consommer des thés « frais » c’est-à-dire d’un an d’age maximum, et pur donc sans arômes rajoutés sauf de fleurs naturelles, comme le jasmin.

Deuxièmement, de boire de un litre et demi à deux litres par jours, notre corps ayant besoin de cette quantité de liquide journellement.

Boire du thé revient donc à une hygiène de vie, avec un équilibre alimentaire et de santé approprié. Les personnes sensibles à la théine, doivent boire un thé vert le matin et de continuer avec un thé wulong l’après-midi et en soirée. Le wulong est semi-fermenté a donc moins de théine et cette dernière disparaît à la première infusion. Cette famille de thé s’infuse plusieurs fois, c’est-à-dire plusieurs eaux sur la même dose.

C’est dans les thés verts « frais » que l’on retrouve le plus de vitamines, comme A, B2, C, D et P. Les autres thés si ils n’ont pas toutes ces vitamines mais partiellement, possèdent d’autres vertus comme par exemple les Tuo Cha, qui favorisent l’élimination des graisses, ou les Pu Er ( seuls thés à fermentation qui se conserve et se bonifie avec le temps), reconnus aujourd’hui en occident pour ses actions anti-cholestérol.

Le thé n’est pas un médicament, il participe à l’équilibre du corps en consommation régulière et doit resté un plaisir pour soi et aussi entre amis.

Source: terredechine.com

7/12/2008

Principes de bien-être dans la vie quotidienne


Prenons le déroulement d'une journée et suivons les conseils des anciens Chinois pour conserver une bonne santé.

Le lever
Les Chinois disent « lève-toi entre le chant du coq et le lever du soleil …
Ne dors pas trop longtemps, ne te lève pas trop tard »
Selon la théorie de « l’harmonie entre le ciel et l’homme », l’heure du lever comme celle du coucher doit varier selon les saisons.
Au printemps, « ne pas se coucher trop tôt, mais se lever de bonne heure pour faire quelques pas dans l’air frais du petit matin »
En été, « se coucher assez tard et se lever avec le soleil »
En automne, « se mettre au lit plus tôt et se réveiller au chant du coq. »
En hiver, « se coucher plus tôt et attendre la lumière du jour pour se lever. »
Au printemps et en été, le sommeil peut-être plus court, car c’est le principe yang qui domine et un court sommeil lui est favorable. En automne et en hiver, le sommeil doit être long et il vaut mieux attendre le soleil pour se lever afin de protéger le principe yin.
Surtout ne pas changer sans cesse ses heures de lever et de coucher.

On recommande de faire des massages au moment du réveil afin de stimuler la circulation de l’énergie vitale. Frotter vos mains pour réchauffer les paumes. « La tête est le lieu de rencontres des méridiens yang, masser doucement le visage permet donc d’élever la résistance au froid. » puis le corps. On peut s’étirer doucement et bouger les membres.
Ensuite on peut se lever.

La matinée

Avant ou après le petit déjeuner, les Chinois préconisent une petite promenade :
« L’exercice de la marche détendue, sans souci, harmonise naturellement les quatre membres du corps. Si on y ajoute une bonne humeur, elle stimule la circulation du sang et du qi. Une petite promenade permet aux articulations de conserver leur souplesse et renforce les muscles. ». La détente de tout le corps est un préalable important pour donner à la promenade toute son efficacité. La promenade demande encore d’être dans un état de tranquillité.
La promenade dans la matinée peut prendre plusieurs formes : marcher à pied pour aller au travail, chercher son pain, aller voir un ami, promener son chien. Il est conseillé de se promener au moins une fois par jour, le meilleur moment étant à la fraîcheur matinale.
La promenade digestive est aussi très bénéfique comme dit le dicton « Faire cent pas après le repas, c’est la garantie de vivre longtemps ».

La promenade peut être suivie par des exercices corporels (qi gong, daoyin, taiji…massages) pour assouplir, renforcer, réveiller notre corps. Ces exercices ne doivent pas amener de fatigue excessive mais simplement détendre, bouger, se concentrer, calmer l’esprit.

Ce réveil matinal permet de commencer la journée avec un plein de vitalité.
Pour ceux qui on du temps libre, les Anciens préconisent de pratiquer des loisirs ou passe temps créatifs et de distraction (couture, broderie, lecture, encadrement, élevage de poissons, jeu de cartes, pêche, jardinage, peinture, sports….)

Le midi

Le repas du midi est important. Il sera plus ou moins copieux en fonction des deux autres repas de la journée. La digestion commence dans la bouche : « la salive agit avec trente seconde de mastication ».Le choix de la nourriture est capitale. Pour les Chinois, les aliments peuvent être classés suivant leur énergie propre (jing). Ils sont classés yin (froids) ou yang (chauds) et suivant leur saveur : acide, salée, amère, âpre, piquante ,douce. On classe aussi les aliments suivants leur valeur énergétique en rapport avec les organes. Ceci est très complexe et difficile à mettre en place au quotidien. Une règle très simple pour choisir de bons aliments :

1.un aliment fraîchement récolté de son lieu de croissance,
2.un lieu de croissance proche du lieu de vie de celui qui le consomme,
3.une période de production, de récolte et de consommation en correspondance directe avec la nature de l’aliment.

La nourriture est une affaire de goût. Répartir sur les trois repas le maximum de fruits et de légumes est un gage de bonne santé : « un petit morceau de gingembre et une banane par jour en hiver combattra la fatigue et aidera l’élimination »

L'après midi

Au travail ou chez soi, il ne faut pas oublier les petits efforts physiques :
Le médecin Sun Simiao dans son recueil les meilleures ordonnances écrivait ceci :
« Qui veut se maintenir en bonne santé doit faire souvent de petits efforts physiques, sans aller au-delà de ses forces ».
Les petits efforts se divisent en deux grands groupes : les gestes de la vie ordinaire et les exercices spécifiques :
Cao Tingdong qui vécut sous la dynastie des Qing dit dans ses maximes de Longévité : « Passer un chiffon sur les meubles, nettoyer son encrier, allumer de l’encens, préparer le thé, arranger les fleurs dans un pot, etc, il est bon de faire cela soi-même pour assouplir les articulations et stimuler la circulation du sang, car les charnières immobiles rouillent et l’eau stagnante se corrompt ».

Comme le dit la sagesse populaire : « le mouvement ralentit la vieillesse ».

Les petits exercices physiques spécifiques peuvent se trouver dans les Dao yin (gymnastique) ou dans les Qi gong. On effectue des « petits gestes » qui stimule les quatre membres.

Mouvements de bras
Mouvements de la tête
Mouvements de la taille et des hanches
Mouvements des mains.

La médecine traditionnelle chinoise considère les membres comme les sources yang et les départs des méridiens yang. La rate commande les membres, ceux ci par le système des méridiens ont des rapports étroits avec le système digestif.
La série des « ba duan jin » que l’on trouve sur le site est idéale pour les « petits efforts de l’après midi ».

La soirée

La fin de la journée est un moment propice pour flâner et pratiquer des activités distrayantes.
Vers 18h, le corps commence à se préparer pour le dîner, il est déconseillé de pratiquer des activités physiques intenses avant le coucher. La médecine traditionnelle chinoise estime que l’esprit s’endort dans le calme : « le sommeil du cœur ». Pour le Chinois, le cœur est lié à l’esprit. Les Anciens disent : « le cœur s’endort le premier ».Il ne faut pas exciter le système nerveux mais essayer d’établir un calme intérieur.

Cette description d’une journée est un emploi du temps idéal. Dans notre monde moderne, il est difficile de vivre son propre rythme, le travail et la famille nous dictent notre emploi du temps. Consacrer des petits instants pour se ressourcer, se calmer, se distraire permet un rééquilibrage interne. Les excès nuisent au corps et à l’esprit. Des instants de joie et de bonheur dans une journée permettent d’accepter les moments difficiles avec sérénité.


5/22/2008

Bien-être - La médecine chinoise au service des généralistes


Vieille de 3.000 ans, la médecine traditionnelle chinoise repose sur une philosophie et des concepts qui, de prime abord, ont de quoi dérouter le praticien occidental puisqu'elle repose notamment sur des souffles et qu'elle est liée à cinq agents (bois, feu, terre, métal, eau), qui sont eux-mêmes associés à une multitude de catégories (5 saisons, 5 planètes, 5 couleurs, 5 émotions, 5 saveurs...).

Préserver ou retrouver l'harmonie

Pour les Chinois, la bonne santé est d'abord une affaire d'harmonie, d'équilibre entre des forces, des mouvements qui s'opposent, s'alternent et se complètent tout à la fois — ce qu'illustre le Yin et le Yang. Là où le médecin occidental se concentre sur la cause d'une maladie pour y opposer un traitement unique, son confrère chinois intègre le malade et ses maux dans un plus vaste ensemble d'interrelations : pour le soigner, il établit un traitement personnalisé dans lequel il associe de nombreux remèdes. Lesquels pourront évoluer dans le temps, en fonction des saisons même.

Comme le souligne avec malice le professeur Miansheng Zhu, spécialiste de MTC présente à la conférence : "En France, on dit que l'on respecte les personnes [en tant qu'individus, NDLR] mais dans les soins, l'approche est très collective !" En Chine, à chaque patient, son traitement. Le médecin chinois dispose ainsi d'un arsenal de techniques thérapeutiques : acupuncture, pharmacopée, gymnastique (Qi Gong ou Taï Chi), massages mais aussi saignées ("en toutes petites quantités", assure le Pr Attali) et ventouses entre autres.

Certaines actions de la MTC ont été scientifiquement prouvées et intégrées dans la médecine occidentale (acupuncture), remarque le Pr Attali, même si ces thérapies ont parfois du mal à être analysées dans le cadre d'essais cliniques. "La base de la pharmacopée chinoise est de mélanger des plantes (1) et il est difficile d'isoler les principes actifs" qui ont un effet sur le malade, note-t-il.

Mieux vaut prévenir que guérir

"En France, on privilégie le traitement curatif alors que la MTC est avant tout une médecine de préservation de la santé", déclare le docteur Michelle Spiroux, généraliste à Evreux et diplômée en MTC. "Sans renier la médecine occidentale", cette praticienne, qui est également acupunctrice et diététicienne, propose à ses patients une approche mixte. Après avoir fait un examen clinique "classique" du malade, elle prend son pouls, à trois points différents (un par organe), sur chacun de ses poignets. Autre approche "orientale" : elle étudie l'état de la langue — sa couleur, la nature de ses fissures... Le dialogue avec le patient est très important : "Je m'intéresse aux signes évolutifs, explique-t-elle. Je prends en compte les données personnelles du patient — âge, sexe, antécédents — mais aussi des données générales sur les années, les saisons, les heures car il existe des variations saisonnières de pathologie."


5/15/2008

Aux origines des arts martiaux chinois

Nicolas Jucha 04/09/2007


Rendus célèbres en Occident par Bruce Lee et connus sous le nom de Kung Fu, les arts martiaux chinois trouveraient leurs racines en 5000 avant Jésus Christ, avec des techniques de combats importées d'Inde.



Les plus anciennes traces archéologiques remontent à l'époque de Huang Di, l'Empereur jaune, en 3000 avant notre ère, mais la première codification d'une discipline attendra -2000 avec le Shuai-jiao (aussi connu sous le nom de lutte Chinoise) l'un des ancêtres du Judo et du Ju Jitsu japonais.

Bodhidharma et le Temple Shaolin

Pour beaucoup, le réel épisode fondateur du Kung Fu (ou Wushu en Chinois mandarin) reste la venue d'un moine indien, Ta Mo (futur Bodhidharma), au temple Shaolin (temple de la jeune forêt). Venu pour développer le Bouddhisme Chan en Chine, il va enseigner des techniques de méditation, mais aussi des exercices physiques et des techniques de combats pour améliorer la santé des moines et les rendre moins vulnérables hors du monastère.

Un millénaire plus tard, le noble Chueh Yan, aidé de plusieurs autres experts martiaux, allait améliorer la «Boxe Shaolin» avec la création de nouvelles techniques (une centaine) réparties dans les styles du Tigre, de la Grue, du Léopard, du Serpent et du Dragon. Le principal courant du Kung Fu venait de franchir le pas qui allait le rendre légendaire et prédominant dans les arts chinois.

Si l'épisode du Mont Shaolin a lancé l'histoire des arts martiaux chinois dits «externes» (waigong), c'est au Mont Wudang qu'il faut chercher l'origine communément acceptée des arts internes (neigong) dans lesquels on classe souvent le Taiji Quan.

Wudang, l'autre montagne mythique des arts martiaux chinois

Situé au nord-ouest de la province du Hubei, la montagne est l'un des principaux centres du culte taoïste. Une vénération de Zhen Wu (le guerrier véritable) et de Xuan Di (l'Empereur sombre) s'y est notamment développée sous la dynastie des Song (960 à 1279 après J.C.). Ce serait le taoïste Zhang Sanfeng, basé au Mont Wudang, qui aurait créé le Taiji Quan dans sa forme originelle.

L'histoire se présente ainsi : «Un jour que l'ermite Zhang SanFeng était à la fenêtre de sa hutte sur le mont WuDang, son attention fut attirée par le cri étrange d'un oiseau. Se penchant, il vit une pie effrayée descendre d'un arbre au pied duquel se trouvait un serpent. Un duel s'en suivit, et la pie fut vaincue par le serpent, ce dernier combattant en souplesse et avec des déplacements curvilignes. Zhang SanFeng comprit alors la suprématie de la souplesse sur la rigidité, l'importance de l'alternance du Yin-Yang et d'autres conceptions qui ont formé la base du TaiJiQuan. C'est à la suite de cet incident qu'il élabora le Taiji Quan, application des principes du Taiji.» (source : «Taiji Quan, art martial et technique de longue vie», de Catherine Despeux)

Une autre version, plus simpliste, estime que Zhang aurait reçu la connaissance du Taiji Quan en rêve de la part de l'Empereur sombre Xuan Di : «Une nuit, Zhang Sanfeng reçut en rêve de l'Empereur Noir (Xuandi) une méthode de combat à mains nues ; le lendemain au réveil, il put à lui seul tuer plus d'une centaine de bandits.» Cette seconde version s'inscrit dans la théorie d'un Taiji Quan qui n'aurait pas été créé par Zhang mais retrouvé à partir d'un temps ancien mythique.

Les aléas de l'histoire

Cet aspect presque surnaturel colle d'ailleurs aux arts martiaux chinois quelque soit le style et l'origine. Cependant, l'histoire a plusieurs fois failli enfouir ces trésors chinois dans l'oubli.

En 1662, l'invasion de la Chine par les Mandchous aurait pu mettre un terme à l'histoire de Shaolin. Le nouvel empereur, Kang Xi, de la dynastie Qing, décida de prévenir une éventuelle révolte des moines en détruisant le temple. Selon la légende, cinq moines (les cinq ancêtres), et quelques uns de leurs disciples sont parvenus à s'enfuir. Parmi eux se trouvait la nonne Ng Mui, seule femme parmi les cinq ancêtres, et qui allait créer le Ving Tsun.

Ainsi donc survécu la Boxe de Shaolin, laquelle allait se développer et se diversifier avec la création de nombreuses sociétés secrètes, dont la Triade, ayant pour objectif de rétablir la dynastie Ming.

La renaissance grâce à un japonais

Cette aspiration allait mener à la révolte des Boxers en 1900, laquelle s'achevait dans un bain de sang, les artistes martiaux ayant dû affronter des armées modernes munies d'armes à feu. Les arts de combat chinois, avec la mort de nombreux experts, venaient de subir un cuisant échec et risquaient une nouvelle fois de s'éteindre...

Cependant, c'est grâce à un... japonais qu'ils durent leur renaissance. Jigoro Kano, en fondant le Judo en 1882, remis au goût du jour la pratique des arts martiaux, sa discipline étant mondialement connue début XXe. Son soutien permit aux différents Budo japonais (Karaté, Aïkido...), mais aussi aux autres arts asiatiques dont le Kung Fu Wushu de se développer à nouveau.

Mais avec l'arrivée au pouvoir des communistes en 1949, beaucoup de grands maîtres vont être persécutés et obligés de fuir vers Taïwan, Hong Kong ou encore Singapour. Le régime communiste allait développer une nouvelle forme de Wushu, basée sur les acrobaties ou la gymnastique et ayant perdu son côté martial. Cette forme prédomine encore aujourd'hui en compétition sous l'appellation de Wushu moderne. Cependant, l'aspect authentique des origines refait petit à petit surface en raison de l'intérêt qu'il suscite chez beaucoup de pratiquants.

La finalité : atteindre la perfection

Fortement imprégné par la philosophie taoïste, les arts martiaux «traditionnels» chinois, soit avant leur évolution sportive, comportaient deux grands objectifs : faire du pratiquant un guerrier redoutable, et surtout lui permettre de s'élever spirituellement. De ces deux «finalités» sont nés les styles dits «externes» (développant la force musculaire) et «internes» (développement de l'énergie interne ou Qi) lesquels désignent couramment les deux grandes tendances dans les arts martiaux chinois.

Une troisième existe néanmoins : le sans forme, où se revendiquent des disciplines telles de Yi Quan, mais aussi le Taiji Quan. L'Aïkido japonais pourrait être classé dans cette catégorie s'il était d'origine chinoise. La meilleur façon de définir le sans forme est «l'expression naturelle du corps à travers l'alliance parfaite de l'externe et de l'interne», soit l'objectif que doit poursuivre tout pratiquant quelque soit sa discipline.





Le Taiji Quan, la fierté suprême des arts martiaux chinois

Nicolas Jucha 28/08/2007


Souvent catalogué de gymnastique par les profanes, le Taiji Quan est pourtant la famille d'arts martiaux la plus reconnue des experts en Chine. Si son apport pour la santé est indéniable, son efficacité en combat est aussi bien réelle.


Qui n'a jamais vu d'images des parcs chinois au petit matin, avec ses vieillards qui exécutent des mouvements en toute lenteur ? Qui également, n'a jamais entendu parler du Taiji Quan, souvent transcrit en Tai Chi Chuan ou Tai Qi Quan ?

Un art martial célèbre tout autant que méconnu

Les faits sont bien là, si Bruce Lee en son temps a rendu populaire le Kung Fu en Occident, le Taiji n'a aujourd'hui plus rien à lui envier question de renom. Mais si l'appellation est connue, la discipline reste en elle même largement méconnue ou victime des idées préconçues.

Gymnastique ou art martial ? La première idée a tendance à s'imposer à l'esprit de la majorité, y compris en Chine. Il faut dire que la lenteur et la souplesse des mouvements du Taiji contraste avec le dynamisme musculaire d'autres disciplines telles le Karaté des Japonais, le Taekwondo des Coréens ou le Viet Vo Dao des Vietnamiens.

Très clairement, dans l'esprit de beaucoup d'Occidentaux, le Taiji Quan est destiné aux personnes âgées. Hors en Chine, tous les experts en arts martiaux ou presque s'accordent pour qualifier le style de boxe la plus efficace et utile de tout le répertoire, au combien riche, des arts martiaux chinois.

Pour vraiment comprendre, trois choses s'imposent : une explication lexicale du terme Taiji, une petite ébauche historique sur le style, et une tentative de description de ce dernier. Seulement une tentative dans le sujet est plus vaste qu'il n'y paraît de prime abord.

Taiji Quan : la Boxe du Faîte Suprême

Pour qui parle le Chinois mandarin, le simple nom Taiji suffit à évoquer une idée de puissance et d'efficacité : composé des mots Taiji (Faite Suprême, supérieur) et Quan (poing, boxe), le Taiji Quan n'est autre que la Boxe du Faîte Suprême ou encore LA Boxe Suprême.

Qui connaît les arts martiaux chinois et la richesse des styles qui existent dans l'Empire du milieu, sait que la place du Taiji se trouve en haut de la hiérarchie. Pour les Chinois, l'apprentissage d'un combattant parfait passe par trois étapes indispensables : l'externe, l'interne puis enfin le sans forme.

Terme difficile à comprendre pour celui qui ne pratique pas les arts martiaux, cette classification, sans être parfaite et figée, a été adoptée également dans les disciplines non chinoises. L'externe désigne les arts de combat basés avant tout sur la force physique et musculaire, tel le Kung Fu si célèbre de Shaolin. L'interne évoque les arts de combat basés principalement sur l'usage de l'énergie vitale, Qi pour les Chinois, Prana pour les Indiens, ou encore Ki pour les Japonais.

Dénaturé par la Révolution Culturelle

Si le Taiji Quan est souvent classé dans cette seconde catégorie, les plus grands maîtres le classent comme l'étape suprême : le sans forme, ou l'art de savoir laisser le corps s'exprimer le plus naturellement, et par conséquent, le plus efficacement possible...

Sa fausse réputation actuelle face au grand public, le Taiji Quan la tient principalement de son histoire récente, avec la Révolution Culturelle instaurée par Mao Zedong. Comme beaucoup d'autres Wushu chinois, le Taiji s'est vu privé de ses caractéristiques ancestrales qui le vouait à être un art de combat à la fois efficace et thérapeutique.

Si le Kung Fu est devenu principalement un sport de démonstration, le Taiji a été simplifié afin de devenir une gymnastique accessible à tous. Aujourd'hui, la discipline tend à retourner à ses origines martiales, mais si son image édulcorée dure encore à ce jour, c'est parce que seule la pratique, et l'introspection qu'elle appelle, permet de comprendre la vrai nature de la Boxe du Faîte Suprême.

Pas une mais plusieurs Boxes du Faîte Suprême

Qu'est-ce que le Taiji Quan ? Un article n'y répondra pas, mais en simplifiant les choses, une première ébauche de description pourrait suffire à effacer déjà pas mal de fausses idées.

Les sources historiques ne s'accordent pas, comme c'est souvent le cas en Chine, pour certifier l'origine exacte de cet art martial. Il n'existe pas un seul Taiji, mais comme dans le reste des arts chinois, un nombre considérable de styles, souvent nés au sein de familles et de clans, et qui ont ensuite donné naissance à des variations mises sur pieds par les pratiquants successifs.

Selon l'idée communément acceptée, le style Chen serait la plus ancienne de toutes ces écoles. Mélangeant mouvements lents et souples avec mouvements rapides et puissants, cette boxe serait à l'origine des autres grands styles comme Wu, Sun ou Yang.

Ce dernier est à ce jour le plus répandu, sa forme simplifiée étant la plus communément enseignée. C'est elle, par ses mouvements amples et lents, qui donne souvent au Taiji des «allures de gymnastique.»



5/13/2008

Tai-chi-chuan : la méditation en mouvement



Le Tai-chi-chuan, c’est cette fameuse gymnastique d’origine chinoise. Entre méthode de relaxation et art martial, cette pratique a de plus en plus de succès en France. Comment se pratique-t-elle ? Quels sont ses bienfaits ? Doctissimo fait le point sur un moyen de retrouver l’harmonie vieux de plusieurs siècles.

Le Tai-chi-chuan est une discipline pratiquée depuis des siècles en Chine. C’est l'art martial le plus pratiqué au Monde. Il aurait été inventé par un moine qui observait un combat entre un oiseau et un serpent.

Abc du Tai-chi-chuan
Le Tai-chi-chuan est un savant mélange de gestes et de postures à réalisés en les enchaînant. Il évoque à la fois une danse lente et un combat au ralenti. Le principe est simple. Il s’agit d’effectuer des gestes lents et souples. Ceux-ci doivent impérativement être faits de manière continue, afin d’éviter les saccades et les arrêts brutaux. Les enchaînements peuvent parfois comporter jusqu’à 100 mouvements différents ! La respiration est également au centre des exercices. Celle-ci doit être lente et profonde. Les séances durent environ une demi-heure et ont lieu généralement deux à trois fois par semaine. Certaines variantes vont utiliser des instruments (bâton, épée…).

Des règles strictes
Contrairement à ce que l’on peut croire, les mouvements ne sont pas aléatoires. Ils sont codifiés et les enchaînements font partie de l’enseignement. Sachez qu’il existe plusieurs écoles de Tai-chi-chuan, qui vont avoir des spécificités différentes. Mais dans l’ensemble, si les mouvements varient, les règles de base sont les mêmes, comme par exemple :

Garder le sommet du crâne vers le haut ;
Laisser les épaules tomber ;
Ne pas utiliser la force ;
Rester toujours relaxé ;
Garder les articulations souples ;
Réaliser des mouvements fluides ;
Faire les enchaînements en continu.
Vous avez dit "Chi" ?
Le Tai-chi-chuan est connu comme une discipline de la santé et de la longévité. Il est notamment employé dans les hôpitaux en Chine. Mais qu’en est-il réellement ? La théorie à la base de ses bienfaits prend appui sur le "Chi". Car le Tai-chi-chuan faciliterait la circulation de cette énergie corporelle au sein de notre organisme. Or toujours selon ces préceptes, c’est lorsque le Chi se retrouve bloqué à un endroit précis que nous tombons malade. Cette activité jouerait donc un rôle préventif.

Quels effets réels sur la santé ?

Si les effets du Tai-chi-chuan sur le "Chi" restent peu étudiés scientifiquement, les bienfaits de cette gymnastique sont réels. Ainsi, il a l’avantage d’être accessible au plus grand nombre : nul besoin d’être un athlète accompli pour débuter.

Il permet, chez les plus jeunes notamment, de prendre conscience de chaque partie de son corps. Les enchaînements de mouvement vont développer à la fois la souplesse, la coordination et de manière générale le dynamisme. De plus, les techniques respiratoires et les mouvements souples permettent une relaxation profonde.

Le Tai-chi-chuan est d’ailleurs une méthode éprouvée pour gérer le stress et retrouver le calme. Il est d’autant plus efficace si les mouvements sont pratiqués en plein air. Certains prétendent également qu’il aurait des vertus sur le système immunitaire. Mais rien n’a jamais été prouvé en la matière…

Louis Asana

La mode du Ch’i



Depuis des millénaires, pour les Asiatiques tout est Ch’i. Avec la vogue du zen et des techniques orientales, le Ch’i frappe à notre porte. Manque d’énergie, baisse de moral... ouvrez-lui !

Le Ch’i, c’est quoi ?
Pour les orientaux, c’est l’énergie qui relie tout ce qui compose l’univers. Les Ch’inois l’appellent Ch’i, les Japonais Qi (ou Ki) et en Inde, on parle de Prana. Quel que soit son nom, cette énergie est à la base de tout : c’est le souffle de vie qui est en nous et qui nous entoure. Le Ch’i se nourrit de nos pensées, de nos émotions, de nos aspirations... On l’a tous plus ou moins expérimenté : des idées noires, un coup de blues portent un coup au moral et s’accompagnent souvent d’une baisse de tonus, d’un manque d’énergie. Le Ch’i est également influencé par l’environnement, l’alimentation, la forme physique, la météo, l’entourage... En effet, un changement d’air, un rayon de soleil, une soirée entre amis s’avèrent parfois très requinquants.

Le Ch'i prend sa source dans les chakras, sept points alignés entre le sommet du crâne et l’extrémité de la moelle épinière, puis il circule par les méridiens et se propage dans chaque cellule de l’organisme. Si pour nous, le Ch’i demeure abstrait, pour les orientaux c’est une réalité tangible. En médecine chinoise, toute maladie est la conséquence d’un déséquilibre des énergies causé soit par des émotions qui affaiblissent le potentiel immunitaire et énergétique du corps soit par des facteurs externes (climat, virus).

Comment harmoniser son Chi ?
Le taï ch’i chuan, l’aikido, le kinomich’i, le qi gong, le yoga... toutes les techniques (ou presque) d’origine orientale s’appuient sur le Ch’i. D’ailleurs, dans leurs noms, on retrouve généralement le Ki, le Ch’i. Une des caractéristiques communes à ces disciplines est de prendre conscience de son corps par des mouvements simples, des gestes lents ou encore des positions fixes. Le but n’est pas d’imiter des exercices ou des positions mais de comprendre ce qui se passe en nous, de rester concentré sur soi, totalement présent dans ce que l’on fait. Ces exercices favorisent le retour au calme, apaisent les tensions tout en assouplissant et en fortifiant le corps (tenir des postions sans fléchir nécessite un bon tonus musculaire). Pour certains, elles permettent de se réconcilier avec soi-même, de se sentir en harmonie avec les autres... le Ch’i peut ressembler à une thérapie. Selon les disciplines et selon les profs, il y a une dominante spirituelle voire mystique plus ou moins forte. Si vous y êtes réfractaire, vous aurez peut-être du mal, par exemple "à vous ancrer dans le sol pour vous relier aux énergies de la terre et du ciel".

Comment débloquer son Chi ?
En médecine chinoise toute maladie résulte d’un déséquilibre énergétique. En pratique, en plantant ses aiguilles sur des points précis du corps, l’acupuncteur disperse un ch’i bloqué afin de restaurer sa circulation. Si on est allergique aux aiguilles on peut faire appel aux doigts d’or des masseurs. Dans le massage shiatsu comme dans le massage chinois, le travail consiste à harmoniser le ch’i, en appuyant sur des points spécifiques.

Dans la maison, il y a aussi du Chi
Depuis quelques années, il fait la Une des magazines : c’est le Feng Shui. Un home sweet home, façon feng shui exercerait une influence positive sur la santé et le bien- être. L’idée est de placer les meubles et les objets de façon à ne pas entraver le Ch’i et à optimiser ses influences. Les couleurs, les matières, l’orientation par rapport aux points cardinaux sont des facteurs importants qui peuvent calmer ou au contraire exciter les énergies. Si on veut le faire sérieusement ça devient très compliqué car il faut tenir compte de la localisation de la maison par rapport aux points cardinaux, puis de l’emplacement de chaque pièce par rapport au centre de votre foyer avant de s’attaquer aux éléments de déco. En version light, le Feng Shui c’est surtout beaucoup de bon sens. Par exemple, la poussière est une forme négative d’énergie qu’il faut régulièrement retirer !

Forme, bien-être, santé, déco... rien n’échappe au Ch’i ! Et vous allez-vous y résister ?



Hélène Huret

Doctissimo.fr
Le Blog du Quimetao

Le Qi Gong, entre médecine douce et maîtrise de l’énergie


Le Qi Gong est une des cinq branches de la médecine traditionnelle chinoise. Il se définit comme une "gymnastique de l’énergie" qui associe des mouvements lents, des postures statiques et des massages. Découvrez les points forts de cette discipline.

Tradition millénaire en Chine, le Qi Gong trouve sa source dans le Tao et les principes du Ying et du Yang. Tout comme l’ensemble de la médecine traditionnelle chinoise, il accorde une grande importance à l’énergie vitale, le "Qi". Afin d’harmoniser corps et esprit, on peut pratiquer la méditation, des exercices respiratoires et des mouvements lents et fluides. Toutes ces techniques permettent de mieux prendre conscience de son corps. Reposant sur une vision globale de l’individu, cette pratique permet de lutter contre le stress et la morosité, mais aussi de retrouver plus de tonus et de calme intérieur.

Les principes de base

On prononce "tchi Kong", littéralement "travail" ou "maîtrise de l’énergie". Cette pratique d’origine chinoise consiste en une série d’exercices respiratoires ou de mouvements lents qui favorisent l’autoguérison.

Il existe différentes formes de Qi Gong : dynamiques (ou Don Gong) ; statiques (ou Zhaun Gong) et méditatifs (Jing Gong). Chacune de ces formes de Qi Gong peut néanmoins être considérée comme agissant sur le corps et l’esprit.

Les principes de base sont :

  • Une harmonie des gestes et de la respiration que l’on atteint grâce à des mouvements circulaires progressifs ;
  • La respiration se travaille en profondeur, avec régularité et doit être abdominale ;
  • La concentration de l’esprit afin d’améliorer son développement spirituel.

En pratique

Sa pratique consiste en des exercices dits énergétiques de la médecine traditionnelle chinoise, comme le tai chi chuan.

Le professeur prend des renseignements sur la santé et la condition physique de ses élèves. S’il s’agit d’une véritable consultation, il devra être compétent en médecine traditionnelle chinoise ;
Il enseigne ensuite les postures traditionnelles, des figures choisies selon le style particulier de l’enseignant ;
Le Qi Gong se pratique habillé d’une tenue large et confortable en chaussures plates ;
Il est normalement conseillé de le pratiquer quotidiennement mais à défaut une pratique régulière deux ou trois fois par semaine suffit, l’important étant la régularité.

Le déroulement d’un cours suit toujours le même principe :

  • On suit tout d’abord une initiation aux bases de la pratique ;
  • Ensuite, on suit des cours, d’une durée d’environ 20 à 45 minutes régulièrement ;
  • Certains cours de Falun Gong, une variante bouddhiste se réduisent à seulement 5 mouvements.


Les vertus du Qi Gong

Les applications médicales du Qi Gong sont multiples :

  • La prévention tout d’abord, le Qi Gong est censé permettre d’entretenir sa santé, de prévenir les maladies et d’augmenter la longévité ;
  • Une amélioration de l’état des muscles et du squelette ;
  • Un effet positif sur les maladies évolutives et les troubles du métabolisme comme le diabète.



Pour les sportifs, le Qi gong peut préparer à l’effort et permettre d’atteindre une meilleure concentration, une meilleure gestion du stress. En résumé, c’est une véritable cure de Jouvence, un moyen de retrouver de la confiance en soi et de s’acheminer vers une forme d’épanouissement personnel.


Caroline Bodin


Médecine traditionnelle chinoise

31 janvier 2008 / Dernière mise à jour : 13 mars 2008

Bien qu’elle n’y tienne plus qu’une place marginale avec à peine 10 % de la pratique, la Médecine traditionnelle chinoise (MTC) reste très présente en Chine, dans 30 universités, 170 instituts de recherche, 2620 hôpitaux, et pratiquée par plus de 500000 médecins.

Plus présente en zone rurale qu’urbaine, au sud de la Chine qu’au nord, elle est peu coûteuse et a la faveur des patients modestes. Riche d’une tradition multimillénaire, la MTC est un « système » concernant l’homme et sa santé, qui possède sa propre base philosophique et symbolique. Elle voit l’homme (corps, coeur et esprit) comme un tout et considère les phénomènes non pas en soi, mais à partir des relations entre eux.

Pour assurer son bien-être , elle a recours à cinq pratiques principales : l’acupuncture, la pharmacopée, la diététique, le massage et les exercices énergétiques (comme le Qigong et le Taichi). Elle est riche d’une immense bibliographie, constituée au fil des millénaires et dont une étape importante fut, en 1578, la publication du Materia Medica de Li Shizhen, fruit de trente années de travail, qui décrit près de 2000 produits et 11000 prescriptions et reste toujours une référence (la liste s’est étendue depuis). Ces produits, que l’on trouve dans toutes les pharmacies chinoises, sont multiples et parfois étranges, tel le Cordyceps ou Caterpillar Fungus, aux multiples vertus, moitié chenille moitié champignon, vendu à prix d’or. Peu répandue dans le monde, à l’exception de l’acupuncture, enseignée dans les universités françaises et parfois utilisée comme technique d’anesthésie. et de pratiques individuelles comme le taichi, la médecine chinoise s’efforce de se développer à l’international. C’est naturellement la pharmacopée qui est au coeur de cette volonté puisque, avec 12807 substances médicinales de sources naturelles (plantes, animaux, minéraux), elle représente une ressource tout à fait unique et un enjeu économique important (la Chine n’occupe que 5 % d’un marché mondial des plantes de 16 milliards $US, et exporte surtout des matériaux bruts). Ce potentiel reste largement inexploité et l’industrie pharmaceutique mondiale en a pris conscience, qui s’est déjà tournée vers cette source de nouvelles molécules, plusieurs groupes comme Novartis et Servier, initiant des collaborations avec des instituts chinois pour le criblage de molécules. Trois plantes chinoises ont eu récemment la vedette : la badiane de chine ou anis étoilé, composant principal du Tamiflu de Roche, Artemisia annua à la base du meilleur anti-paludéen actuel (Coartem), ou Coix Lacrima Jobi (Kanglaite) efficace pour le traitement de certains cancers (ces deux derniers mis en évidence par des laboratoires de la circonscription). Mais l’enjeu principal est celui de la validation des principes mêmes de la médecine chinoise et en particulier de l’étude de l’action de substances complexes, quand la pharmacologie occidentale se concentre sur l’action de molécules isolées (seules autorisées sur le marché). Le gouvernement chinois a donc pris une série de mesures pour accélérer la modernisation du secteur et renforcer sa crédibilité (qualification obligatoire des praticiens, études scientifiques de l’efficacité des traitements, élucidation des mécanismes d’action), en l’incluant dans le programme de re recherche national 973 (« Drug Innovation and Traditional Chinese Medecine Modernization »). Un projet de « Prévention et contrôle du sida » a été lancé fin 2004 pour soigner gratuitement 2300 patients dans 5 provinces. Les acteurs internationaux et français en particulier sont naturellement présents : c’est ainsi qu’à la suite à un symposium franco-chinois qui s’est tenu à Paris fin octobre 2006, le Ministre Français des Affaires étrangères et le Ministre Chinois de la Santé ont signé le 1er Mars 2007, un accord de coopération pour développer des recherches communes sur ce terme. En juin dernier, à Rome, une conférence sur la MTC soutenue par la Commission Européenne et le Ministère Italien de la Santé a regroupé près de 400 participants.


Service scientifique de Shanghai, Consulat Général de France à Shanghaï
Le Blog du Quimetao

Le Tai-chi-chuan


Le tai-chi-chuan ou tai-chi (du chinois trad. 太極拳, simpl. 太极拳, en pinyin tài jí quán, en Wade-Giles T'ai-chi ch'üan, « boxe du taiji »), souvent traduit par « boxe du faîte suprême » ou « boxe avec l'ombre » est un art martial interne (avec le Hsing I Ch'uan et le Bagua zhang). Le taiji (en chinois 太極 tài jí (Wade-Giles t'ai-chi, taikyoku en japonais), que l'on pourrait traduire en français par « faîte suprême » est aussi la poutre faîtière d'une habitation et l'idée d'ultime. Aussi taiji quan pourrait se traduire par boxe (poing) ultime, c'est-à-dire la boxe au-delà de laquelle il n'existe aucune boxe: la quintessence de la boxe.

Il est à noter que c'est le même taikyoku (太極) qui est utilisé dans les noms de six des premiers katas du shotokan karaté (taikyoku shodan à taikyoku rokudan).

C'est Chen Wangting qui aurait créé en 1641 le tai-chi-chuan, en s'inspirant des différents arts martiaux chinois, en y intégrant la philosophie taoïste (principe du yin et du yang) et de la médecine chinoise. On dit aussi que le moine Zhang Sanfeng aurait créé cet art sur la montagne Wudang, dans la province de Hubei.

Il existe plusieurs écoles :

tai-chi style Chen, le style fondateur de Chen Wangting
tai-chi style Yang, le plus répandu, qui se décline en trois sous écoles.
tai-chi style Wu de Wu Jianquan (Wu Chien-ch'uan)
tai-chi style Wu de Wu Yuxiang (Wu Yu-hsiang)
tai-chi style Sun de Sun Lutang
Le tai-chi-chuan en tant qu'art martial dit interne insiste sur le développement d'une force souple et dynamique appelée jing, par opposition à la force physique pure.

La règle première du tai-chi-chuan est la décontraction (song, song kai) qui permet de délier les mouvements : un mouvement de coup de poing va provenir de la taille, plutôt que du bras ou de l'épaule.

Une fois la relaxation song installée, le pratiquant va développer le peng jing ou force interne consistant à relier chaque partie du corps en restant relaxé : une partie bouge, tout le corps bouge; une partie s'arrête, tout le corps s'arrête. Le peng jing est la force caractéristique du tai-chi ; l'analogie est de la comparer à une boule élastique : frapper dedans, et votre coup sera retourné dévié vers vous.

Lors des coups frappés l'énergie est tout d'abord concentrée dans le dantian, qui est un des points d'énergie (équivalent des chakras indiens), situé deux pouces en dessous du nombril, puis est libéré, accompagné d'une onde de choc propagée par l'ondulation des articulations du pratiquant, tel un fouet. On appelle cela exploser la force ou fajing.

Le tai-chi porte une attention particulière à l'enracinement. L'énergie doit aussi partir des « racines » dans les pieds, puisque c'est généralement eux qui dans la majorité des cas vont lancer le coup que donnera la main, ou tout autre partie frappante.

On dit parfois, « le pied donne le coup, la hanche dirige, et la main transmet. »

Ce contrôle du qi s'apprend avec les exercices de qi gong (littéralement, travail du souffle) taoïste (différent des exercices de qi gong bouddhique).

L'entraînement aux exercices de tai-chi-chuan est tout d'abord exécuté lentement pour justement percevoir la relaxation et la circulation du mouvement.

Ensuite, le pratiquant pourra commencer à accélérer les gestes, et pratiquera les fajing - libération de l'énergie - d'abord réduit afin d'éviter d'abîmer ses articulations, puis de plus en plus complets.

Les exercices de poussées de mains permettent d'appliquer les principes du tai-chi avec un partenaire et ceci de manière progressive : rester relaxé (song) sur une poussée par exemple pour démarrer.

Le tai-chi permet d'exprimer la force (exploser la force ou contrôler simplement par deséquilibre) avec n'importe quelle partie du corps, ce qui permet d'envisager aussi bien des techniques longues de boxe que du corps à corps. À l'extrême, l'explosion de force s'effectue avec un mouvement imperceptible.

Le tai-chi-chuan se pratique généralement à mains nues. Toutefois il existe des formes de tai-chi avec armes, que le pratiquant pourra apprendre après quelques années d'expérience à mains nues.

Liste d'armes utilisées dans les tai-chi d'armes :

- La lance, taiji qiang (太极槍)
- Le sabre, taiji dao (太极刀)
- L'épée, taiji jian (太极剑)
- La hallebarde Chinoise, ji (戟)
- L'éventail



Le Kung Fu



Le kung fu (ou gong fu, 功夫) est le nom donné en occident à certaines boxes chinoises ; le terme est en fait impropre il signifie « maîtrise » (on peut par exemple aussi parler de gong fu en gastronomie : l'art ─ et non la cérémonie ─ de bien servir le thé chinois se dit par exemple gong fu cha) ; les Chinois utilisent plutôt les termes wu shu (武术, pinyin : wǔshù, art martial) ou quan fa (拳法, pinyin : quán2 fǎ, méthode du poing, ou méthode de boxe), et finalement les spécialistes parlent d'arts martiaux externes chinois. Cependant, le terme étant très répandu, notamment aux États-Unis d'Amérique et en Europe (la popularité du quan fa en Occident doit beaucoup à Bruce Lee, qui a fondé le style jeet kune do), modification du Wing Chun, il commence aussi à être utilisé en Chine, essentiellement pour des raisons commerciales. Le terme Kung-fu wushu, mélange entre translitération du cantonais et du mandarin de gongfu wushu (maîtrise des arts martiaux ) n'est certainement pas plus approprié, et peut prêter à confusion, lors d'une conversation avec un pratiquant chinois. Consulter l'article relatif au wushu, ou aux arts martiaux pour plus de détails.

Il existe plus de quatre cents styles différents d'arts martiaux externes chinois, parfois très différents les uns des autres, mais on retrouve toujours un point commun de l'un à l'autre : ils utilisent plus la force que l'énergie interne (le chi ou Qi), au début de leur entrainement.

Ces arts martiaux utilisent toutes les parties du corps, et plus régulièrement les poings, les pieds, mais aussi des armes (bâton, poignard, épée, etc. Voir paragraphe suivant). Ils se sont développés en Chine à partir du Xe siècle par les moines bouddhistes, dont ceux du monastère de Shaolin (少林) à partir des exercices physiques et arts martiaux indiens, ou tibétains, avant d'être diffusé à travers tout le pays ; ils incluent une part importante de bouddhisme chan na (à l'origine du zen) et de taoïsme) et insistent entre autres sur la maîtrise de la respiration. Certains styles cherchent à imiter les attitudes des animaux.

Il ne faut pas confondre ces arts externes (axés sur la dureté et la rigidité du corps) et les arts internes (considérant le corps comme une enveloppe souple et composé d'une multitude d'articulations, et devant donc dépasser la force brute) comme le taiji quan.

Quelques unes de ces techniques de boxes ont été importées par le Japon, via l'île d'Okinawa, qui fut longtemps chinoise, et ont évolué pour donner les différents styles de karate-do (空手道, kong shou dao en chinois, voie de la main nue), ou le kobudo, son pendant armé.

On trouve aussi dans le Kung Fu de très nombreux combats chorégraphiés, appelés Taos (道,voie), qui opposent le pratiquant à des adversaires imaginaires. Ces séquences, de difficultés variables et constituées d'une dizaine à plusieurs centaines de mouvements, servent à l'entraînement individuel du pratiquant.
Les Taos sont propres à chaque école, à chaque style. Il en existe pour le combat à mains nues comme pour le combat armé. Le maître (appelé ShīFù) tente de le transmettre à son élève en conservant au moins l'essence de l'art.

Même en occident cet art martial n'est pas seulement une boxe, mais aussi une philosophie, une manière d'être et de penser, une médecine, une profession et même une religion selon son avancée dans la pratique et l'enseignement de son maître.



Les styles


Parmi les 400 styles de kung fu, on peut noter :

Bai he quan 白鹤拳 Boxe de la grue blanche, boxe du sud de la chine, inspiré des styles tibétains

Binh-Dinh : Boxe sino-vietnamienne (donc style du sud), mouvements courts et efficaces, déplacements en zigzag, frappe dans le déplacement ; peu connue en France.

Chang quan 长拳 Long poing (boxe inspirée du shaolin du nord (bei shaolin quan))
Hoa Linh Bac Tru QuyenTechnique de la flamme sacrée
Hou quan 猴拳 Boxe du singe
Hung gar (littéralement "boxe de la famille Hung", boxe du tigre et de la grue, tibétain, ayant inspiré la grue blanche)
Jun fan (cantonais)
pak mei boxe sourcil blanc
pek kwarboxe mains tranchantes
Tang lang quan Boxe de la mante religieuse
Tang Long Hu Shi Style du tigre et de la mante religieuse
Vo-Lam : A la fin de sa vie, Bodhidharma créa sur le Mont Tung Son l'institut d'enseignement des vertus et techniques du Võ-Lâm.
Wing Chun (littéralement "boxe du printemps radieux)
Yihe Quan
ying quanboxe des serres d'aigle
Zui quan 醉拳 Boxe de l'homme ivre
Choy Lee Fut.
Kejia Quan :Boxe de la famille des Hakka.


Techniques communes aux différents styles

Postures de base

Avertissement :Les postures décrites ci-dessous sont pratiquées dans plusieurs styles enseignés en Europe. Il est cependant possible qu'il existe des variantes d'une école à l'autre, tant dans le nom de la posture, que dans la posture elle-même. Aussi les noms et descriptions des positions suivantes ne sont-ils présentés qu'à titre indicatif.

Le Héron (Ti Xi) : posture sur une jambe, genou relevé haut, pointe du pied tendue, buste vers l'avant ou de trois quarts. 100% du poids repose sur la jambe arrière. Cette position permet de frapper du pied très rapidement.
Le Cavalier (Ma Bu): jambes écartées de part et d'autre du corps, pieds parallèles, genoux pliés, buste vers l'avant. 50% du poids repose sur chaque pied.
Le bassin ne doit pas basculer vers l'arrière. C'est la position la plus stable.
Le Pas en arc, ou Arc et Flèche (Gong Bu): Jambe avant pliée, jambe arrière tendue, buste vers l'avant. Suivant les styles, l'angle des pieds par rapport aux jambes peut changer. 70% du poids repose sur la jambe avant. Position offensive, qui permet de frapper du pied et du poing rapidement.
Le Pas rasant (Pu Bu): la jambe avant est tendue, la jambe arrière pliée. Le buste est tourné de 90° par rapport à la position précédente. 70% du poids repose sur la jambe arrière. Position défensive et d'esquive.
Le Pas vide (Xu Bu): La jambe arrière est pliée (le pied, le nombril et la tête forme une ligne), la jambe avant est légèrement posée sur la pointe. Le buste est tourné vers l'avant. 80% du poids sur la jambe arrière. Position permettant de frapper rapidement du pied, d'esquiver ou de se replier.
Le Dragon (Sie Bu) ou Pas Assis : Jambe avant légèrement pliée, pied tourné à 90°, jambe arrière légèrement pliée, pied sur la pointe. Le buste est effacé de trois-quart. Le genou arrière doit être exactement au-dessus du talon avant. 80% du poids repose sur la jambe avant. Position d'attaque, permettant d'armer un coup de pied, ou de changer d'axe.
La Chèvre : position typique du Wing Chun, variante de la position du Cavalier. Les pieds sont légèrement écartés (largeur des épaules), les genoux légèrement rentrés vers l'intérieur. Position stable, permettant de mobiliser rapidement bras et jambes en corps à corps.
Un entraînement couramment pratiqué consiste à marcher en passant d'une posture à l'autre, les jambes d'appui fléchies au maximum.

Il existe d'autres postures, mais elles sont soit utilisées comme exercice de musculation, soit spécifiques à certains styles.

L'intérêt de la posture est multiple :

- Renforcer les muscles, os et articulations des jambes (et même le reste du corps) afin de frapper et d'être frappé sans blessure.
- Permettre des déplacements rapides dans toutes les directions, en exposant le moins possible ses points vitaux.
- Mettre le corps dans des positions optimales pour enchaîner les techniques offensives et défensives.
- Forger la volonté en tenant longtemps la même posture.

Les douze postures du style Binh-Dinh : Homme, Cavalier, Arc-et-flèche (ou Panthère), Moine-en-garde, Moine-assis, Épée, Tigre, Serpent, Ours, Oiseau, Cigogne, Singe.

Respiration

Comme dans tous les arts martiaux, la respiration est primordiale dans le kung fu. Suivant les écoles ou philosophies (Bouddhiste ou Taoïste par exemple), les façons de respirer peuvent être différentes, mais toutes s'accordent cependant sur l'importance de la respiration ventrale et sur l'importance de souffler en frappant et en bloquant (pouvant différer des théories de certains arts internes). Certaines écoles insistent sur l'importance, en combat, d'écouter la respiration de l'adversaire, afin de le frapper lorsqu'il inspire. Ces mêmes styles recommandent aux combattants de masquer leur propre respiration. D'autres styles au contraire insistent sur l'importance de libérer son chi (Qi) avec le plus de violence et donc de bruit possible, à l'instar du karate.

Certains exercices de respiration permettent en outre au praticant de renforcer ses organes internes (poumons, coeur, etc.).

Théorie du coup

Comme nous l'avons vu plus haut, le kung fu est un art martial externe qui considère le corps comme un solide. Le but principal du coup est donc de briser ce solide. Pour se faire, le pratiquant devra durcir les zones de frappe de son corps, mais aussi durcir ses points faibles en prévision des coups qu'il recevra. Pour cela, la plupart des styles dispose de techniques dites de la « chemise de fer », ou Qi Gong.

Les frappes de la main

Le coup est majoritairement porté de la main (ouverte ou fermée) ou du pied. Un coup de poing pour être efficace doit être lancé par un mouvement de rotation de jambes. Le pied, puis la hanche tournent, donnant de la vitesse et donc de la puissance au bras qui terminera le mouvement.

Les frappes du pied

Le kung fu est réputé pour ses coups de pieds complexes et spectaculaires, bien que tous les styles n'exploitent pas toutes ces techniques. Contrairement au karate, qui se pratique pieds nus, le pratiquant de kung fu porte des chaussures. Les coups se portent donc plus avec la plante du pied, la tranche ou le talon qu'avec le bol du pied.

Les frappes des autres parties du corps

En Kung-Fu on peut aussi frapper avec les coudes, genoux, doigts, tête, postérieur, toutes articulations et même mordre. Ces techniques s'apprennent mais ne doivent servir qu'en cas de stricte nécessité dans la rue. C'est le principe originel de l'art martial.

Le kung-fu hung-gar se pratique pied nus pour plus de légèrté...

Les armes du kung fu

La Chine est un pays où les guerres ne se sont arrêtées que pour laisser la place aux rébellions. Il est donc logique que les armes les plus diverses soient apparues dans ce pays, et ce bien avant l'invention du kung fu en lui-même.

Les chinois se sont servis des armes pour faire la guerre mais aussi comme moyen de musculation (c'était un complément à l'apprentissage du kung fu).

On peut supposer que l'adjonction d'armes dans le kung-fu (dans le sens d'« art martial externe chinois ») s'est fait tout naturellement par fusion d'arts martiaux plus anciens utilisant des armes. Par la suite, la maîtrise d'une arme est devenue un bon moyen d'accéder à une maîtrise de soi plus complète.

Les armes des arts martiaux anciens

Il existe 18 armes classiques, utilisées dans les armées du Moyen Âge chinois sur le champ de bataille. Elles sont les ancêtres de toutes les armes pratiquées actuellement au sein des arts martiaux chinois.

Remarque linguistique : les noms qui suivent sont ceux utilisés dans l'une des formes de Kung Fu. Il existe beaucoup de noms différents pour une même arme, de par la richesse linguistique de la chine.

- Mao : lance, avec ou sans crocs.
- Chui : Masse d'armes qu'il était possible de lancer.
- Gong : arc.
- Nu : arbalète (très ancienne en Chine).
- Chong : vouge ou fauchard (lance équipée d'une longue lame).
- Bian : épée à lame très souple et ondulée, utilisable comme un fouet d'acier. Éventuellement équipée de sections, elle peut être comparée aux fléaux ou nunchaku.
- Jian : 2 types d'épées à double tranchant et à deux mains. Soit la section en était carrée, voit elle était plus large au niveau de la pointe que vers la garde.
- Lian : chaîne lesté
- Yue : guisarme. Hache garnie d'une pointe.
- Ge : Lance courte.
- Ji : hallebarde.
- Pai : bouclier.
- Bang : bâton d'arme, ferré.
- Qiang : fourche de guerre.
- Pa : râteau équipé de lames acérées.

Tout guerrier digne de ce nom se devait de maîtriser ces armes. Il s'agissait bien de technique guerrière, et pas d'une voie d'accomplissement personnel des arts martiaux actuels.

Les armes des arts martiaux actuels

Bien que chaque style ait ses armes favorites (par exemple le couteau papillon pour le Wing Chun), on retrouve souvent les armes suivantes, d'un style à l'autre :

- le bâton long ;
- l'épée ;
- le sabre chinois (avec ou sans anneaux).

Ces armes sont les bases permettant de maîtriser toutes les autres armes, voire de transformer n'importe quel objet en arme.

Il existe bien sûr toute une foule d'armes plus ou moins exotiques, plus ou moins improvisées par un peuple cherchant à se défendre avec ce qui lui tombait sous la main. En voici une liste non exhaustive :

- la lance ;
- la hallebarde (lance permettant de piquer et de trancher) ;
- la masse ;
- le sabre chaîné (sabre manié par une chaîne fixée à sa poignée) ;
- les sabres jumeaux (deux dans le même fourreau) ;
- les couteaux papillons (deux courts sabres, utilisés pour le Wing Chun, à ne pas confondre avec les couteaux papillons philippins) ;
- le bourdon (gros bâton lesté, très apprécié par les moines d'autrefois) ;
- le tabouret ou le banc ;
- l'écharpe lestée (une arme de tueur à gage) ;
- la chaîne (à maillons, à section, lestée ou non)
- l'éventail (généralement en fer).

Restent les nombreuses armes de jets, moins prisées car moins nobles (elles peuvent être utilisées à distance).


Arts Millénaires de Bien-Vivre et de Bien-Etre

Arts Millénaires de Bien-Vivre et de Bien-Etre

Herbes de Provence